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Forum : Des Hommes et des dieux

Sujet : Merveilleux


De Impétueux, le 18 septembre 2010 à 19:58
Note du film : 6/6

Dans l'Algérie de 1996, au plus fort de la rébellion islamiste et des crimes de terreur qui ensanglantent au quotidien un peuple pris en otage entre les dirigeants corrompus et les fanatiques barbares, il y a neuf moines bénédictins, cisterciens de stricte observance qui, dans un monastère de l'Atlas, perpétuent la présence chrétienne en Afrique du Nord, et essayent de maintenir praticable un passage avec l'Islam.

Comme le veut la règle de leur Ordre, ils prient à toutes heures du jour et de la nuit ; ils étudient ; ils travaillent, cultivent les champs, recueillent le miel de leurs ruches. Ils sont tout ouverts à la population musulmane, pauvre, digne, amicale ; ils soignent les enfants et les malades, habillent les miséreux, aident à remplir les papiers ; ils sont fraternels, bienveillants, pleins d'amour ; ils vivent leur Foi dans une région magnifique et austère, au milieu du respect et de l'estime de toute la population.

Mais la folie islamiste est là, partout ; dans la région, dans toute l'Algérie, les barbares assassinent pour un rien, un hidjab non porté, un sourire entre deux adolescents, un enseignements d'instituteurs jugé insultant pour leur interprétation du Coran ; la terreur est là, et le fanatisme, avec son infinie bonne conscience. Et les autorités savent bien que l'ancrage, la persistance du monastère chrétien ne peut qu'appeler l'orage…

Nous savons tous ce qui s'est passé : le 27 mars 1996, sept des neuf moines présents sont enlevés et égorgés. Le plus âgé, Luc (Michael Lonsdale), le médecin, avait 82 ans ; le plus jeune, Christophe (Olivier Rabourdin) en avait 36. Tous, au bout de longs débats, de longues interrogations, avaient décidé de rester pour témoigner.

Le chemin du martyre n'est pas celui de l'inconscience, et moins encore celui de la fascination morbide et masochiste ; c'est celui de l'acceptation. On ne le gravit pas sans peur et sans angoisse. Peur physique, celle de la violence, des coups, des tortures ; angoisse métaphysique où la question de la place de son sacrifice est posée.

Il importe assez peu, en fin de compte que les assassins des moines de Tibhirine soient les islamistes fanatiques qui tiennent les maquis dans les années Quatre vingt dix en Algérie, ou les forces de sécurité de l'État algérien, qui sont exaspérées par la présence des cisterciens et cherchent à discréditer leurs ennemis dans l'opinion internationale ; la grande force, la force lumineuse du film de Xavier Beauvois est très au delà de cette interprétation conjoncturelle : sa grande force est de porter la réalité de la spiritualité.

Des hommes, dont plusieurs sont faibles, angoissés, épuisés, des hommes qui quelquefois doutent et, pour beaucoup ressentent le silence de Dieu, des hommes qui choisissent de rester là parce que c'est leur destin, leur choix et leur vocation. Parce que partir, pour se préserver, c'est précisément renier ce pourquoi ils sont venus : témoigner, dans l'absolue nudité de leur présence, de la fraternité des hommes.

Des hommes et des dieux est un film grave, poignant, d'une tristesse infinie, et d'une infinie sérénité. La scène magnifique du dernier repas pris avant l'irruption des assassins, qui, dans la douceur amicale et l'émotion partagée, peut évoquer la Cène et montre des moines apaisés, réconciliés, déterminés à rester en Algérie quelles que soient les suites de leur décision, est profondément émouvante, et exaltante tout autant. Les visages des neuf moines, dont sept seront assassinés, portent une joie et une sérénité bouleversantes : il savent que leur choix est le plus grand.

Beauvois filme cela avec mesure et force tout à la fois : la beauté grandiose des paysages, les relations fortes nouées par les moines avec les habitants, la sauvagerie obtuse des assassins, les craintes, les doutes, les personnalités rétives, les angoisses sont incarnés par des acteurs au plus haut de leur talent. Lambert Wilson, prieur souvent cassant, trop conscient de sa supériorité intellectuelle est remarquable ; comme le sont les autres moines, remarquables d'authenticité, notamment le vieil Amédée (Jacques Herlin) ou le brûlant Jean-Pierre (Loïc Pichon), les deux miraculeusement rescapés du massacre ; mais aussi, évidemment, une note spéciale au grand Michael Lonsdale, frère Luc, le médecin de la communauté, dont on connaît l'engagement charismatique personnel, et qui trouve là un rôle à la mesure de son immense talent.

Je vais peu dans les salles de cinéma, une ou deux fois par an… mais lorsque le film n'est pas un simple spectacle, du type Avatar, mais une très magnifique œuvre, dont chaque séquence est bouleversante, je me le reproche…


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De vincentp, le 19 septembre 2010 à 17:40
Note du film : 4/6

C'est peut-être un bon film, mais n'ai pas accroché et me suis ennuyé.


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De Steve Mcqueen, le 7 octobre 2010 à 18:53
Note du film : 5/6

Peu à ajouter à la pertinente analyse d'Impétueux. J'ai cependant eu un peu de mal à rentrer dans le film : le début nous montre des séquences hachées : les moines prient, puis sans transition on les voit cultiver la terre, puis discuter, etc…. C'est peut- être ce qui a rebuté Vincentp.

Mais au fur et à mesure que le danger se rapproche naît une angoisse diffuse et le film se concentre alors sur les visages, tous très beaux. Visages tendus, visages apeurés, visages ouverts malgré tout. Le film aligne alors les séquences toutes plus belles les unes que les autres. Impétueux a raison de parler de "sérénité" : c'est particulièrement prégnant quand Lambert Wilson s'approche à pas feutrés de la couche où repose Michael Lonsdale endormi, lui retire ses lunettes et son livre avec d'infinies précautions. On sent alors la chaleur, la complicité qui unit ces hommes en plein désespoir.

Leur sacrifice n'en est que plus poignant : dans la somptueuse scène du repas, la caméra se concentre sur les visages joyeux de partager un moment de convivialité, puis les yeux s'emplissent de larmes car les moines savent que plus rien ne sera jamais plus comme avant.

A la fin les moines escortés de leurs ravisseurs s'éloignent dans la neige et le brouillard, minuscules silhouettes promises à un funeste destin. Déchirant.


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De Impétueux, le 7 octobre 2010 à 19:30
Note du film : 6/6

Je m'en veux un peu d'être pédant, mais ces séquences hachées par quoi commence le film sont la traduction cinématographique de la règle de Saint Benoît, pratiquée par les moines de Tibhirine, qui sont des cisterciens de stricte observance : liturgie, étude, travail manuel.

Peut-être est-ce maladroitement fait pour qui ne s'intéresse pas à la vie monastique ; mais il était difficile, dans un film promis à un grand succès public (mais non pas directement formaté pour ça) de présenter le monastère avec la même envoutante lenteur qu'est présentée la Chartreuse, dans Le grand silence.


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De vincentp, le 7 octobre 2010 à 20:04
Note du film : 4/6

Le cinéma contemorain est très divers, et je ne dirais pas d'un film qu'il n'est pas bon parce que je ne l'ai pas trop aimé. Disons qu'il n'a pas du tout touché ma sensibilité. De mon point de vue, un bon film français, sans être un grand film !


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De Gilou40, le 7 octobre 2010 à 20:30

Il y a quand même une notion de croyance qui rentre en compte, ami Vincentp…Je ne connais pas votre point de vue sur le sujet ( et peut être cela ne me regarde-t-il pas ) mais ce n'est en rien une notion anodine. Croyants et incroyants ne verront pas du même œil et avec la même âme Bernadette ou La Passion du Christ. J'ai cru comprendre que notre ami était un homme très ancré dans sa foi et il est certain qu'il se "transportera" beaucoup plus vite et avec beaucoup plus de bonheur (sans pour autant céder à l'aveuglement imbécile) qu'un incroyant qui lui, gardera un œil critique très acerbe.


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De vincentp, le 7 octobre 2010 à 22:33
Note du film : 4/6

"L'Évangile selon Saint Matthieu" de Pasolini, "Onze fioretti de saint François d'Assise" de Rossellini, La parole, Le Jeanne d'Arc de Bresson, Léon Morin, prêtre, etc… sont des films très réussis sur la religion. Ils s'adressent à tous, croyants et non croyants, pratiquants ou non.


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De Gilou40, le 8 octobre 2010 à 13:12

Je ne vous dis pas que des hommes et des dieux ne s'adresse pas à tous ! Je vous dis que l'on ne peut pas le voir de la même manière suivant si on est croyant ou agnostique ! Sur les gradins du "Bol d'Or", il y a ceux qui voient passer des motos et il y a les autres ! On peut également aller voir des hommes et des dieux en touristes …


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De DelaNuit, le 8 octobre 2010 à 16:57

Je m'interroge sur le titre, d'ailleurs très beau. le pluriel des "dieux" est trompeur, car si Christianisme et Islam sont bien deux religions différentes, il s'agit dans les deux cas du même Dieu, celui d'Abraham…

Or, si certains films traitant de la relation de l'homme à la religion (tels que le récent Agora par exemple) opposent des approches différentes consistant à doter la Divinité d'un seul visage (monothéisme) ou d'une pluralité de visages (polythéisme), ça ne semble pas être le cas de ce film, qui ne traite a priori que du monothéisme.

A moins qu'il n'y soit question de la notion mystérieuse de Sainte Trinité ?

Ou bien tout simplement, il s'agit en utilisant le pluriel, d'évoquer les différents chemins qui mènent vers Dieu, à travers les différentes religions ?

Je pense à cette belle réplique de Balthasar, ex-roi mage, à Ben-Hur : "Tant de chemins mènent vers Dieu, mon fils, qu'au moins le tien ne soit pas trop difficile"…


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De vincentp, le 8 octobre 2010 à 20:24
Note du film : 4/6

Il m'est arrivé de visiter des abbayes. Il y règle une ambiance paisible… Le film de Xavier Beauvois montre les moines assez proches de leur entourage, distribuant médicaments et habits. C'est un aspect intéressant du film. En revanche, la pratique liturgique qui est montrée ne m'intéresse pas. Mais il n'y a pas que le sujet du film, mais aussi la forme de cette oeuvre, assez classique. Que le grand-public ait globalement apprécié, tant mieux !


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De Impétueux, le 9 octobre 2010 à 17:29
Note du film : 6/6

Gilou40 a raison : quelle que soit la volonté de regarder un film en se débarrassant de ses convictions les plus profondes, religieuses, philosophiques, politiques, il y a, forcément une empathie qui se dégage, lorsque le récit va dans le sens de ses convictions et qui – j'en conviens tout à fait – peut biaiser sensiblement le jugement porté et fausser l'objectivité du jugement.

Cela écrit, qu'y faire ? J'aurais sûrement regardé avec moins d'émotion l'histoire des moines de Tibhirine s'ils avaient été cénobites bouddhistes, dont la spiritualité m'est tout à fait étrangère et il est vraisemblable que ni l'aventure intérieure de la carmélite Thérèse, ni l'apparente inutilité du Grand silence des Chartreux ne m'auraient touché autant qu'ils ne l'ont fait.

Mais, d'une certaine façon, c'est bien aussi toujours le cas de ce qui vous touche parce que vous-même l'avez touché : lorsque, après avoir regardé les films gauchistes et autogestionnaires du double DVD Le fond de l'air est rouge, je dois bien aussi les considérer d'un œil qui a véritablement vécu de l'intérieur cette période et ces combats (même si j'étais de l'autre côté de la barricade)… il y a en tout cas une limite dans l'extériorité du regard.

Peut-être, sans doute les chefs-d'œuvre acceptent-ils de se passer de toute empathie ; je veux bien l'admettre et accepter que Les sept samouraïs puissent se dérouler – et passionner – dans un Japon médiéval dont je n'ai pas la moindre idée et qui ne m'intéresse ni ne m'attire…

Mais enfin, nous avons, sur ce site, dix mille fois glosé sur ces thèmes-là…


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De vincentp, le 9 octobre 2010 à 20:02
Note du film : 4/6

Peut-être, mais je ne partage pas complètement cet avis. Le Jeanne d'Arc de Robert Bresson (Procès de Jeanne d'Arc) touche ma sensibilité car derrière la foi de Jeanne d'Arc, il y a un autre sujet : la mise en oeuvre de principes (qui ne sont pas forcément religieux) face à un système normatif. Parfois, un film présente plusieurs niveaux de lecture, et le public adhère à l'un ou l'autre. On pourrait ainsi relever que le film de Beauvois parle de l'engagement en faveur des autres (que l'on soit moine, infirmier, ou syndicaliste) et n'est pas cantonné à la simple pratique de la foi religieuse. Il peut donc touché profondément des laïques ou agnostiques. On peut de plus accepter un film sans en partager les idées, parfois pour ses qualités formelles. Dans Soy cuba, engagé pro-castriste (même si cela se discute), les qualités esthétiques font ainsi que j'adhère sans partager les idées développées.

Je crois qu'il n'y a pas de règles complètement définies, simplement une légère propension à partager effectivement un peu plus facilement les idées de son milieu social, confessionnel ou professionnel. Mais cela n'explique pas tout. La sensibilité du spectateur, la façon dont on peut toucher ses pensées plus ou moins conscientes, son affectif, joue beaucoup. La mise en scène contribue à cela. Ou bien la performance d'un acteur en lequel il est possible de s'identifier. Et là, dans ce film de Beauvois je me sens très éloigné de ces personnages (sauf peut-être du moine interprété par M Lonsdale). A leur place, je me serais éloigné rapidement de ce conflit algérien, sans me poser autant de questions.


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De Impétueux, le 10 octobre 2010 à 20:58
Note du film : 6/6

Je crains que nous ne nous dirigions vers un dialogue de sourds, ami Vincentp : je ne dis pas du tout qu'on ne puisse apprécier les films dont on ne partage pas les thèses, l'idéologie, les idéaux  : j'ai assez dit, ici ou là que j'aimais Le crime de Monsieur Lange, La vie est à nous, Le cuirassé Potemkine ou Camarades ; la question n'est pas là : on peut regarder les films avec une élémentaire distance.

Que faire alors lorsque le sujet présenté rejoint des thèmes qui vous paraissent, dans votre voie quotidienne, fondamentaux ? Ne comparons pas Jeanne d'Arc, qu'elle soit celle de Dreyer, de Bresson, de Preminger (ou même l'immonde, dégradante saleté de Besson) à Thérèse ! Tout le monde peut s'intéresser à la merveilleuse histoire de Jeanne d'Arc, pleine d'aventures extraordinaires, de bruits et de fureurs, d'exploits guerriers, d'intelligence politique aiguë, frappée par la trahison et le supplice ! L'histoire de Jeanne d'Arc, c'est un scénario presque invraisemblable de qualité pour tous les drames et mélodrames qui se puissent !

Mais Thérèse ! Thérèse Martin, cloîtrée au Carmel de Lisieux, morte à 24 ans de la tuberculose et proclamée Docteur de l'Église (aux mêmes rangs que Saint Augustin et Saint Thomas d'Aquin !), qui peut comprendre de cette vie qui n'a rien eu de spectaculaire ? Et les Chartreux du Grand silence, absolument, totalement retirés du monde ?

De la même façon, les moines de Tibhirine ; leur mission première n'est pas de faire le bien, au sens où vous l'entendez, Vincentp ; l'Ordre de Citeaux n'est pas un ordre à vocation principale caritative, comme l'est celui des Filles de la Charité (institué par Saint Vincent de Paul), ou celui des Missionnaires de la Charité (les compagnes de Mère Térésa) ; c'est un ordre plus contemplatif et c'est la présence, le témoignage, la prière en terre d'Afrique, celle de Saint Augustin, qui importe, bien plus que l'action humanitaire, certes noble, mais secondaire…

Bref, Des hommes et des dieux, c'est, malgré des imperfections cinématographiques, tout de même un sacré (!) potentiel de réflexion…


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De vincentp, le 11 octobre 2010 à 18:36
Note du film : 4/6

Voici la réaction à chaud de ma mère, cinéphile, à propos du film de Xavier Beauvois :

"J'ai bien aimé, en particulier la scène de la fin (où ils boivent du vin tous ensemble) C'est une scène bouleversante, mais il faut un minimum de connaissances de l'Evangile pour la comprendre."


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De Impétueux, le 12 octobre 2010 à 16:02
Note du film : 6/6

Tout respect dû à Madame votre mère, à qui je présente mes hommages déférents, le minimum de connaissance du christianisme qu'elle évoque est vraiment du minimum minimorum !

La Cène, dernier repas du Christ avec ses disciples, à la veille de la Passion, qui voit l'institution de l'Eucharistie, a tout de même été représentée quelques millions de fois dans l'iconographie occidentale et demeure, malgré la sécularisation de la société et les progrès généralisés de l'inculture, un des épisodes (le mot n'est pas très approprié) les plus connus de la vie de Jésus, non ?

Que l'allusion à la Cène dans Des hommes et des dieux soit transparente, c'est évident ; mais on pourrait aller chercher aussi quelques lumières vers la Pentecôte où, cinquante jours après la Résurrection, les apôtres reçoivent l'Esprit Saint et, partant, l'impératif de l'Évangélisation ; de la même façon, on pourrait dire que les moines de Tibhirine sont, au cours du repas qu'ils partagent, inspirés par la Grâce divine et comprennent que leur vocation est de demeurer, quoi qu'il arrive, sur la terre qu'ils ont choisie.


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De Gilou40, le 12 octobre 2010 à 18:49

le minimum de connaissance du christianisme qu'elle évoque est vraiment du minimum minimorum !

Je vous trouve un chouilla très optimiste, Impétueux…Montrer donc le tableau de La Cène, quelque soit le nom du peintre ( Pieter Jansz, Léonard de Vinci ou même Bernard Buffet) et demandez donc aux gens ce que représente ce tableau. Vous risquez être surpris, du moins auprès de la génération montante…J'ai entendu un jour, une Dame d'un âge très avancé, m'expliquer très religieusement que Pâques c'est le jour oû Jésus a multiplié les oeufs en chocolat pour les envoyer sur la terre afin de faire plaisir aux gamins…


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De Arca1943, le 12 octobre 2010 à 19:05

« La Cène, dernier repas du Christ avec ses disciples… »

La quoi, dernier repas du Qui avec ses quoi ?? Je noircis un peu le tableau, mais je crains fort que Gilou40 n'ait pas tort; le fait est que nous vivons une époque où l'ignorance a vraiment le vent en poupe. D'ailleurs cela nuit tout autant à mes vilains intérêts anticléricaux, laïcistes et mécréants : « Ayant signé les ignobles accords du Latran avec le fascisme de Mussolini, le Pontife…» Réponse : les accords du quoi avec le quoi de qui ? Est-ce qu'il a un blogue, ce Mussolichose ?


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De vincentp, le 12 octobre 2010 à 19:18
Note du film : 4/6

Tout respect dû à Madame votre mère, à qui je présente mes hommages déférents, le minimum de connaissance du christianisme qu'elle évoque est vraiment du minimum minimorum !

Il s'agit-là non seulement d'une évocation à la "cène" (diable, d'ou sort ce mot), mais aussi à ma pauvre culture religieuse. J'ai passé, jeune, plus de temps à lire les aventures du lieutenant Blueberry, de Gil Jourdan, Johan et Pirlouit, Ric Hochet que les aventures du Christ. Madame ma mère, qui, elle a vécu ses vingt premières années dans une insitution religieuse, a sans doute en voyant Des hommes et des dieux quelques remords, et la prise de conscience que cette inculture me prive de la maetria d'analyse dont je fais preuve habituellement…

Mais vous etes là parmi nous, Impétueux, pour ramener les brebis égarées dans le troupeau. Peut-etre meme songez-vous au fait que je pourrais réciter un jour votre éloge funèbre au cours d'une messe dite en latin…


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De Impétueux, le 12 octobre 2010 à 23:19
Note du film : 6/6

La Cène, mes chers enfants, c'est, en latin, le repas du soir (le dîner, comme on cause aujourd'hui) et pendant quelques siècles c'est ainsi qu'on a nommé le dernier repas du Christ, le Jeudi saint.

Je ne me fais absolument aucune illusion sur l'état des connaissances de l'époque et sur la progression d'une sous-culture à base de BD, de rap, et de réalités virtuelles. Mais je n'écris pas ici pour ceux qui tiennent Zep (le papa de Titeuf) et Lorie (la désormais co-vedette des films d'Alain Delon) pour l'horizon insurpassable de la pensée occidentale. J'écris pour ceux qui lisent ou qui, mieux, ont lu (c'est-à-dire ont accumulé durant leur vie toutes les merveilles de leurs lectures : comme disait le Président Herriot, La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié).

La connaissance de la Cène est donc bien le minimum minimorum du monde dans lequel nous avons vécu. Le déluge est néanmoins pour demain, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué.


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De vincentp, le 13 octobre 2010 à 00:14
Note du film : 4/6

Ne vous inquiétez pas pour ma culture générale : elle est étendue dans tout un tas de disciplines ! Mais le catéchisme n'est pour moi qu'une occupation au meme titre que le macramé, la couture ou la poterie : je ne m'y suis jamais adonné. Mais voilà qui nous éloigne du film de Xavier Beauvois.

Par ailleurs, la norme est-elle aujourd'hui de maitriser les concepts de l'église catholique, dont la pratique hebdomadaire n'est le fait que de 3% de la population française ?


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De Impétueux, le 13 octobre 2010 à 19:42
Note du film : 6/6

J'aurais assez tendance à vous envoyer sévèrement bouler sur ce coup, Vincentp, mais je retiens évangéliquement mon irritation. Seulement, puisque le débat nous conduirait – vous avez raison – loin du cinéma, je ne vais pas reprendre vos propos (reprendre au sens de démonter).

Vous qui êtes un type intelligent et fin, comment, par pure provocation à mon endroit, pouvez-vous écrire de telles conneries ?


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De vincentp, le 13 octobre 2010 à 20:23
Note du film : 4/6

Il ne s'agit nullement de provocation à votre égard Impétueux. Il se trouve que ma famille compte des catholiques extrêmement pratiquants et des laïques forcenés, et que votre avis correspond exactement à ce que j'ai entendu d'un côté. Je confirme mon point de vue, qui est tout simplement modéré, et de mon point de vue, de bon sens, et en concorde avec les principes de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

De mon point de vue, aller à la messe dominicale correspond à une activité comme celle qui consiste à se rendre le dimanche matin au PMU, ou pour ma part sur un terrain de tennis.

Je ne résiste pas (au passage) au plaisir de vous raconter (ainsi qu'à nos lecteurs) une douce anedocte. Lorsqu'une de mes cousines s'est mariée, nous nous sommes enquis de savoir qui était son parrain. Divers noms ont circulé, mais personne n'avait de certitude. Ma cousine s'est donc rendue dans la paroisse ou elle avait été baptisée, et a retrouvé le nom de ce parrain : il s'agissait de… mon père ! Cette anedocte relatée à la branche extrêmement pratiquante de ma famille a produit la réaction suivante : "oh, mon Dieu !". Dans cette branche, les parrains potentiels ont leur CV épluché à la lettre.

Très tolérant, je me suis rendu à la messe avec une personne très croyante de ma famille (pour lui faire plaisir). A un moment, une charmante jeune fille assise devant moi, se tourne vers moi et me fais "le baiser du christ" ! J'était tout surpris, mais je n'ai pas dit non ! Un bel exercice de tolérance !

Divers mondes parrallèles se cotoient bel et bien, comme le souligne l'excellent David Lynch dans Inland empire (le sujet de ce superbe film, en fait).


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De Gilou40, le 13 octobre 2010 à 21:18

De mon point de vue, aller à la messe dominicale correspond à une activité comme celle qui consiste à se rendre le dimanche matin au PMU, ou pour ma part sur un terrain de tennis

Vous ne pouvez pas affirmer ça, Vincentp…Vous ne pouvez pas mettre en doute la foi de millions de croyants. Je ne vous dis pas que tous, sont profondément sincères dans leur foi, et je sais que certains se protègent quand ils lisent les prédictions de Nostradamus par exemple. Mais vous ne pouvez pas comparer une église et un bar PMU. Qu'est ce qu'il vous arrive, ami ?


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De vincentp, le 13 octobre 2010 à 21:33
Note du film : 4/6

Et bien si, quand vous voyez des individus foncer vers le PMU pour y valider leur ticket, vous comprenez que cette activité est de type confessionnelle ! Impétueux et vous-même, Gilou, êtes partisans d'un géocentrisme moderne (plaçant l'église et la religion au sommet), et moi d'un héliocentrisme (plaçant les activités humaines sur un même plan). On comprend, en vous lisant, ce que fut la situation de Galilée à son époque ! Regardez la splendide série Tours du monde, tours du ciel !


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De Impétueux, le 13 octobre 2010 à 22:58
Note du film : 6/6

Je crois que, demain, ou peut-être auparavant, je vais effacer une longue suite de messages déposés sans raison aucune sur le fil de ce film.

Il s'agit – faut-il le rappeler ? – d'un film. D'un film qui retrace une réalité vécue ; celle de l'assassinat de sept moines. Je n'appelle pas les grandes consciences à respecter – mot immonde du politiquement correct – cet assassinat : ma conviction est que le martyre librement accepté est une des avancées les plus belles de l'homme vers ce qui le dépasse ; le martyre des moines de Tibhirine est dans la nature des choses et dans les desseins de Dieu : il n'a pas, en soi, une importance humaniste et gnangnan.

Ce fil a commencé par un message sur le film, sur la cohérence de son récit avec la vie consacrée qu'il ambitionne de dépeindre ; on a tout à fait le droit d'être indifférent au message des cisterciens ; on n'en a moins de, les ayant vu, tâcher de les ridiculiser par l'appel aux valeurs conjuguées du macramé et du PMU.

J'ai une profonde indifférence – et même, je l'admets bien volontiers, une réelle aversion – pour le Japon, que certains adulent et qui fascine certains ; s'il me venait l'idée, à mes yeux saugrenue, de regarder un film de samouraïs, je ne chercherais pas à maquiller mon dégoût pour les chignons graisseux, les kimonos chamarrés, les roulades d'yeux et le goût du hara-kiri en méprisant les codes de ce genre.

Vous vous êtes ennuyé, c'est entendu, Vincentp, à Des hommes et des dieux ; on l'a compris ; pourquoi, puisque la spiritualité vous est indifférente, aller voir ce genre de films ? Fuyez Thérèse, fuyez Le grand silence, fuyez Dialogue des carmélites ; à quoi bon se forcer ?

Je n'irai pas, après-demain, à une soirée privée au Grand Palais, de l'exposition Monet : la peinture m'emmerde, en général, et plus encore l'impressionnisme ; je n'irai plus à l'Opéra, parce que je m'y endors – et y dors mal – ; je me protège du théâtre, où il fait trop chaud, ou on est mal assis, où l'on n'entre pas dans le récit, au contraire du cinéma ; il ne me viendrait pas à l'idée de lire du Sartre ou du Camus. J'ai mes goûts et mes couleurs, au contraire de vous, qui semblez vouloir tout embrasser, tout découvrir.

Et comme nous ne sommes pas ici sur un site consacré à la spiritualité ignatienne ou au dolorisme de sainte Thérèse d'Avila, comme chacun – je le suppose – s'accorde à penser que Des hommes et des dieux n'est pas un thriller où se pose la question de savoir qui a tué les moines de Tibhirine, mais plutôt quel sens a eu leur sacrifice, nous allons, j'espère, les laisser dormir en paix.


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De Impétueux, le 14 octobre 2010 à 10:55
Note du film : 6/6

Pourquoi j'envisage de censurer ?

Parce que ce fil avait une certaine cohérence ; il évoquait le film, la façon dont on peut le ressentir et l'apprécier.

Parce que, depuis quelques messages, il a complètement dérapé sur un sujet tout à fait passionnant, mais sans rapport : la place que la culture chrétienne (je n'ai pas écrit la spiritualité chrétienne) a, dans notre pays aujourd'hui, ; c'est une question qui inquiète les Pouvoirs publics, d'ailleurs, qui souhaitent donner plus de poids à l'étude des religions dans l'enseignement, de façon que certains débats extrêmement actuels puissent avoir lieu avec un minimum de connaissances communes.

Je doute qu'il y ait, dans la France du 21ème siècle, beaucoup d'adorateurs de Zeus et d'Athena ; je prétends, sans beaucoup de hardiesse, qu'on comprendra infiniment mieux un très grand nombre de films inspirés de récits antiques si l'on a un minimum de connaissances sur le sujet.

Je dis et redis que l'image de la Cène surgit forcément lorsque le film présente les moines lors de leur dernier repas ; j'ai, en sur-interprétant peut-être, évoqué aussi la Pentecôte : cela s'adresse à ceux qui sont intéressés par le sujet et par le film ; s'ils ne sont pas légion, je m'en fous complètement. Ne sont pas plus nombreux ceux qui ont du goût pour l'évocation d'acteurs inconnus du cinéma d'antan, ou sur des points d'histoire, cinématographique ou non.


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De vincentp, le 14 octobre 2010 à 20:32
Note du film : 4/6

Il est inconvenant d'effacer ce fil qui aborde bel et bien un sujet de fond soulevé par Xavier Beauvois. Je me permets de rappeler au passage que je suis bel et bien catholique pratiquant. Simplement cette pratique est moderne et consiste à célébrer des événements importants à l'église comme les baptèmes, les mariages et les enterrements. Je suis contre en revanche une conception de l'église ou de la religion qui consiste à définir d'un coté les chrétiens pratiquants hebdomadaires comme les chrétiens vertueux et les autres. Il n'existe pas un monde binaire avec des valeurs supérieures aux autres pour les uns, simplement des graduations de culture et de pratique religieuse très diverses (d'ou le titre au passage, à mon sens, du film de Beauvois). Ma conception de la religion est partagée par une immense majorité de français, sans doute 95% d'entre eux, et est parfaitement compatible au passage avec les valeurs de la République française.

Ce débat est intéressant, peut-etre utile, finalement proche de celui de Ma nuit chez Maud et mérite d'etre conservé sur ce forum.

Nb : sans esprit égocentrique, et sans forfanterie, je me permets de relater une anedocte. J'ai été témoin d'un accident (qui s'est avéré mortel) de circulation au milieu d'un trafic dense. J'ai été le premier sur place pour venir en aide au véhicule accidenté, alors que la plupart des automobilistes ne bougeaient pas. On ne peut juger, et réduire un individu à un critère, ou à une série de valeurs, quelles qu'elles soient. Et je crois qu'il faut faire preuve au contraire de tolérance vis à vis d'autrui, et ne pas juger les gens au travers d'un prisme. Et accepter les différences de comportement et de valeurs, quand elles sont conformes à l'esprit et aux valeurs de la République (des valeurs que je place pour ma part au-dessus des valeurs de l'église catholique).


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De Impétueux, le 17 octobre 2010 à 18:37
Note du film : 6/6

D'accord, d'accord, à la demande générale, on va laisser subsister ce fil qui patouille de plus en plus et qui se concluait avant mon présent message, par une déclaration humaniste parfaitement et politiquement correcte.

On va laisser subsister ce film, parce qu'il constitue, tout de même, sur le fil d'un film (dont vous pouviez écrire Vincentp, écrire du bien, du mal ou ç'aurait mieux valu ! – rien du tout), un florilège de mauvaise foi de première bourre. Et sûrement pas de joyeuse, rigolarde, audiardienne mauvaise foi : de la mauvaise foi qui biaise, s'échappe, refuse la confrontation sur les affirmations, indications, propos vraiment tenus. Je ne dis pas que j'ai toujours exempt de ce défaut à l'occasion de l'un ou l'autre de mes 3945 messages sur DVDToile ; je n'en suis pas plus fier pour autant.

Mais enfin, in fine, que vous prétendiez être catholique pratiquant, alors que, tout au long de vos messages, vous avez écrit (le 8 octobre) que la pratique religieuse qui est montrée (dans le film) ne (vous) intéresse pas, que (le 12 octobre) votre culture religieuse est pauvre et que vous avez passé plus de temps à lire (des bandes dessinées) que les aventures du Christ ou (le 13 octobre) que le catéchisme vous semble être une occupation au même titre que le macramé, et que (ce même jour) aller à la messe dominicale correspond à une activité comme celle qui consiste à se rendre le dimanche matin au PMU'', ça ne va pas tellement dans le sens d'une catholicité pratiquante.

Vous êtes, comme 65 ou 70 % des Français, catholique sociologique, vous avez été baptisé, avez peut-être reçu d'autres sacrements, vous vous comportez dans les églises, lorsque vous y êtes convié pour un mariage, comme un garçon bien élevé (d'ailleurs, manquerait plus que ce soit le contraire ! vous ne vous comporteriez pas poliment si vous étiez dans un temple, une mosquée, une synagogue ? Ça m'étonnerait de vous). Mais vous n'êtes pas catholique pratiquant ; ce n'est pas vous qui pouvez vous définir, dans cette religion, qui n'est pas le protestantisme: c'est l'Église qui le dit et le voit.

Ça n'a strictement aucune importance : vous pourriez être juif, bouddhiste, franc-maçon, athée, comme notre ami Arca ; vous êtes bien libre de croire en ceci, en cela, en rien du tout, aux forces naturelles, à la main cachée de la Synarchie, au chamanisme, au catharisme, au shintoïsme, mais vous ne pouvez pas vous dire catholique pratiquant.

Et donc, puisque le catholicisme ne vous intéresse pas, et que vous n'êtes allé voir Des hommes et des dieux que par goût cinématographique, sans doute auriez-vous pu dire plus simplement, comme en votre premier message, que le film ne vous avait pas plu, sans essayer de faire de l'esprit sur une religion qui ne vous intéresse pas.


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De Arca1943, le 17 octobre 2010 à 19:23

« …la main cachée de la Synarchie… »

Question documentaire à la volée : qu'est-ce que c'est, cette main cachée de la Synarchie ? Ça m'a l'air amusant…


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De vincentp, le 17 octobre 2010 à 20:19
Note du film : 4/6

Mais je n'en démords pas, frère-Impétueux : je suis bel et bien catholique pratiquant, mais très légèrement. Du coca-cola light est du coca-cola. Et je suis persuadé d'être la bonne norme (et que les bigots ne le sont pas) ! Mais vous-même, catholique pratiquant, vous avez des mots virulents sur ce forum, à l'égard de Mocky, Godard. Vous pratiquez l'inquisition ou vous oubliez les préceptes chrétiens une fois sorti de la messe ?

Plus sérieusement, plusieurs membres de ma famille ont trouvé bouleversante la séquence basée sur la "Cène" de ce présent film, et les mots qui reviennent sont "émotion" des personnages partagées par le spectateur. C'est sans doute un point à mettre au crédit de Xavier Beauvois et de son équipe.


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De Arca1943, le 19 octobre 2010 à 03:22

Et pour ceux qui s'intéressent à ces questions spirituelles ainsi qu'aux notions de martyr et de persécution, je recommande chaudement l'excellent Agora, avec Rachel Weisz dans le rôle d'Hypathie, une philosophe qui avance dans la compréhension du système solaire tandis que les chrétiens prennent graduellement le contròle d'Alexandrie.


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De gilou40, le 27 octobre 2010 à 18:07

Lambert Wilson : "- Des hommes et des dieux n'est pas un film sur la religion ! Il est le reflet le plus pur de l'humanité…-" (RTL)


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De vincentp, le 27 décembre 2012 à 19:43
Note du film : 4/6

Ce débat fiévreux d'il y a deux ans concernant les formes du christianisme (débat qui a vu Impétueux agiter avec véhémence le goupillon d'une main, et le glaive de l'autre) connait un rebondissement inattendu. En effet, à l'occasion des fêtes de fin d'année qui voient les familles chrétiennes se réunir autour de l'âtre, j'apprends avec stupéfaction que je suis parrain d'un filleul âgé maintenant de vingt ans, haut de 1,90 mètres, et et en attente d'une instruction religieuse de ma part.

Effectivement, je me souviens -mais avec quelques difficultés- jadis avoir penché un nouveau-né sur de l'eau bénite, comme les partenaires de bal de Christine se souviennent avoir zingué avec elle dans Carnet de bal.

Mais par quoi vais-je commencer cette mission d'instruction ? Mes connaissances en la matière sont relativement limitées, et directement liées à quelques long-métrages : Mission, Les Onze fioretti de François d'Assise, Le christ s'est arrêté à Eboli, L'Evangile selon saint-matthieu, Ben-hur, Barabbas, Dieu seul le sait voire Don Camillo.

L'aide de Wikipédia, et sans doute quelques bons tuyaux de Impétueux, devraient me sortir de ces sales draps…

Je compte sur vous, Impétueux !


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De Impétueux, le 28 décembre 2012 à 10:59
Note du film : 6/6

Non, Arca, je ne suis pas très content de vous, ni de Vincentp, d'ailleurs.

Ce qui n'a aucune importance. Et n'ont aucune importance, non plus, ici, nos orientations si différentes sur ces questions spirituelles.

En revanche, ce qui me paraît avoir un certain poids, sur DVDToile, c'est la cohérence des propos du forum. Ce fil de discussion est parti d'un message que j'ai déposé sur Des hommes et des dieux, qui relate le massacre de moines. Si on en arrive au bout du compte à de grasses plaisanteries sur le clergé, je crois qu'il faut admettre qu'on a dérivé.

Je supprimerais bien mon message initial pour le transposer ailleurs, comme je l'ai fait sur Un de la Légion, mais le début dudit fil serait incompréhensible et il y a des propos fort intéressants, ceux de Steeve McQueen ou de DelaNuit qui ne s'expliqueraient que fort mal.


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De Arca1943, le 28 décembre 2012 à 16:54

Mea culpa, et toutes ces sortes de choses. Je me rends compte que j'ai agi bien légèrement en déposant mon message précédent (n'étant pas remonté, pour être franc, au fil initial, les yeux rivés sur les derniers messages laissés par VincentP et Tamatoa). Je propose donc de déplacer la conversation sur le fil de La Femme du prêtre, qui me semble plus approprié, et invite VincentP et Tamatoa à faire de même.

Dans un autre ordre d'idées, je tiens à faire savoir que, athée pur et dur, je reconnais pleinement la nature spirituelle de la Raison (à la différence du New Atheism qui, cofondé par un neurologue et un biologiste, ferait mieux de s'appeler ''athéisme neurobiologique", histoire qu'on comprenne bien à quelle sorte de vulgate on a affaire).


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