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Sujet : Avis


De Florian, le 2 mai 2011 à 16:24

C'est un film trépidant, tiré d'une opérette créée en 1930 à la Comédie-Caumartin. C'est une bouffée d'air parmi les productions françaises du début du parlant qui s'embourbaient dans l'immobilité du théâtre filmé, celui-ci nous mène de Paris à la montagne par le biais d'une folle course poursuite sur les routes de France, le tout entrecoupé des airs de l'opérette originale sur une musique de Gabaroche.

Cependant, seul Jean Devalde faisait partie de la distribution originale puisque Roger Tréville reprit celui de Gabaroche, Jacqueline Francell remplaça Eliane de Creus. Il s'agit du 3ème film avec Arletty, qui rôdait déjà son inimitable accent bien qu'elle n'ait pas le premier rôle.

La fin du film est un spectacle à elle toute seule, les comédiens rappellent aux spectateurs qu'il s'agit d'un film et en guise de preuve, la caméra exécute un panoramique à 90° nous faisant découvrir l'équipe technique. Bref, un petit bijou à voir pour ses couplets entraînants, son inévitable « happy end » où se forment les couples et où les jaloux sont punis, ses situations burlesques (Roger Tréville forcé de dormir dans une baignoire, Arletty prenant la température de son pékinois…), bref, de la bonne humeur communicative.


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De riccardo, le 2 mai 2011 à 17:14

Rectificatif , c'était le 4e role d'Arletty. La douceur d'aimer (1930 ) est son premier film,ou elle tient la scène 1mn.


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De Impétueux, le 3 mai 2011 à 12:44

Ce qui est extraordinaire, c'est que la gloire durable de la merveilleuse Arletty se bâtit et devient éclatante en moins de dix ans et qu'elle survit (et survivra encore et toujours) alors même qu'après la Guerre, il n'y a plus guère de flammes pour l'alimenter…

Parce que, si elle était une figure connue depuis qu'elle avait débuté, en 1930, tournant beaucoup de films, et avec des réalisateurs qui en avaient su reconnaître le fabuleux tempérament (elle joue avec Guitry, dans Faisons un rêve, Désiré, Les perles de la couronne, avec Feyder dans Pension Mimosas), elle n'éclate vraiment qu'en 1938, dans Hôtel du Nord.

En 39, Circonstances atténuantes, Fric-Frac et Le jour se lève ; en 42, Les Visiteurs du soir ; en 45, Les enfants du Paradis.

Et puis plus rien ; ou presque ; en 54 L'air de Paris… en 63, Le voyage à Biarritz ; elle n'y est plus qu'un second rôle ; dans d'autres films, elle n'est qu'apparition presque furtive : on sent que des metteurs en scène lui ont donné un petit rôle pour l'aider à survivre (Un drôle de dimanche) ; elle devient de plus en plus aveugle…

Et c'est une des plus belles étoiles du cinéma français…


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De Florian, le 3 mai 2011 à 21:50

C'est vrai riccardo, c'est le 4è rôle d'Arletty, je me basais pourtant sur une interview d'elle réalisée à l'occasion de ses 90 ans en 1988, elle avait alors oublié qu'elle avait tourné dans La belle aventure.


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