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Forum : Ali Baba et les quarante voleurs

Sujet : Farce alimentaire


De sépia,, le 7 mai 2007 à 23:03
Note du film : 3/6

J'apprends le très prochain remake de ce film avec Gérard Jugnot dans le rôle titre et…..Doc Gynéco (si, si!).

J'ai comme un frisson tout a coup. Quelqu'un aurait-il des nouvelles de cette future catastrophe ? ?


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De Impétueux, le 7 mai 2007 à 23:35
Note du film : 3/6

Hélas, ce n'est pas la première fois que nous voyons faire irruption dans le paysage ces saletés de remakes ; nos colonnes ont été pleines de nos indignations devant les projets (qui n'en sont plus, hélas ! : ce sont des réalités !) du Deuxième souffle ou de L'auberge rouge

Et ceci est bien plus grave que n'importe quelle élection de n'importe qui : c'est la lente, volontaire, évidente, décadence de la vitalité de notre monde, c'est la fascination suicidaire, l'aquoibonisme généralisé, le refus de se croire un avenir…

Vous allez trouver que j'emploie de bien grands mots pour une si petite chose, pour la réécriture d'un film qui – en plus ! – est loin d'être le meilleur de Jacques Becker ?

C'est possible ; mais je continuerai à penser que tout commence par là, la désinvolture orthographique, l'ignorance de l'Histoire, l'abandon de l'élan vital… tout se tient.


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De sépia,, le 8 mai 2007 à 00:00
Note du film : 3/6

Oh que non, cela n'est point exagéré!

Sur un plan purement météorologique, Edward Lorenz décrivait ces phénomènes de petits détails menant à des changements climatiques irréversibles, sous le nom de "l'effet papillon". Mais les battements que vous décrivez, vous, ne mènent ni à la tempête, ni à un tsunami aussi dévastateur soit-il. Ils augurent de la grande faucheuse qui encourage le déclin de cette société, tellement, il faut le croire, tellement pressée de mourir…


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De Impétueux, le 7 septembre 2009 à 19:17
Note du film : 3/6

Ali Baba apparaît comme une sorte d'incartade dans la brève et éclatante filmographie de Jacques Becker. En douze ou treize films dont au moins deux chefs-d'œuvre, (Casque d'or et Touchez pas au grisbi) et une palanquée de films formidables (Goupi mains rouges, Falbalas, rendez-vous de juillet, Le trou), voilà que Becker, grand réalisateur, fin psychologue du couple, observateur minutieux du milieu social tourne une farce qu'on pourrait qualifier de purement alimentaire mais qui a dû être un peu plus ambitieuse que ça.

Parce qu'embaucher à l'adaptation d'un des contes les plus connus des 1001 nuits Roger Nimier et Antoine Blondin, mobiliser Annette Wademant, engager Marguerite Renoir au montage, charger Georges Wakhévitch des décors et Paul Misraki de la musique n'est tout de même pas jouer au cynique qui se fiche du résultat.

Et puis, évidemment, Fernandel qui, en 1954, est, après les deux premiers Don Camillo au sommet de sa notoriété. Ali Baba sera d'ailleurs un très grand succès public, réunissant, paraît-il, plus de 4 millions de spectateurs. Et pourtant il me semble que c'est sur Fernandel que le bât blesse, qui est rigolard, grimacier, outrancier comme dans ses rôles les plus banals, comme toujours quand il n'est pas bien tenu dans un rôle, dans un personnage ou par un metteur en scène qui ne lui passe que le nécessaire.

Fernandel mis à part, ou canalisé, si l'on veut, il y a plein de bonnes choses dans Ali Baba, ne serait-ce que certaines férocités qui ne passeraient désormais plus dans notre époque constipée du politiquement correct : la veulerie du père (Edouard Delmont) de la belle Morgiane (Samia Gamal, star de la danse égyptienne de l'époque), qui vend sa fille sur un marché d'esclaves, la nocivité de Kassim (Henri Vilbert), maître d'Ali, violent, pervers, cruel, la sanglante bataille pendant le festin des noces, où l'on s'étripe à qui mieux-mieux…

Il y a – ce qui est rassérénant pour mon antique génération – tout un parfum suranné de préjugés sur l'Orient : fatalisme du mektoub, chaleur qui incite à la sieste, palais céramiques pleins de fontaines et de moucharabiehs, odalisques lascives, luths et théorbes, goût des femmes capiteuses, harem troublant, lentes caravanes, rezzous brutaux et tout le toutim.

Il y a aussi les envoûtantes Mille et une nuits, récits plus mythiques aujourd'hui que naguère où chacun s'émerveillait d'Ali Baba, donc, mais aussi de Sinbad le marin ou d'Aladin et sa lampe merveilleuse. On n'y voyait pas, comme aujourd'hui, de graveleuses allusions sexuelles, mais des contes merveilleux.

Il est vrai que c'était au temps où l'Islam était sage…


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De Arca1943, le 8 septembre 2009 à 01:05
Note du film : 2/6

« Parce qu'embaucher à l'adaptation d'un des contes les plus connus des 1001 nuits Roger Nimier et Antoine Blondin, mobiliser Annette Wademant, engager Marguerite Renoir au montage, charger Georges Wakhévitch des décors et Paul Misraki de la musique n'est tout de même pas jouer au cynique qui se fiche du résultat. »

Et Cesare Zavattini, qui plus est. Je ne sais pas trop ce qu'il venait faire là, mais ça fait beaucoup de beau linge… pour un résultat vraiment quelconque. Je ne viens pas tout juste de le voir, il s'en faut, mais je me rappelle parfaitement avoir été bien déçu !


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De droudrou21, le 9 septembre 2009 à 09:01

Pour l'époque, le public n'est pas exigeant et après avoir vu Fernandel en curé, le voir en Arabe et prononcer sésame ouvre-toi ! il a rempli son contrat ! quant au reste…


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