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Sujet : Rare justesse d'observation


De fretyl, le 22 octobre 2010 à 23:26
Note du film : 4/6

C'est vraiment avec une cruauté et avec une rare justesse d'observation que Riad Sattouf a croqué l'adolescence contemporaine. On ne montre généralement les ados au cinéma que comme des éphèbes plutôt beaux, pas bien malins, mais attachants. Voir par exemple A nous les petites Anglaises ou même encore aujourd'hui Lol.
En réalité, ils sont moches, bêtes, affreux, égoïstes, obsédés sexuels, méchants, sales…
Les beaux gosses n'y va pas avec le dos de la cuillère et la méchanceté de Riad Sattouf fait mouche à tout les coups.
Finement regardé, jusque dans les recoins les plus intimes, le réalisateur à obtenu un film plein de vérité, dont chaque scène donne presque l'impression d'avoir été tourné dans un quotidien réaliste. Plus qu'un film sur l'adolescence, un film sur la frustration, sur la détestation de sois même et sur une période sociale ou le jeune n'est plus éduqué.

Cruel, heureusement, et très efficace !


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De Impétueux, le 16 août 2013 à 16:06
Note du film : 3/6

J'ai été heureusement surpris, hier, sur une chaîne TNT, de découvrir ce petit film dont j'avais entendu parler en bien, au moment de sa sortie…

Appeler ça film est un peu abusif : c'est davantage une réalisation faite pour la télévision, qui adore les sujets de société ; mais ça n'aurait pas pu passer en prime time tel quel, les deux adolescents se polissant le Chinois avec frénésie à tout bout de champ, et la délectation morose ne pouvant passer sur le petit écran qu'accompagnée de râles esthétiques ou esthétisants.

Et rien n'est moins esthétisant, à bien juste titre, que le regard porté sur Hervé (Vincent Lacoste) et Kamel (Anthony Sonigo), fringués comme l'as de pique, boutonneux et dentus, à la chevelure grasse et (sûrement) à l'aisselle odoriférante. Des jeunes gens d'aujourd'hui (et de toujours) : rien de pire que cet âge moite et incertain (la dernière année de collège).

Simplement l'attirance qu'éprouve la jolie Aurore (Alice Trémolière) pour Hervé, qui ne brille ni par la prestance physique, ni par l'esprit… Mais enfin, il fallait bien que l'intrigue du film avançât et le réalisateur Riad Sattouf n'a pas mal traité la suite.

Noémie Lvovsky est parfaite, comme souvent, en mère à la fois dépressive et allumée, Emmanuelle Devos fait le service minimum dans un rôle inutile…

C'est amusant, mais ça ne justifie pas qu'on y consacre trois sous. Heureusement que la télévision est gratuite…


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