Forum - Les Petits riens - Petits riens, petits films
Accueil
Forum : Les Petits riens

Sujet : Petits riens, petits films


De Impétueux, le 3 avril 2009 à 23:26
Note du film : 3/6

Mon 3 est un peu complaisant et, à dire vraiment, Les petits riens ne valent pas la moyenne, hors quelques moments réussis, et quelques mots d'esprit assez rosses et bienvenus qui doivent tout à la tradition du boulevard et de la comédie de mœurs. C'est que le scénariste et dialoguiste, Yves Mirande est directement issu de ce monde-là et ne se refuse aucune séduisante facilité.

En fait, c'est du sous-Guitry ; ça commence un peu comme Faisons un rêve, à une soirée de gens du monde, en habit ou en smoking, jouant au bridge et bavardant frivolités puis évoquant, chacun à leur tour les petits riens qui leur ont valu aisance ou fortune, vieux procédé des récits dans un cadre vague, prétexte à sketches inégaux (et là aussi, on songe au Guitry de La vie à deux, par exemple).

Le seul charme de ces films de bric et de broc est l'originalité éventuelle des anecdotes – et là on n'est guère servi – et surtout les numéros d'acteurs, inégaux par nature, mais plutôt réussis…

Un jeune peintre de grand talent (Claude Dauphin) n' été reconnu que parce qu'il a glissé sur peau de banane et que le tableau qu'il transportait est tombé dans les mains d'un journaliste esthète qui l'a ainsi découvert et lancé ; un petit employé (Fernandel), dupé par un ami de régiment, sympathique fripouille (Jules Berry, évidemment), gagne finalement des millions en Bourse (autres temps, on le voit !) ; un jeune pion de collège (Andrex) écrit pour le théâtre, est poussé à présenter sa pièce par son meilleur ami, compositeur de musique (et c'est Jean Daurand, qui fut plus tard, les traits burinés et le teint terne, l'Inspecteur Dupuy, immuable adjoint du Commissaire Bourrel des Cinq dernières minutes) ; le pion est le fils de braves gens concierges d'un immeuble très bourgeois qui frémissent de voir leur rejeton délaisser la sécurité de l'enseignement pour les aléas de la scène : on retrouve là le discours férocement gagne-petit du ménage Grenaison dans Entrée des artistes que Louis Jouvet ridiculisera si cruellement) ; il y a dans ce sketch, qui est sans doute le meilleur du film, un dîner grand-bourgeois où l'un des convives (l'alors jeune Louis Arbessier) se conduit avec tant de morgue et de répugnante suffisance avant d'être, lui aussi, ridiculisé, que le populo spectateur des Petits riens devait en frémir d'aise…

Un sketch bien banal joué par Mirande lui-même, Simone Berriau et Suzy Prim, d'une bien grande banalité vaudevillesque de duperie matrimoniale finalement bien-pensante ; puis un invraisemblable numéro de Cécile Sorel, immense vedette de la Comédie Française, du Casino de Paris et de la vie mondaine du demi-siècle, qui, à 69 ans en 1942, roucoule, lance des œillades, fait la coquette et paraît exercer une fascination absolue sur de larges troupes d'admirateurs passionnés ; enfin une prestation simplement honnête de Raimu, richissime et bêtement amoureux de sa secrétaire qui accepte de l'épouser pour assurer les vieux jours de sa mère, alors qu'elle en aime un autre… La secrétaire, c'est la délicieuse Janine Darcey (précisément une des vedettes féminines d'Entrée des artistes) ; c'est peut-être bien grâce à son frais minois et à son joli sourire que ma note a pu atteindre la moyenne, finalement…


Répondre

De denis/, le 4 avril 2009 à 07:48

tres facile de critiquer: MIRANDE RESTERA COMME L'UN DES SCENARISTES ET REALISATEURS QUI AURA MARQUE SON EPOQUE. la merveilleuse journee 1932; baccara; a nous deux madame la vie; messieurs les ronds de cuir; ect . Nos realisateurs et cie ont de la graine à prendre .


Répondre

De Impétueux, le 4 avril 2009 à 10:17
Note du film : 3/6

Pour une fois, je vous réponds, denis/, habituel crétin ignare à pseudonymes fluctuants, avatar ronchon des tarés qui polluent le site ; je vous réponds, puisque c'est la veille des Rameaux, mais je vous effacerai tout à l'heure, ou ce soir, ou demain, ou peut-être jamais, si ça me chante…

C'est vraiment ne pas savoir lire ou plutôt faire preuve d'une de ces mauvaises fois qui ressemblent à de la bile amère que de voir dans mon propos une critique vive du sympathique Yves Mirande ! Et être un Guitry de moindre format n'est nullement insultant, nullement…

Vous citez, au rang de ses films – dont vous allez chercher la nomenclature sur notre site ou Imdb, sans évidemment les avoir vus et moins encore commentés – vous citez Messieurs les ronds de cuir sur qui je déposerai prochainement un message, et Baccara, de qui j'ai déjà parlé, lui trouvant, d'ailleurs – est-ce étonnant ? – une parenté avec le Guitry de Ils étaient neuf célibataires

Si vous étiez autre chose qu'une pauvre nullité solitaire et frustrée, nous pourrions bavarder sur ressemblances et dissonances des deux auteurs ; mais vous n'êtes rien que frustration baveuse.

Fichez le camp : vous ne faites pas le poids.


Répondre

De Romuald, le 4 avril 2009 à 13:59

Mais c'est votre faute aussi, Denis/ !! On ne sort pas des trucs pareils la veille des Rameaux quand on sait que l'Ecclésiaste rôde !! Et pourquoi pas Godard !

                                      pour \Lagardère

Répondre

De Crego, le 4 avril 2009 à 15:13

Qu'est ce qu'il peut y avoir comme dingues, quand même…


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.033 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter