Forum - Au hasard Balthazar - Le souvenir très lointain... d'avoir été chaviré
Accueil
Forum : Au hasard Balthazar

Sujet : Le souvenir très lointain... d'avoir été chaviré


De Arca1943, le 22 mai 2004 à 04:12

En toute honnêteté, je ne peux noter ce film que j'ai vu à quatorze ou quinze ans, un dimanche soir, à la télévision de Radio-Canada.

Plus le souvenir d'un film est lointain, plus ce qui reste à la mémoire est affaire de pure émotion. Je me rappelle seulement avoir été chaviré. Mais du diable si je me rappelle comment ou pourquoi.

Il faut que je revoie ça. Bresson, je n'aime pas toujours, loin de là. L'Argent était très fort, Un Condamné à mort s'est échappé aussi (malgré la voix off redondante). Je me suis, en revanche, endormi devant Le Diable probablement et j'ai trouvé Quatre nuits d'un rêveur carrément faible.

Mais Au hasard Balthazar… J'ai un bon feeling au sujet de ce film. J'aimerais bien mettre la main dessus.

Arca1943


Répondre

De clojop, le 21 septembre 2004 à 17:52

J'aimerais bien qu'il existe un enregistrement de ce film en DVD.


Répondre

De Arca1943, le 9 janvier 2005 à 00:44

Victoire ! Il sort le 22 mars.


Répondre

De Impétueux, le 9 janvier 2005 à 10:17

Je suis assez de votre avis sur Bresson et il y a bien longtemps que je n'ai vu ou revu un de ces films ; j'ai aimé, comme vous, Un condamné à mort s'est échappé et, beaucoup, Pickpocket ; il y a aussi la tenue altière et glacée des Dames du Bois de Boulogne. Mais c'est souvent ennuyeux et guindé, ausssi.

Et ce que j'ai apprécié (sans véritable grande passion, ni émotion) tient-il encore la route ? est-ce que ça ne va pas apparaître, avec le temps, comme profondément archaïque, dans son austérité ?

On verra bien puisque plusieurs DVD sont annoncés…


Répondre

De Alissmakbill, le 5 septembre 2005 à 15:17
Note du film : 6/6

Moi je l'ai beaucoup aimé ce film. Je l'ai revu il n'y a pas longtemps. Un cinéma comme on en voit plus beaucoup. Anne Wiazemsky y est très belle et très émouvante. Et puis je profite de ce forum pour m'étonner auprès de Monsieur Arca. Vous dites que vous n'avez pas envie de voir Toutes ces belles promesses le prix Jean Vigo de Jean-Paul Civeyrac, or ce film est justement une oeuvre adaptée d'un roman d'Anne WIazemsky (Hymnes à l'amour). Alors vous êtes sûr, vous ne voulez vraiment pas voir ce Civeyrac? Ah! si j'avais le don de vous convaincre…


Répondre

De Arca1943, le 5 septembre 2005 à 15:43

C'est que la méthode que vous utilisez pour me convaincre obtient l'effet diamétralement opposé. En outre, j'ajoute que le fait d'être une bonne comédienne n'implique pas du tout que l'on soit un bonne prosatrice, ni vice-versa.


Répondre

De Montecristo, le 7 septembre 2005 à 17:06
Note du film : 6/6

Au hasard Balthazar est évidemment un chef d'oeuvre, je suis un inconditionnel absolu de Bresson. Anne Wiazemsky est formidablement belle dans ce film. Mais elle y doit certainement son aura au talent de Bresson. Ce dernier considérait d'ailleurs les acteurs comme des modèles et non des comédiens. Pour cette raison, il est difficile de décréter si oui ou non Anne Wiazemsky est une bonne comédienne. Quant à ses talents d'écrivain, il me faut confesser que j'ai été moins convaincu par le roman "Hymne à l'amour" que par le Toutes ces belles promesses que Civeyrac en a tiré. Mais peut être est-ce parce que je m'intéresse d'abord au cinéma.


Répondre

De Impétueux, le 23 décembre 2008 à 08:17

Pour remettre, en cette quasi-veille de Noël, cent sous dans la machine, je ne résiste pas au plaisir de citer les rosseries délicieuses et pertinentes d'Henri Jeanson sur l'ectoplasmique cinéma de Robert Bresson, et notamment sur Au hasard Balthazar qui, lors de sa sortie, ne fit, selon le grand scénariste et dialoguiste que traverser en flèche les écrans dans l'indifférence générale.

Jeanson s'emparant d'une interviouve télévisée de Bresson où le psychotique réalisateur de tant de fariboles ennuyeuses avait déclaré L'idéal, pour moi, serait de ne rien montrer, embraye en un réjouissant Le rêve de M.Bresson est de tourner sans pellicule, sans acteurs, sans paysage, un film inexistant. Qu'il se rassure : c'est ce qu'il a toujours fait !.

Comme il nous manque, Jeanson !


Répondre

De kfigaro, le 23 décembre 2008 à 09:25

Le "Journal d'un curé de campagne" (pour citer celui que je préfère) était tout de même très émouvant et plutôt loin de l'esthétique "ectoplasmique" que vous évoquez… En tout cas, je lui trouve du "corps".


Répondre

De vincentp, le 27 décembre 2008 à 22:54
Note du film : 5/6

Un très beau film, sur la condition humaine, superbement écrit et filmé, mais qui flirte aussi -sans y tomber- avec le précipice de la création artistique, qui fait qu'un récit devient abscons, ésotérique, compréhensible seulement par celui qui l'a initié.

…Je conteste amicalement le qualificatif de "guindé" attribué avec hardiesse par notre célèbre chroniqueur Impétueux, à l'œuvre de Robert Bresson… Mais il est vrai que pas un zest d'humour ne traverse l'œuvre de ce cinéaste (comme celle de Tarkovsky, dont l'univers est proche thématiquement). Mysticisme, spiritualité, des individus en souffrance en sont les ingrédients récurrents. Des univers réfléchis et assumés pour une partie, mais fruits de l'inconscient de leurs auteurs pour une autre partie. Ceci est parfaitement détectable quand on s'intéresse de près aux interviews accordées par Bresson, Tarkovski (idem aussi pour Antonioni). Dans le bonus dvd de Au hasard Balthazar, Bresson précise ainsi comment le sens du film se dégage lors du montage du son et des images, lequel est fonction du "rythme" de l'histoire (comme pour Tarkovsky), et également -ceci est dit en filigrane- de sa représentation du monde.

Et voilà en tout cas un film qui a influencé le célèbre professeur Civeyrac, figure emblématique du forum de dvdtoile…


Répondre

De Torgnole, le 16 janvier 2009 à 11:14

J'avoue avoir du mal à cerner les raisons de ces relents acides adressés aux artistes qui réalisent des oeuvres personnelles. Si certains n'arrivent pas à saisir toute la philosophie, les émotions multiples qui se dégagent de ces oeuvres, tant pis pour eux! Si les simplets ont besoin d'une histoire pour apprécier leur fifilm, ce handicap de sensibilité poétique ne leur permet pas pour autant de cracher sur ce qu'il ne comprennent pas et ne comprendrons jamais. Hélas, les plus pédants veulent toujours avoir un avis sur tout, même ce qu'ils ne comprennent pas, ou pire, ne connaissent pas…


Répondre

De Impétueux, le 16 janvier 2009 à 16:36

Et moi, Torgnole, j'avoue avoir du mal à comprendre votre acidité, qu'elle s'adresse à moi ou à Henri Jeanson ; admettons que ce soit à moi (parce que, si vous vous attaquez à Jeanson, je crains que vous n'alliez chercher un peu trop haut vos défis ; faut être réaliste, tout de même !).

Nous sommes ici sur un site d'amateurs de cinéma ; d'amateurs passionnés, certes, mais d'amateurs tout de même ; ce qui nous donne le droit absolu de dire, avec ou sans mauvaise foi, et du moment que nous écrivons en français et respectons un bon nombre d'interdits (ceux qui, par exemple, tombent sous le coup des lois), le droit absolu, donc, d'encenser ou de vilipender tous les films et tous les artistes que nous souhaitons sans aucune retenue.

Nous pouvons donc, entre nous, nous moquer de nos choix, de nos aversions et de nos préférences ; je peux m'amuser du fait que vous appréciez les dessins animés japonais ; de là à en déduire que vous êtes un esprit simple, un inadapté social, ou un dangereux psychopathe… c'est un pas que je ne ferai en aucun cas ; merci de me rendre la pareille et de ne pas estimer que, puisque je n'apprécie pas Robert Bresson, je suis un pauvre type dénué de toute sensibilité et de toute capacité poétique.


Répondre

De vincentp, le 13 juillet 2011 à 23:25
Note du film : 5/6

Sujet : modernité de Robert Bresson.

De passage sur ebay, je tombe sur l'annonce suivante :

"Magnifique âne de provence , entier âgé de 7ans . idéal reproduction ou compagnie . bon mental , affectueux , donne le pied facilement . habitué aux enfants et à tout types d'animaux"

Mise à prix : 400 euros.

La vie d'un âne, animal pourtant si intelligent, ne vaut pas grand-chose… Ceci me désole.

((http://i.ebayimg.com/00/$(KGrHqR,!iIE3Qwy-95PBOHB0M0IUQ~~_21.JPG))


Répondre

De vincentp, le 14 juillet 2011 à 08:44
Note du film : 5/6

Peut-être pouvons nous lancer une souscription pour l'acheter et le placer en pension dans le jardin de Alholg. Balthazar deviendrait la mascotte de dvdtoile.com (et peut-être modérateur du site ?).

Car selon Béatrice Michel et Hanno Wurbel, deux ethnologues suisses ayant baigné plusieurs années dans l'univers asin : "L'âne est moins soumis que le cheval. Sa structure sociale lui permet de s'adapter à tous types de situations"

L'âne semble têtu parce qu'il n'avance plus ou lent parce qu'il est hésitant, son comportement traduit en réalité prudence, attention et circonspection. Eh bien oui ! Avant de se lancer en terrain inconnu douteux, l'âne réfléchit, flaire, tâte du sabot, évalue la faisabilité et la sécurité du parcours. Intelligence, prudence et personnalité font de l'âne un insoumis. Il n'obéit jamais, et même "a horreur des despotes", comme le dit Pascal Fontenelle, éleveur et organisateur de randonnées

((http://i.ebayimg.com/00/$(KGrHqEOKkEE3tI)5yN(BOHB0MBseg~~_21.JPG)) Notre ami Balthazar, dont la mise à prix est fixée à 400 euros.


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.027 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter