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Forum : Les Cinq sous de Lavarède

Sujet : Avis


De stronibein, le 12 février 2010 à 17:35
Note du film : 5/6

Un Fernandel d'avant guerre, dans un tour du monde mené tambour battant avec d'excellents acteurs.

Jean Boyer a dû réaliser autant de films que Fernandel (d'ailleurs un des ses acteurs préférés) en a tournés, c'est-à-dire beaucoup. Ce n'était pas un cinéaste d'Art et d'Essai, mais il nous a laissé des oeuvres de qualité (dans leur genre mineur) et très appréciées du public.

Pas mal ont été rééditées en DVD, mais il en manque et pas des moindres. Je pense en particulier à "Circonstances atténuantes" et aux "5 sous de Lavarède".

Dans cete comédie, une parodie (involontaire?) du Tour du Monde en 80 jours, les pays traversés sont vus en clichés plus éculés les uns que les autres, mais tous désopilants.

Cerise sur le gâteau, les scènes à bord du mythique paquebot "Normandie", à la carrière trop brève.


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De GiIou40, le 24 avril 2011 à 01:39
Note du film : 3/6

Dans les années 70, quand j'étais toute pitite, pitite, il y avait trois, quatre films auxquels nous avions droit très, très souvent le mercredi après-midi (qui avait remplacé le jeudi depuis 1968) : Les trois lanciers du Bengale, Le Cerf-volant du bout du monde, Le chanteur de Mexico ou Les cinq sous de Lavarède.
Une grève à la télé ? Pan ! Les trois lanciers du Bengale, le Cerf-volant du bout du mondeLe chanteur de Mexico ! Des incidents techniques indépendants de notre volonté…. ? Lavarède, Bengale, et Cerf-volant

Et voilà que quelques décennies plus tard, réapparait la bouille de Fernandel sur cette vilaine jaquette du DVD (les affiches du film sont plus avenantes et colorées) des Les cinq sous de Lavarède. Je ne me rappelle pas avoir revu ce film depuis ma tendre enfance. Depuis cette époque bénie entre toutes, ce sont les Gendarmes ou les Angélique qui ont prit le relais. Ce qui est drôle, dans ce film de Maurice Cammage et non pas de Jean Boyer comme le prétend notre camarade Stronibein, c'est que l'on y retrouve des tronches qui nous ont marqué à l'âge adulte. Marcel Vallée qui était l'antiquaire roulé dans la farine par Jean Poiret dans le génial Assassins et voleurs de GuitryJean Témerson, garçon d'étage qui semble sortir d'une armoire pour inquiéter Signoret et Véra Clouzot dans Les diaboliquesHenri Nassiet, rappelez vous, le notaire qui vient trouver Jouvet dans sa maison de retraite de La fin du jour pour lui remettre un bijou légué par une ancienne maitresse : "-Je n'ai aucun souvenir de Mme Marceau mais je me souviens fort bien de la pouliche Anémone 2 ! Un vrai pur sang !-"….Pierre Labry, l'analphabête qui gardait prisonnier le petit Jean Claudio dans Les disparus de st-Agil.
Ah ! Si on m'avait dit, enfant, que tous ces gens entreraient un jour dans ma mémoire pour ne plus jamais en sortir…

Tourné juste avant La Fille du puisatier qui a un peu réveillé ce forum (Merci frétyl et revenez vite), Les cinq sous de Lavarède était un film pour les enfants. Les mêmes enfants qui aujourd'hui cracheraient dessus avec une façilité déconcertante. Il faut dire que nous sommes très, très loin du jeu vidéo. Et avouons le, heureusement que, petits, nous n'étions pas très regardant. De grosses, grosses ficelles, un montage plus que douteux et des invraisemblances que seuls les "grands" peuvent remarquer. Mais convenons en aussi, ces Cinq sous de Lavarède ne sont pas une "Fernandelerie" de plus. Enfin pas tout à fait . C'est quand même un peu plus recherché que l'immonde Ernest le rebelle ou l'atroce Le Bon roi Dagobert. Mais quand même pas autant que la succulente Armoire volante revue tout dernièrement. Et encore moins que l'admirable Fille du puisatier, même si Josette Day est dans ce film l'amoureuse transie d'un Fernandel qui, l'année suivante auprès de Raimu, n'aura d'yeux que pour elle. Elle qui, alors, regardera ailleurs. La vie. Le cinéma…

Des aventures pittoresques aux quatre coins du monde. Sans aucune mise en scène particulière, je le précise. Mais deux, trois chansons bien senties : Je suis une petite nature et C'est comme ça à Calcutta. Du n'importe quoi plaisant. Des enchainements entre les séquences dont on se demande par quels miracles ils ont lieu. On pourrait dire que ces cinq sous de Lavarède ne valent pas un rond (je suis intarissable) mais le tout reste plutôt amusant, en tout cas très sympathique. Fernandel change de costume en permanence, nous entraine de Paris à Calcutta (Tiens ! Au Bengale justement !), de New York à Buenos-Aires et retour. Ça va vite, c'est plaisant. L'enfant que j'étais se régalait, l'adulte que j'affecte d' être a souri quand une certaine nostalgie l'a envahie.

Fernandel et ses fantômes sont morts. Mes mercredi après-midi aussi. C'était un autre cinéma. Une autre époque. Et me voilà ce soir…


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