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Sujet : Quatre pauvres clowns ?


De jb maunier, le 9 septembre 2007 à 18:44

Je l'ai regardé hier soir je ne l'ai pas trouvé tres drole.


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De fretyl, le 21 avril 2010 à 21:58
Note du film : 1/6

Je me souviens qu'à mon arrivé sur Dvdtoile je m'étais fait enflammer, pour avoir, sans écrits à proprement dit une critique, dit tout le mal que je pensais de ce nanar de Monicelli.
Après revisionnage je n'ai pas bougé mon opinion d'un cran. Que voit-on dans Mes chers amis, mis à part quatre vieux quadragénaires ridicule, qui se croit drôle et sont sans cesse exaspérant, tant le niveau de leurs blagues est bas.
Les quatre pauvres clowns m'ont encore une fois navré. Les gifles aux passagers du train ? Nul ! Le caca dans le pot du bébé ? Idiot et pas drôle. Même Claude Zidi aurait eu plus de finesse.

Et puis on se fout royalement des aventures amoureuses de ces pauvres pitres. La prétendu virilité des quatre mâles, nous est exposé comme un besoin de liberté, comme une insolence, comme une alternative. Des vieux ados tristes, des ringards, des nuls… C'est ça Mes chers amis.
Je ne comprends pas personnellement, qu'autant de gens puissent être à la recherche d'un film, qui à coup sûr après visionnage, va sans doute les décevoir, autant que certains ont pu être récemment déçu par Borsalino.

Dans ce film, tout se veut fou, loufoque, ça n'est que triste, médiocre… Comme la dernière scène (raté) lorsque les Chers amis croule de rire, pendant l'enterrement de Philippe Noiret ; on sent bien que la bonne humeur, la complicité est artificielle, que les interprètes se forcent, mais ne s'amusent pas. Les voir débilement rire comme des baleines et se croire drôle est un supplice.


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De Arca1943, le 21 avril 2010 à 22:37
Note du film : 6/6

« Dans ce film, tout se veut fou, loufoque, ça n'est que triste, médiocre. »

C'est exactement le sujet du film. Voir ce que dit la femme de Noiret lorsqu'il est sur son lit de mort : « Comment puis-je être sûre que ce n'est pas encore une autre de vos plaisanteries ? » On imagine aisément Fretyl dans le rôle du fils de Noiret.

« Des vieux ados tristes, des ringards, des nuls… »

Exactement, c'est bien ça.

«Comme la dernière scène (ratée) lorsque les Chers amis croulent de rire, pendant l'enterrement de Philippe Noiret ; on sent bien que la bonne humeur, la complicité est artificielle, que les interprètes se forcent. »

En fait, c'est qu'on ne sait pas s'ils sont en train de rire ou pleurer. D'où cet air ambigu qu'ils ont !


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De fretyl, le 21 avril 2010 à 22:43
Note du film : 1/6

« Dans ce film, tout se veut fou, loufoque, ça n'est que triste, médiocre. »

C'est exactement le sujet du film. Voir ce que dit la femme de Noiret lorsqu'il est sur son lit de mort : « Comment puis-je être sûre que ce n'est pas encore une autre de vos plaisanteries ? »

Ce qu'il y'a d'ailleurs d'étrange, c'est que le ton du film n'est pas gai. Alors qu'habituellement chez Monicelli le style est plutôt enlevé.
Je m'étais vraiment amusé devant Nous voulons les colonels, car là, il n'y avait pas de doute à avoir, nous étions bien dans une comédie. Le pigeon était aussi beaucoup plus drôle. J'ai d'ailleurs remarqué, que même si Mes chers amis continu à avoir ses défenseurs, il n'est pas, comparé à d'autres films de la même époque considéré comme un classique de la comédie à l'Italienne.
Plutôt comme un film secondaire, qui à un moment a eu du succès. Bref, je ne crois pas me tromper.


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De Impétueux, le 21 avril 2010 à 22:49
Note du film : 6/6

Frétyl, vous me donnez envie de retirer la défense que j'avais faite de vos interventions sur un autre fil, à l'encontre de Droudrou.

Il a finalement tout à fait raison : vous n'êtes qu'un crétin inutile.


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De fretyl, le 21 avril 2010 à 22:59
Note du film : 1/6

Frétyl, vous me donnez envie de retirer la défense que j'avais faite de vos interventions sur un autre fil, à l'encontre de Droudrou.

Il a finalement tout à fait raison : vous n'êtes qu'un crétin inutile.

Impétueux ; je vous réponds et je réponds à tout le monde sur le fil de Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma.


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De Arca1943, le 22 avril 2010 à 00:43
Note du film : 6/6

« Ce qu'il y a d'ailleurs d'étrange, c'est que le ton du film n'est pas gai. »

Je ne vois vraiment pas ce que ça a d'étrange. C'est le fond même de la célèbre recette, qui est essentiellement tragicomique. En entrevue avec Jean Gili, Monicelli explique que selon lui, l'immense succès du film tient justement au fait que le public "lisait" le désespoir sous-jacent à la farce.


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De fretyl, le 22 avril 2010 à 14:52
Note du film : 1/6

Je ne vois vraiment pas ce que ça a d'étrange. C'est le fond même de la célèbre recette, qui est essentiellement tragicomique. En entrevue avec Jean Gili, Monicelli explique que selon lui, l'immense succès du film tient justement au fait que le public "lisait" le désespoir sous-jacent à la farce.

Ne croyez surtout pas que cela ne s'est appliqué qu'à la comédie Italienne. Patrice Leconte avec Tandem ; Yves Robert avec Salut l'artisteou Nous irons tous au paradis ; Josiane Balasko avec Gazon maudit ou encore Robin Davis avec Ce cher Victor ont réalisés dans le cinéma français des vrais drames comique. Il est vrai que la plupart du temps, c'était justement inspiré de la comédie ''italiana'.

Mais il y'a quelques choses de parfois assez trouble avec la comédie Italienne. Comme par exemple avec Mes chers amis ; on ne sait jamais quand est-ce que c'est réellement censé être drôle ou triste. Il y'a eu des réussites incontestable en la matière, par exemple Le grand embouteillage, mais Mes chers amis navigue trop.
Peut-être faut-il être Italien, ou alors être un spécialiste de la comédie Italienne pour apprécier le style vraiment très particulier de Mes chers amis ??


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De Arca1943, le 22 avril 2010 à 15:19
Note du film : 6/6

« Mais il y a quelques chose de parfois assez trouble avec la comédie Italienne. Comme par exemple avec Mes chers amis ; on ne sait jamais quand est-ce que c'est réellement censé être drôle ou triste. »

Très bien observé. Ça me rappelle la critique à se rouler par terre d'une sérieuse revue de cinéma française des années 60 (les Cahiers, je crois) au sujet du film La Grande pagaille : « Est-ce la présence d'Alberto Sordi ? Le film semble hésiter constamment entre la comédie et le drame. » Non, sans blague…

'' « Peut-être faut-il être Italien, ou alors être un spécialiste de la comédie Italienne pour apprécier le style vraiment très particulier de Mes chers amis ?? » ''

Étant donné le succès du film au box-office français de l'époque – comme en bien d'autres endroits, de l'Amérique du Sud au Japon – j'aurais tendance à croire que non ! Mais si par là notre ami Fretyl entend reprocher aux comédies à l'italienne de ne pas être françaises, il faut bien reconnaître la terrible réalité : elles sont coupables !


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De fretyl, le 22 avril 2010 à 16:16
Note du film : 1/6

Étant donné le succès du film au box-office français de l'époque – comme en bien d'autres endroits, de l'Amérique du Sud au Japon – j'aurais tendance à croire que non ! !

Je sais que Mes chers amis a connu un énorme succès en Italie, mais je ne suis pas sûr qu'il ait eu en France un record d'entrée particulièrement mémorable. Je crois qu'il n'a d'ailleurs pas été beaucoup été diffusé, à la télévision française.

Mais si par là notre ami Fretyl entend reprocher aux comédies à l'italienne de ne pas être françaises, il faut bien reconnaître la terrible réalité : elles sont coupables

Mais je n'ai rien contre les comédies Italiennes. J'ai adoré Le fou de guerre, Nous voulons les colonels, Le grand embouteillage, Affreux, sales et méchants, Les monstres, même Des Oiseaux, petits et gros de Pasolini, ou encore d'autres titres…

Mais Mes chers amis est effroyablement triste. Peut-être trop Italien pour plaire à un pur Français. Je l'avoue, j'ai plus de sympathie pour les personnages des films de Audiard que de ceux de Mes chers amis

Et pourtant il y'a bon nombres de comédies Italienne, que je veux découvrir. Le Fédéral dont je sais qu'il est un mélange de comédie et de drame. La Terrasse avec en plus Jean-Louis Trintignant et Ugo Tognazzi ; Les Nouveaux monstres, Une Journée particulière ou Divorce à l'italienne


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De Impétueux, le 22 avril 2010 à 18:36
Note du film : 6/6

Bien que je ne sache pas trop ce que c'est d'être un pur Français (hors toute connotation oblique), notre terre se caractérisant par une extrême variété d'origines et de peuples fédérés dans la Nation par l'État – les Rois, d'abord, pendant mille ans, et depuis deux siècles, les Républiques -, bien que je ne sache pas trop ce que c'est, j'apporte le témoignage de quelqu'un qui, sur quelque génération qu'il cherche, n'a pas une goutte de sang étranger….

Et bien le pur Français que je suis, merveilleusement heureux de l'être, et qui n'échangerait cette chance imméritée pour rien au monde, ce pur Français là ressent, pour les personnages de Mes chers amis une connivence, une empathie, une harmonie d'âme qui, au delà de certaines particularités nationales, lui font retrouver la profondeur du sens de l'Humain. Et je dirais à peu près la même chose des héros du Fanfaron.

Tant il est vrai aussi que c'est en s'ancrant dans ses racines qu'on comprend le mieux sa dimension universelle. Mais cela, mes chers Giono et Pagnol nous l'ont dit depuis longtemps.


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De fretyl, le 22 avril 2010 à 21:41
Note du film : 1/6

Bien que je ne sache pas trop ce que c'est d'être un pur Français (hors toute connotation oblique), notre terre se caractérisant par une extrême variété d'origines et de peuples fédérés dans la Nation par l'État – les Rois, d'abord, pendant mille ans, et depuis deux siècles, les Républiques -, bien que je ne sache pas trop ce que c'est, j'apporte le témoignage de quelqu'un qui, sur quelque génération qu'il cherche, n'a pas une goutte de sang étranger….

Et bien le pur Français que je suis, merveilleusement heureux de l'être, et qui n'échangerait cette chance imméritée pour rien au monde, ce pur Français là ressent, pour les personnages de Mes chers amis une connivence, une empathie, une harmonie d'âme qui, au delà de certaines particularités nationales, lui font retrouver la profondeur du sens de l'Humain. Et je dirais à peu près la même chose des héros du Fanfaron.

Pour moi le pur Français qu'on peut même dire franchouillard s'est celui qui s'est forgé une identité cinématographique en grandissant avec des comédies, qui n'ont rien de dramatique, tel que Mais où est donc passée la septième compagnie?, Impossible… pas français, Le Gendarme de Saint-Tropez, Les Barbouzes, Quelques messieurs trop tranquilles, La Cage aux folles, Le Viager, Tendre poulet, Twist again à Moscou, Inspecteur la Bavure, L'Aile ou la cuisse, L'homme orchestre, Alexandre le bienheureux, Les Œufs brouillés, Les Ripoux, L'Aventure, c'est l'aventure, Le Père Noël est une ordure, La Guerre des boutons, Le Jouet

Ce français là, se sent un peu dépaysé, avec ces Chers amis Italiens qui lui paraissent un peu trop tristounet, pour pouvoir s'amuser avec…
De même que le pur Français que vous êtes, a reconnu à plusieurs reprises avoir des problèmes avec le cinéma japonais ou chinois. Eh ben pour moi, c'est pareil. Mais cela n'a rien d'unique, certaines comédies Américaine ou Anglaise des années 60/70 m'ont laissé de marbre.

Et pourtant j'ai des origines italiennes !


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De Impétueux, le 29 avril 2010 à 22:49
Note du film : 6/6

Pour moi le pur Français qu'on peut même dire franchouillard s'est celui qui s'est forgé une identité cinématographique en grandissant avec des comédies, qui n'ont rien de dramatique, tel que Mais où est donc passée la septième compagnie?, Impossible… pas français, Le Gendarme de St.-Tropez, Les Barbouzes, Quelques messieurs trop tranquilles, La Cage aux folles, Le Viager, Tendre poulet, Twist again à Moscou, Inspecteur la Bavure, L'Aile ou la cuisse, L'homme orchestre, Alexandre le bienheureux, Les Œufs brouillés, Les Ripoux, L'Aventure, c'est l'aventure, Le Père Noël est une ordure, La Guerre des boutons, Le Jouet…

Si j'exclue de cette liste le conte philosophique Alexandre le bienheureux, je constate que le seul film de votre liste qui me touche vraiment, c'est Le Père Noël est une ordure qui, par moment, à de très fugaces moments et au delà des répliques et vacheries magnifiques qu'il contient, comporte quelques petites parcelles de chaleur humaine, bien tristes et bien saisissantes ; on pourrait en trouver aussi quelques unes dans Les bronzés, quelques instants pathétiques dans le sarcasme.

Mais quelques rares instants seulement.


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De vincentp, le 27 octobre 2012 à 20:48
Note du film : Chef-d'Oeuvre

C'est une farce burlesque, certes appuyée à l'extrême, mais extrêmement drôle, ou les auteurs (Germi, Monicelli,…) s'en donnent à coeur joie. Même avec un petit bémol lié à l'épisode sans doute inutile associant Bernard Blier, il s'agit d'un des sommets de la comédie italienne -n'en déplaise également à Frétyl !- Certains moments de Mes chers amis sont irrésistiblement drôles, comme peuvent l'être certains sketchs de Les monstres (celui de la plaidoirie de l'avocat), Les nouveaux monstres (la bagarre dans les coulisses du restaurant). Dans la même veine, et comme grande réussite, il y a bien sûr aussi L'homme aux mille visages, Meurtre à l'italienne, Nous nous sommes tant aimés, Le fanfaron, Au nom du peuple italienTognazzi, Sordi, Gassman : quel trio de choc ! Et bien sûr, le rire permet de traiter des sujets de société très sérieux. Ces films possèdent une réelle profondeur, la psychologie des individus bien explorée et l'état de la société qui entoure ces individus est examiné sous toutes ses coutures.


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De Impétueux, le 16 juillet 2013 à 21:07
Note du film : 6/6

Patrick Brion, dans la présentation qu'il a faite de Mes chers amis au Cinéma de minuit, cite Monicelli, qui insiste sur le pessimisme fondamental du film : l'amitié un peu factice qui ne réunit les complices que pour qu'ils s'amusent ensemble, se fichant bien du reste, sur ces liens sans profondeur qui les unissent, sur l'absence de tout sentimentalisme. Et il parle, à propos du film de Composante de mort.

La mort est là qui rode, dans ce qui fait rire, dans ce qui peut paraître énorme, boursouflé, grossier, excessif, outrancier. Mort de Perozzi (Philippe Noiret) qui conclut le film. Mais aussi envie terrible d'achèvement de la femme (Milena Vukotic) de Maschetti (Ugo Tognazzi) qui ouvre le gaz pour ne plus poursuivre la déchéance que son mari lui fait subir ; et, en demi-teinte, plus sourdement, évocation par la femme (Franca Tamatantini) de Necchi (Duilio Del Prete) de cet enfant mort qui pèse sur toute sa vie.

Les premières images du film sont glaçantes : Perozzi, qui a été abandonné par sa femme, qui est méprisé par son fils, quitte au petit matin sale, harassé, las, la bouche amère, le journal où il est un anonyme grouillot, cherche désespérément à ne pas aller dormir, va débusquer l'architecte Melandri (Gastone Moschin), affligé de la femme qu'il a ravie au professeur Sassaroli (Adolfo Celi). Puis le comte Maschetti (Ugo Tognazzi), une des plus poignantes figures d'égoïsme qui se puissent, qui vit dans un taudis avec femme et fille, cet homme qui déserte à chaque minute de sa vie… (Aujourd'hui, elles n'ont que deux oignons à manger ; tant mieux : ça leur coupe l'appétit quand elles se font du souci). Et Necchi, sorte de gigolo parasite…

Le film s'assèche au fur et à mesure qu'il progresse, devient plus grinçant, plus méchant, plus méprisant envers l'Humanité qu'il survole ; farce du village que doit couper en deux l'autoroute et où les complices font croire à des paysans butés et soumis d'avance que leurs maisons vont être démolies ! du grand art ! Et la résignation de ces pauvres gens ne vous fait-elle pas penser à ces bêtes brutes du bistrot de La traversée de Paris où Grandgil/Gabin lance son Salauds de pauvres ! ? ; et la séquence où les quatre complices tirent au sort celui qui paiera le repas de Maschetti est un trésor d'humanité souffrante et épouvantable qui justifierait à elle seule la passion que nous sommes nombreux à éprouver pour ce film (Eh oui, le comte Lello Maschetti a dilapidé deux fortunes, la sienne et celle de sa femme…)

Mes chers amis, comme l'a dit Monicelli, est un film sans sentimentalisme, sans sentiment, sans chaleur, sans tendresse aucune ; un film où la vie est vécue avec la férocité des enfants, où personne ne se préoccupe de l'autre…


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De Tamatoa, le 17 juillet 2013 à 00:20
Note du film : 5/6

Je viens de voir la fameuse scène de la gare en Français. Ah ! oui ! Oui ! Comme ça, d'accord !


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