Forum - Deux hommes dans l'Ouest - Edwards/Holden/O'Neill...
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Forum : Deux hommes dans l'Ouest

Sujet : Edwards/Holden/O'Neill...

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De Steve Mcqueen, le 6 avril 2010 à 07:50
Note du film : 6/6

Note ajustée : 5.5/6 Mutilé par des producteurs incompétents, augmenté de jets d'hémoglobine au ralenti pour évoquer Peckinpah( le film évoque d'ailleurs "coups de feu dans la Sierra…") et handicapé par une introduction longuette, "Wild Rovers" n'en garde pas moins de superbes restes…

Pour son premier western, Edwards colle aux basques d'un pistolero fatigué et de son jeune acolyte, naîf mais compétent, qui prennent la fuite après un hold-up risqué.

Holden, après avoir été un jeune premier timide et séduidant, puis un pistolero buriné pour le grand Sam est terriblement émouvant, bien secondé par un Ryan O'neill loin de sa fadeur habituelle. Filmé en extérieurs grandioses, culminant avec la mort d'Holden, abattu sur son cheval au terme d'une folle course-poursuite, le film est une somptueuse élégie funèbre.

Un dvd, vite…


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De fretyl, le 18 février 2011 à 13:49
Note du film : 5/6

C'est un western ou le spectaculaire n'a pas sa place. Pas d'embuscade, de coups de feu tirés à tort et à travers, pas de duel. Blake Edwards a préféré se concentrer sur des personnages assez humain. William Holden est magnifique en vieux lion sage. C'est un western crépusculaire dont le style rappellera au spectateur l'imagerie de The Missouri Breaks.
Le film dépeint avant tout la vie des cow-boys de l'Ouest Américain, les bagarres au saloon, le domptage de chevaux sauvages, les aventures avec des putes de deux sous…
Au centre de ce film c'est avant tout la nature qui est filmée avec une lenteur volontaire. Dés les premières images, les couleurs du ciel, du crépuscule, collent avec des paysages ruraux magnifiés par des couleurs chatoyantes formidablement bien utilisé.

Bien qu'un peu trop long et avec des longueurs cassant parfois une cadence qui a du mal à prendre ; Deux hommes dans l'Ouest reste un film sympathique, un beau film, un film agréable. On y retrouve la totalité des ingrédients du western crépusculaire, tout en y intégrant dans la deuxième partie des comportements et une violence très Peckinpah. Les cinéphiles y verront peut-être un hommage à l'auteur de La horde sauvage et de Pat Garrett et Billy the Kid.

Un film mur s'interrogeant sur le sens de la vie, sur la mort et sur le gout de l'aventure… Qui comme ses personnages s'avère souvent, à la fois plein d'entrain, et finalement assez émouvant.

Deux hommes dans l'Ouest c'est la révélation des hommes dans un itinéraire ne conduisant inévitablement qu'à la mort.


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De Steve Mcqueen, le 18 février 2011 à 14:16
Note du film : 6/6

Comment vous êtes-vous procuré le film, Frétyl ? Je crois qu'il n'existe pas en Dvd, bien que ce soit un western magnifique, comme vous le dîtes si bien.


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De fretyl, le 18 février 2011 à 14:35
Note du film : 5/6

Si vous avez la télé d'orange il est disponible dans les vidéos à la demande jusqu'à une certaine date.


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De vincentp, le 10 octobre 2011 à 23:35
Note du film : 5/6

La cinémathèque française diffusait ce soir la version non-amputée de ce film (sorti en salles le 13/10/1971, soit il y a 40 ans presque jour pour jour, en France). Lenteur et thèmes typés du cinéma américain du début des années 70. Quelques réserves quant au scénario (non-parfait : il s'égare par moments dans des méandres inutiles). Pour les influences, voir le fil de L'homme sauvage.

Mais Deux hommes dans l'ouest est superbement filmé ; les paysages sont magnifiques (un des plus beaux films en couleur tourné dans l'ouest américain toute période confondue), et William Holden réalise une grande composition de cow-boy vieillissant.

J'y reviendrai à une heure plus convenable.


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De vincentp, le 11 octobre 2011 à 18:11
Note du film : 5/6

Deux hommes dans l'ouest démarre en présentant la vie authentique dans l'ouest. Blake Edwards cherche à produire un "cinéma-vérité" (comme John Mac Cabe par exemple). L'introduction est belle et réussie. La nature du Montana est parfaitement intégrée dans ce début de récit. Le froid et la chaleur du soleil agissent sur les personnages et l'intrigue, installent un climat. Une belle séquence : le repas collectif, dans le ranch. Mais après cette introduction, quelques lacunes apparaissent : le hold-up est trop long (comme d'autres séquences ultérieures), des digressions sont inutiles (la femme du banquier qui veut garder l'argent), et le film manque par moment de rythme. Le thème central du film, celui de l'amitié humaine, est très bien développé (mais sans être exceptionnellement traité).

Toutefois, les aspects positifs de ce long-métrage l'emportent très largement sur les quelques réserves que l'on peut émettre. Deux hommes dans l'ouest est très bien filmé (efficacement). Une grande variété de plans (grand-angles sur les paysages, contre-plongées ou plongées bienvenues sur les personnages) Les scènes d'action en particulier sont exemplairement réalisées. On assiste aussi à un best of des plus beaux paysages de l'ouest américain (en couleur). Du Montana, on migre semble-t-il vers le Wyoming puis l'Utah et l'Arizona. William Holden se fait descendre dans le dos à Monument valley, frontière des deux derniers Etats cités.

Les plus beaux westerns sur un plan "paysage" de mémoire : The tall men, L'homme sauvage, Bravados, The searchers, The Professionals (et Convoi de femmes en noir et blanc). Deux hommes dans l'ouest semble réunir tous ces paysages en un seul film.

Deux hommes dans l'ouest comme la quasi-totalité des films hollywoodiens du début des années 1970 met en avant des valeurs d'humilité et d'authenticité, un refus de la servilité générée par l'argent, une remise en question de la cellule familiale. Pourquoi pas ! C'est plutôt l'aspect lent du traitement de ces idées qui pose problème éventuellement (et on peut comprendre que des producteurs aient procédé à des coupes).

Deux hommes dans l'ouest, comme L'homme sans frontière, Le convoi sauvage ou L'homme sauvage lorgne par moments vers le fantastique (souligné par des couleurs sombres, et par la musique). L'influence de Peckinpah (et Monte Hellman) est détectable également (refus de tout folklore, parties de poker -au figuré et au réel- entre individus).

Un mot complémentaire concernant William Holden. Un modèle de composition. Dans le bar, accoudé au comptoir par exemple : les idées passent par la succession des traits de son visage. Sa composition constitue la colonne vertébrale de ce film (car Ryan O'Neal est un peu léger à comparer). Aussi excellent que Gregory Peck dans L'homme sauvage, sur un registre assez similaire de cow-boy authentique et vieillissant.

Il va de soit que Deux hommes dans l'ouest mérite aujourd'hui d'être mieux connu, diffusé (complètement invisible depuis 10 ans, ou presque), et édité en dvd. Il a sa place parmi (disons) les 120 meilleures réussites du western.


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