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Forum : Cent mille dollars au soleil

Sujet : Du cinéma français explosif !


De john, le 13 juillet 2004 à 14:08
Note du film : 6/6

Dans la veine des Tontons Flingueurs, ce film de la même époque est encore plus fort.

Un Belmondo et un Ventura explosifs, avec pour ambiance le salaire de la peur.

Du grand cinéma français.

A quand une sortie DVD et remasterisé svp car il le mérite cent mille fois !


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De cormega, le 5 mars 2006 à 00:18
Note du film : 5/6

Oui, je suis d'accord, du grand cinoche à la française!

Le duo Bebel – Ventura fonctionne à merveille et la fin du film me fait super triper.

Beaucoup d'humour durant ce film mais en fait un ratage total au final. ÉNORME!

Une cascade d'événements totalement incontrôlables, impossible de se faire chier; c'est vrai qu'on pense un peu au "salaire de la peur" en le voyant.

Un pied total!


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De Arca1943, le 27 novembre 2006 à 12:40
Note du film : 5/6

Un plaisir fou ! Ventura et Belmondo font une vraie belle paire de malabars. Certes, on aurait pu étoffer davantage le personnage de la passagère de Bébel, et parfois la musique de Georges Delerue est un peu tonitruante… Mais à cheval donné, qui regarde la bride ? Décors grandioses, répliques dans le mille, suspense palpable – notamment une poursuite de camions sur une route en lacets vraiment pas piquée des vers – et le tout, en glorieux noir et blanc ! Franchement, que demander de plus ? C'est de toute évidence un des meilleurs films d'Henri Verneuil.


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De droudrou, le 28 novembre 2006 à 21:32
Note du film : 5/6

Je serais assez comme Impétueux dans mon appréciation du film. Belmondo / Ventura ça marche à fond. Il y a une gouaille que les deux personnages s'évertuent à amplifier par leurs mimiques. Mais le personnage du film qui me revient chaque fois que j'y pense, c'est celui de Bernard Blier. Comme travailleur, dans ce film, il n'y a pas mieux que lui. C'est très vachard ce personnage dont j'ai rencontré d'autres modèles en usine. Même dégaine, mêmes paroles, mêmes comportements. Blier est beau comme un Berliet, comme ceux que nous avions en Allemagne en 63…


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De gaulhenrix, le 29 novembre 2006 à 00:50
Note du film : 5/6

Un film (ô combien !) jubilatoire, aux dialogues savoureux (Audiard) et aux situations toutes plus cocasses les unes que les autres. Avec – comme vous le soulignez fort justement – un Mitch-Mitch/Blier dont chacune des interventions est ponctuellement soulignée par la même musique guillerette annonciatrice d'une nouvelle séquence hilarante qui le confronte, une fois de plus, à Marée/Ventura.

Un film dénoncé à l'époque par la critique intello de gauche bien-pensante…


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De Arca1943, le 29 novembre 2006 à 02:15
Note du film : 5/6

« Un film dénoncé à l'époque par la critique intello de gauche bien-pensante… »

Tiens, c'est curieux : pourquoi je ne suis pas surpris ?


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De droudrou, le 10 avril 2007 à 13:16
Note du film : 5/6

En ce qui me concerne, ne sachant plus trop par rapport à quelle société bien ou mal pensante je dois me placer, je viens de faire un p'tit tour sur le site de la Fnac et je viens d'appeler d'urgence "Médecins sans frontières" pour une intervention à propos du prix ! Et idem pour "Un taxi pour Tobrouk" si j'ai bien lu…


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De jipi, le 11 août 2008 à 12:50
Note du film : 4/6

Le contenu est un agréable fourre tout bourré de clichés montrant un continent inondant de sueur un patron véreux, des routiers avides et limités, une police corrompue, une faune locale aux ordres recadrée sans sommations à coups de pompes, un mercenaire germanique en fuite, une garce.

Bref toute une machinerie totalement improbable carbonisant troquets et sites de repos à l'aide de mandales de buffles s'en donne à cœur joie en surfant entre soulographie et détournement de fonds.

L'intérêt de tout ce mécanisme romanesque est maintenu à flots par des anecdotes savoureuses contées sur le terrain donnant de belles couleurs à une devise au combien importante, rien ne sert de courir dans ses immensités imprévues ou la sagesse vous rattrape sans transpirer.

Cent Mille dollars au soleil est un agréable Verneuil à l'esprit de comptoir truffé d'imageries populaires destinées à un public privé de dunes foulées par des gros bras maniant le manche comme des sapeurs.

Un produit ficelé astucieusement à l'aide d'ingrédients couillus montrant un contexte franchouillard à œillères

A déguster en fonction de ses besoins.


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De Impétueux, le 25 octobre 2014 à 16:07
Note du film : 5/6

Dans les suppléments du DVD, je ne sais plus qui (sans doute Claude Pinoteau, Premier assistant de Verneuil sur le film) explique que le souhait du réalisateur était de réaliser un western à la française, en profitant des paysages du Sahara, de la drôle de vie menée par les aventuriers qui y travaillaient sans beaucoup de scrupules et de limites, dans une atmosphère de fric durement mais abondamment gagné…

De fait, en arrière-plan, les dromadaires remplacent avantageusement les bisons, les danses marocaines les sauteries peaux-rouges et les aridités du Sud marocain n'ont rien à envier à celles de la Vallée de la mort. Seulement dans ce qui pourrait n'être qu'un petit film d'aventures au scénario assez banal (et dont, au final, on se préoccupe assez peu) finit par devenir une réalisation presque mythique du cinéma français. J'entends par là que, descendu en flammes par la critique hurlante, il connut un très grand succès public et que peu de choses lui ont manqué pour devenir une œuvre culte à la manière des Tontons flingueurs.

Western à la française, malgré le désert, les embûches du chemin, les poursuites acharnées et la duperie finale, ce n'est tout de même pas vraiment ça. Parce que, en plus des ingrédients habituels, il y a quelque chose qu'on ne voit pas dans les productions étasuniennes (mais qui, en revanche, va prendre toute sa place dans les films de genre italiens) : l'humour. L'humour et, davantage encore, l'esprit de sarcasme, hautement symbolisé par la survenue récurrente de Mitch-Mitch (Bernard Blier), somptueusement goguenard, sorte de personnage irréel à la Jiminy Cricket dont le ressort n'est pas l'admonestation morale, mais le quolibet vachard…

Au fait, est ce qu'on pourrait tourner encore aujourd'hui un pareil film d'hommes ? La ravissante Andréa Parisy n'est là que pour les exigences de l'intrigue et pour que Pépa gruge tout le monde ; quant à la gentille nymphomane Angèle (Anne-Marie Coffinet), elle n'est qu'une figurine du paysage. Paysage peu concevable de notre temps où les ukases du politiquement correct pèseraient sur ce qui serait analysé comme macho, sexiste, raciste, homophobe, xénophobe, alcoolisé ; en un mot anar de droite et Audiardien.

C'est vrai, les 17 ans que j'avais à la sortie du film ne se sont pas offusqués que les femmes (Pépa et Angèle) soient présentées soit comme des garces, soit comme des gourdes ; que les indigènes marocains soient encore impressionnés par les Européens et filent droit quand ceux-ci élèvent la voix ; que la fallacieuse liaison tendre prêtée par Rocco (Jean-Paul Belmondo) à ses poursuivants, Marec (Lino Ventura) et Steiner (Reginald Kernan) déclenche les gloussements de la foule et la fureur des accusés ; que l'un des protagonistes fasse, d'ailleurs, la remarque que Steiner, c'est tout de même pas du franchouillard garanti pur sucre ; que les bouteilles soient vidées et les cigarillos fumés au grand mépris des recommandations de l'OMS…

Tout ceci faisait partie du décor, qui n'était pas bien méchant, un peu bête sans doute, mais qui permettait de drôlement colorer le monde.

On ne va pas se plaindre que la Morale (avec un M majuscule) l'ait emporté, mais on souhaite à nos descendants de s'amuser autant que nous.

Et ce n'est pas gagné.


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De vincentp, le 27 juillet 2015 à 21:44
Note du film : 4/6

3,6/6. L'archétype de la comédie franchouillarde datée. Des dialogues par moments amusants (les canards…) qui produisent trois sourires en deux heures, de beaux paysages du Mahgreb, mais le résultat est très modeste : manque de rythme, épisodes répétitifs et à trois sous (aucune hauteur de vue), une thématique limitée et pas creusée du tout (les personnages féminins sont stéréotypés), des dialogues qui sonnent faux… Duvivier (La bandera) dans les années trente ou Melville (avec Belmondo pour acteur) dans les années cinquante ont réalisé des œuvres beaucoup plus intéressantes à partir d'ingrédients similaires.


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