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Forum : Tire encore si tu peux

Sujet : Avis


De fretyl, le 5 septembre 2009 à 18:14
Note du film : 1/6

C'est un western spaghetti assez désagréable. La première infamie vient de l'interprétation et des interprètes vraiment très mauvais. Je ne connais que très peu Tomas Milian mais sa participation dans Tire encore si tu peux n'est guère reluisante. Pourtant le coté malpropre que l'on peut espérer dans un western de ce type est bien présent. Voir même excessif… Il y'a un racisme ignoble, des scènes de tortures explicite frôlant par moment presque le genre de Cannibal Holocaust. De la chair filmé en gros plans, des personnages répugnant, de la méchanceté étalé… Tire encore si tu peux c'est ça !
Le western spaghetti à bien sûr, pu par moment être violent et vif mais dans ce film on quitte littéralement le genre pour aller ailleurs, vers une espèce d'incursion du gore dans un registre ou l'on ne l'attend pas. Certains devant une tel débauche de sadisme se régaleront certainement, mais ceux qui attendaient un western, je dis bien un western, voudront aller voir ailleurs.
Et le pire passage ou un berger ado se fait violer par une bande d'homosexuel infâme finit d'achever l'incompréhension du spectateur. C'est un film bizarre… Trop bizarre…


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De Arca1943, le 5 septembre 2009 à 22:00

Je m'en voudrais de modérer vos élans, cher Fretyl, mais le monde du western spaghetti est un sacré fouillis où le bon grain est souvent dissimué sous une impressionnante quantité d'ivraie. Je vous conseille de relire les messages de Jarriq, admirateur sans complaisance du genre, pour vous orienter. Sur plus de 700 films, on en compte peut-être une trentaine qui valent vraiment la peine. Outre Leone, ceux signés par deux autres Sergio – Corbucci et Sollima – comptent sans aucun doute parmi les meilleurs.

Quant à Tomas Milian, acteur au registre étonnant (voir sa filmographie sur dvdtoile) il est souvent excellent mais peut sombrer dans le cabotinage le plus éhonté si on lui laisse la bride sur le cou, ce qui fut manifestement le cas ici. Je vous le conseille dans O' Cangaçeiro – fruit du western italien mais qui se passe au Brésil -, dans Le Dernier face à face ou encore dans Saludos hombre – titre stupide, mais bon film – où il reprend le personnage de Cuchillo, lanceur de couteaux qui affronte les as du revolver, personnage inauguré dans l'introuvable et excellent Colorado.


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De fretyl, le 5 septembre 2009 à 22:46
Note du film : 1/6

Je n'ai vu aucun western de Sollima, mais des titres comme Le dernier face à face ou Colorado m'ont l'air assez appétissant, d'autant que le réalisateur bénéficie d'une excellente réputation. J'ai vraiment apprécié Django de Corbucci (un des plus grand western spaghetti) mais sans mettre en doute la qualité de toute sa carrière, j'avoue ne pas avoir été renversé par le vraiment "très mauvais" Le spécialiste et les lenteurs du Grand silence m'avait un peu endormi.
Mais je serais vraiment prêt à essayer chez lui Companeros, El Mercenario ou d'autres westerns. Même si je ne suis pas sûr que la carrière de Corbucci avec des films tel que Salut l'ami, adieu le trésor, Un Drôle de flic ou Pair et impair ne fourmille que de chefs d'œuvres.


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De Arca1943, le 6 septembre 2009 à 00:19

« Même si je ne suis pas sûr que la carrière de Corbucci (…) ne fourmille que de chefs d'œuvres. »

L'idée ne m'aurait pas effleuré l'esprit ! Mais voilà justement ce dont je parlais plus haut : même à considérer seulement ses westerns, la production de Sergio Corbucci est tout ce qu'il y a d'inégale. Il faut savoir lesquels sont les bons. Ainsi Le Spécialiste est à fuir ; Navajo Joe n'est vraiment pas fort ; en revanche Django est très bon et Le Grand silence, un indispensable joyau. Quant à Companeros et Il mercenario – dans la sous-série picaresque révolution mexicaine – sans se comparer aux deux précédents, ils sont très bien. Et dans une autre sous-série du genre, celle du produit italien qui cherche sérieusement à se faire passer pour américain, Les Cruels est une jolie réussite.


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De fretyl, le 6 septembre 2009 à 12:01
Note du film : 1/6

Quant à Companeros et Il mercenario – dans la sous-série picaresque révolution mexicaine – sans se comparer aux deux précédents, ils sont très bien.

Eh ben je me laisserais bien tenter par ces deux là ! Il est dommage que les films de révolution mexicaine soient si rares.
Il y'a bien sûr Il était une fois la révolution chez Leone – El Chuncho chez Damiano Damiani mais en dehors de ça, je ne connais malheureusement pas beaucoup de titres.


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De droudrou, le 6 septembre 2009 à 15:00

la dernière fois où j'ai vu il était une fois la révolution effrayant la façon dont j'ai pu m'emmerder ! le charme initial n'a plus agi ! incroyable !


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De fretyl, le 6 septembre 2009 à 15:57
Note du film : 1/6

Il peut arriver que l'on regarde un film dans de mauvaises conditions ou en pensant à autre chose et qu'on ne l'apprécie qu'à moitié, ou pas du tout. Je serais vous je ressayerais Il était une fois la révolution plus tard.


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De droudrou, le 6 septembre 2009 à 16:35

Merci, Simon mais le rejet avait été quasi immédiat au moment de l'arrivée de la diligence quand Streiger est en train de pisser et ensuite avec les personnages de la diligence qui sont caricaturaux Leone voulant imiter vraisemblablement un moment onirique du le reptile de Mankiewiczavec la femme qui vient visiter la prison !…


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De Arca1943, le 6 septembre 2009 à 20:00

« Eh ben je me laisserais bien tenter par ces deux là ! Il est dommage que les films de révolution mexicaine soient si rares. »

Au fond, hors de Sergio Leone, du Grand silence et du Dernier face à face, ce sont souvent ces westerns italiens-là qui passent le mieux l'épreuve du temps, encore que la veine du western zapata vint à s'épuiser assez vite. C'est que de se déplacer au sud de la frontière leur conférait un vernis d'originalité, tout en restant sur un terrain propice à l'expertise à l'italienne: le récit picaresque, le monde latin, la politique et ses perpétuels retournements. L'originalité (toute relative) venait aussi du fait que ces films étaient tous campés, forcément, dans une époque bien tardive par rapport au western usuel : autour de 1905 ou 1913, d'où l'apparition de la moto ou du camion au milieu des chevaux et de la mitrailleuse au milieu des colts. En ce sens au moins, ç'avait un côté inhabituel ; et puis on pouvait souvent compter pour ceux-là sur l'expert scénariste Franco Solinas (La Bataille d'Alger, État de siège, Monsieur Klein…) El Chuncho de Damiano Damiani, par exemple, est une des bonnes illustrations de la tendance Zapata. Et on nous annonce pour 2009 Tepepa, très difficile à trouver depuis des lustres – mais celui-là, je ne sais pas encore ce qu'il vaut !

Derrière tout ceci se profile tout de même une injustice : les Mexicains ont fait paraît-il plein de films sur la Révolution mexicaine, et je crois bien n'en avoir vu qu'un seul : La Generala, un des derniers grands rôles de Maria Felix, très lointain souvenir hélas.


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