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Forum : La Femme du boulanger

Sujet : Quel four !...


De Gilou40, le 4 janvier 2011 à 23:13
Note du film : 1/6

Jeudi 30 décembre, je n'aurais pour rien au monde loupé la représentation de La femme du boulanger jouée en direct pour France 2, depuis le théâtre de rueil-Malmaison. N'étant pas libre ce soir là, j'ai fais chauffer le magnétoscope.

Oh ! Pauvres de nous…Un Michel Galabru, devant qui pourtant je fais révérence et m'incline bien bas, complètemment méconnaissable ! Amaigri, les traits tirés, à côté de la plaque. Je pense qu'il relevait d'un mauvais rhume ou d'une indisposition passagère, je l'espère. Bafouillant son texte, l'esprit partout sauf dans son fournil. L'immense Galabru n'a jamais eu l'idée de faire la pige au non moins immense Raimu. Il avait d'ailleurs refusé une première fois à Jacqueline Pagnol de refaire ce Rembrandt aurait'il dit…Puis en 85, il se décida et ce fut un succès. Mais là…

Et que l'on m'emmène celui qui a distribué les rôles ! Philippe Caubère, loin, très loin de sa belle interprétaion au plus près de la vérité dans La gloire de mon père est ici, inssuportable dans le rôle du Marquis, là ou Charpin n'était que truculence et subtilité. Une Bernadette Lafon imbécile, cabotine et niaise là ou la grande, la très grande Maximilienne défendait bec et ongles une vertu pesante. Qui a osé demander à l'humoriste nase Titoff de défendre le rôle du curé autrefois si bien tenu par l'irremplaçable Robert Vattier ? Qui a demandé à ce pantin de revêtir la robe éclésiastique et d'anonner les quelques lignes qu'il avait à dire ? Qui a voulu que le gros et pesant Jean Galabru, qui restera à jamais le frère de l'autre et rien d'autre, tienne le rôle de l'instituteur ? Qui a souhaité qu'aurélie, inoubliable Ginette Leclerc soit représentée par la très fade Laetitia Milot ?

IL parait que le criminel se nomme Alain Sachs ! je ne vous salue pas Monsieur…Seuls les troisième couteaux, les paysans, et le corse Patrick Fiori, le berger, ont fait preuve d'un petit talent à relever. Les décors, eux, étaient irréprochables. Mais Pagnol, en ce jeudi de décembre fut trahi haut la main ! Et quand Aurélie ralluma le four, je fus soulagée : Ma douleur prit fin…Plus jamais ça !


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De fretyl, le 4 janvier 2011 à 23:17

C'est Pagnol qui avait dit je crois que seul Galabru et Raimu pouvait incarner le boulanger.

Hanin confondant accent du sud et accent pied noir, s'y est également risqué.

A tort…


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De crego, le 5 janvier 2011 à 09:53
Note du film : 0/6

Hélas, Gilou n'exagère pas. C'est effrayant, cette pièce. Triste, de voir Galabru ainsi. Pagnol doit se retourner dans sa tombe… Quel manque de discernement pour tous les gens impliqués dans cette "chose"!


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De F, le 5 janvier 2011 à 13:39

Encore plus triste que Jean Rochefort dans ses pubs…


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De Impétueux, le 5 janvier 2011 à 22:15

Jeudi 30 décembre, je n'aurais pour rien au monde regardé la représentation de La femme du boulanger jouée en direct pour France 2, depuis le théâtre de Rueil-Malmaison. Il aurait fallu me proposer quelques millions de francs suisses, quarante ans de moins ou le paradis d'Allah pour que je condescende à regarder un truc qui ne pouvait qu'être raté.

Car, qu'on le veuille ou non, quelques centaines de chefs-d'œuvre ont figé pour toujours et sans rémission les interprétations que nous pouvons avoir. J'ai dit, sur le fil adéquat, le scandale que j'avais ressenti en regardant Faisons un rêve, où Pierre Arditi, parce que personne ne peut faire autrement essayait de retrouver le jeu, les mines, les mimiques de Sacha Guitry et qu'on se disait que, tant à faire et abstraction faite de la sortie au théâtre, toujours un peu chamarrée, et du coquetèle agréable qui suivait la représentation, rien, absolument rien ne justifiait une reprise.

Pourquoi donner La femme du boulanger avec un Galabru qui n'en peut mais, alors que le film existe et qu'il aurait pu être projeté, dans sa perfection ? On ne fera jamais mieux que Raimu et Ginette Leclerc et il faut vraiment être un peu masochiste pour se rendre au théâtre municipal de Rueil-Malmaison, avec la municipalité, les membres du Rotary local, et les cadres épuisés qui sont bien obligés de sortir Madame quelquefois…

Tout ça est parfaitement sinistre.


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De Gilou40, le 5 janvier 2011 à 23:24
Note du film : 1/6

Il aurait fallu me proposer quelques millions de francs suisses, quarante ans de moins ou le paradis d'Allah pour que je condescende à regarder un truc qui ne pouvait qu'être raté.

Corruptible et vénal le modérateur ! Je le croyais drapé dans sa toge machin.. A part ça, on est bien encadré…Mais plus sérieusement, dois-je vous rappeler que Marius, Fanny furent triomphalement et excellemment joués au théâtre avant que d'être fixés sur la pellicule pour l'éternité ? La femme du boulanger aurait pu faire de même, mais hélas…


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De Impétueux, le 6 janvier 2011 à 11:36

Mon incorruptibilité ressort évidemment de l'outrance de mes demandes… Tout est question de prix, et quarante ans de rajeunissement me semble le salire équitable pour aller au théâtre de Rueil-Malmaison.

Cela dit, vous voyez bien la faille : Marius et Fanny sont des pièces, ensuite magnifiquement et éternellement figées par le cinéma. La femme du boulanger est l'adaptation directe au cinéma d'un passage de Jean le bleu, de Jean Giono, et n'a jamais donné lieu à une mise en scène de théâtre, sauf peut-être au centre culturel d'Arnouville-lès-Gonesse ou au Kursaal de Poncey-lès-Athée, par des troupes d'amateurs.

Ah , mea culpa ! L'obsédant Wikipédia me susurre que Pagnol lui-même, en 1945, a fait donner une adaptation théâtrale, qui n'eut qu'une unique représentation : Pagnol avait de longue date compris l'inutilité du théâtre depuis le cinéma parlant : il s'en explique fort bien dans une longue interviouve radiophonique, à ouïr dans un des suppléments de Merlusse


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De Gilou40, le 6 janvier 2011 à 14:56
Note du film : 1/6

quarante ans de rajeunissement me semble le salire équitable pour aller au théâtre de Rueil-Malmaison.

Le salire…Que voilà une faute de frappe bienvenue. Qui trahie la honte enfouie. Comment, quand on habite Paris, peut'on être aussi méprisant envers un art et un lieu où tant de belles et bonnes choses nous sont offertes ??

Si m'en croyez, Impétueux, oubliez pour quelques heures votre côté petit bougeois faraud Parigo tête de veau et courez (vous pouvez encore ?) le mardi 18 janvier 2011 à 20h45, en ce lieu que je ne peux qu' imaginer (hélas!) magique, assister à la représentation magistrale de Vers toi, terre promise qui a reçu un Molière en 2009 . Bien sur qu'il n'y aura pas de Coquetaiiiiiile et que certains "paysans" tousseront. Quelques pèquenots malodorants assailliront même vos nobles narines (berk !). Mais laissez la gueuse, la manante que je suis vous dire que vous allez assister à un miracle de théâtre. Un miracle ! Habiter Paris, et "salire" le théâtre à ce point, c'est pas chrétien….


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