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Forum : Le Jour où la Terre s'arrêta

Sujet : Avis


De PM Jarriq, le 27 mars 2009 à 20:51
Note du film : 3/6

Un remake peu nécessaire de plus, dont effectivement le message rejoint celui d'un autre remake (raté) Invasion : la terre ne se porterait-elle pas mieux, sans l'être humain ? Intéressante question, développée sans originalité ici, et mal défendue par l'inexpressif Keanu Reeves, qui traîne son ennui, et ne fournit que le strict minimum syndical. Jennifer Connelly semble un peu trop subtile pour ce genre de film, et un John Cleese vieilli, apparaît brièvement en prix Nobel.

Les F/X numériques sont peu impressionnants (surtout le géant qui sort la réplique légendaire "Klaatu barada nikto"), et la chute déçoit étrangement. Le revirement de l'alien est tiré par les cheveux. Seul détail amusant : en partant, il n'oublie pas de couper l'électricité et toute forme de confort moderne !

Etrange tout de même de constater que Reeves semble, après Matrix, Johnny Mnemonic ou Constantine, être devenu l'icône n°1 de la SF. Chaque époque a le Charlton Heston qu'elle mérite…


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De Arca1943, le 27 mars 2009 à 23:00
Note du film : 3/6

« l'inexpressif Keanu Reeves, qui traîne son ennui, et ne fournit que le strict minimum syndical »

Oser critiquer cet acteur, lui qui est au moins de la trempe d'un Barry Newman, d'un Chad Everett !


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De PM Jarriq, le 28 mars 2009 à 08:38
Note du film : 3/6

Ou d'un Troy Donahue.


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De Arca1943, le 24 janvier 2010 à 15:51
Note du film : 3/6

Capable de supporter Keanu Reeves (en me disant que s'il est inexpressif, ça fait partie du personnage, un extra-terrestre peu habitué à se balader dans un corps d'humain), je supporte beaucoup plus mal un scénario défectueux : comme le note Jarriq, la conversion soudaine de M. Klaatu est tirée par les cheveux. C'est que les événements qui mènent à cette conversion manquent de poids dramatique, il aurait fallu tout un roman à l'issue duquel la nature humaine lui serait apparue dans une lumière nouvelle. Ici, on a quoi ? Le petit garçon belliqueux mais sympa et sa maman aux yeux profonds. C'est mince. Les scénaristes auraient dû aller jusqu'au bout de leur logique ; et à la fin, tout le monde meurt, comme dans Strangelove !

Cela dit, c'est regardable. Le coup du nuage d'insectes métalliques est un fléau imaginatif. Par contre, puisque Klaatu est transplanté dans un corps d'humain, comment se fait-il qu'il puisse traverser cette tempête sans être désintégré ? Ça n'est pas très logique.


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De vincentp, le 20 octobre 2011 à 23:13
Note du film : 0/6

Klaatu barada niktou !

"Regardez les films hollywoodiens produits au cours des années trente à soixante-dix, mais n'allez pas au-delà" ! (propos traduit par Vincentp)

C'est avec ce cri du coeur que Klaatu, extraterrestre et cinéphile, débarque sur Terre en 2008. Son message : prévenir les terriens des dangers liés à la débilité des films hollywoodiens contemporains, plus vides en idées que l'espace intersidéral. Klaatu nous invite à regarder en contrepartie Anthony Mann, John Ford, Raoul Walsh, Howard Hawks, John Huston, Nicholas Ray, Vincente Minnelli et tant d'autres auteurs, mais surtout pas leurs tristes et pénibles descendants qui "Barada Niktou" sur leur passage !


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De verdun, le 20 octobre 2011 à 23:36

Je souscris sans peine à l'appel de Klaatu..


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De verdun, le 24 octobre 2011 à 20:57

Excellente chanson d'ailleurs….


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De Arca1943, le 24 octobre 2011 à 21:17
Note du film : 3/6

« Et j'en oublie… »

Gentle Giant, Triumvirat, UK, PFM, Camel et bien entendu (mauvais français !) Gong et Magma !


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De vincentp, le 24 octobre 2011 à 22:15
Note du film : 0/6

Regardez-moi ces papys nostalgiques….

J'ai un blu-ray de "The moody blues" (live at the isle of wight festival -1970) à regarder et vous en dirai des nouvelles…

Mais c'est bien connu, rien ne vaut la new-wave : New Order et surtout : Blondie.

Pendant que les copains de Alholg et Arca1943 poussaient la chansonnette, Deborah Harry (en brun ci-dessous) fourbissait ses armes dans "the wind in the willows" (1968) en compagnie de barbus d'époque authentiques.

Même Klaatu du fonds de sa galaxie a depuis entendu Blondie ! (Je n'en suis pas aussi sûr pour les amis de Arca1943).

Et même le terrien Ringo Starr a déclamé de son côté le si fameux "Klaatu barada niktou" ! Pas de doute, le cinéma et la musique vont de pair !


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De Arca1943, le 25 octobre 2011 à 03:36
Note du film : 3/6

Quelle nostalgie ? Sachez jeune homme que Van Der Graaf Generator est un groupe du XXIème siècle, qui continue de nous faire dresser les cheveux sur la tête après une toute petite interruption de pas même 30 ans (1976-2004). Cela dit, après le double album Present (2004) et son superbe live Real Time (2005), le plus émouvant des groupes dits "progressifs" (ah, cette étiquette) a perdu son saxophoniste, l'incomparable David Jackson. Depuis lors, la texture sonore de Van Der Graaf Generator, passé d'un quatuor à un trio (orgue, guitare ou piano et drum) pour ses deux derniers disques (Trisector (2008) et A Grounding in Numbers (2011), rend un son nettement plus prog, désormais que les orgues de Hugh Banton prédominent sans partage. Même si les textes chantés par Hammill gardent toute leur force, l'absence du déchirant sax de Jackson diminue quand même un tantinet ce qui a toujours fait l'originalité du groupe par rapport à tant d'autres dits "prog" : l'émotion. J'ai même connu un bluesman qui aimait VDGG, ce qui en dit long. (On ne saurait imaginer ELP ni même Genesis se mettant les tripes à l'air comme dans La Rossa).

Pour l'anecdote, j'ai eu l'oreille tellement habituée à cette texture sonore orgue-saxophone que quand, dans le jazz, est arrivé le trio Medeski, Martin & Wood (orgue-basse-drum), j'ai eu de la difficulté avec leur son. Je me disais : « Hé, mais il manque quelque chose, il n'y a pas de saxophone pour aller avec cet orgue ! Alors que orgue et saxophone, voyons, c'est le B-A-BA, c'est fait pour aller ensemble ! Ce trio devrait être un quatuor ! » Pourtant, j'ai fini par m'habituer l'oreille à ce jazz, et de même avec le rock du "nouveau" VDGG.

Quant à l'époque du new wave que j'ai aussi intensément vécue : un changement d'époque et de style à vitesse grand V, surtout si l'on pense que j'ai découvert VDGG, Genesis, King Crimson etc, sur disque ou en concert, en 1975-76, et qu'à la fin des années 70 – trois ans plus tard, quoi – survenaient des choses comme Real to Real Cacophony de Simple Minds. J'étais en fait plus cold wave que new wave pour être exact : The Cure, Bauhaus, Joy Division, This Mortal Coil (sorte de précurseur de Dead Can Dance)… Mes souvenirs les plus forts sont liés à Feline des Stranglers, véritable miracle du genre. Kraftwerk n'était jamais loin, et plus tard The Art of Noise. Le seul "pont" d'un univers musical à l'autre était la nouvelle mouture de King Crimson avec le trio Discipline, Beat et Three of a Perfect Pair et Peter Hammill avec Sitting Targets. Au même moment surgissaient aussi d'autres musiques étranges : Philip Glass ( ah ! The Photographer), Laurie Anderson (Big Science), Meredith Monk… Je me rappelle que dans mon premier loft, en 1983, j'écoutais continuellement deux coups de coeur ô combien disparates : Art Zoyd (Symphonie pour le jour où brûleront les cités) et The Durutti Column (Circuses and Bread), entrecoupés à l'occasion de rock industriel et d'un peu de Police (Ghost in the Machine).

J'étais d'autant plus musique alors que le cinéma devenait de moins en moins bon, prenant souvent une allure clinquant cheapo qui me mettait en rage.


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De vincentp, le 25 octobre 2011 à 09:34
Note du film : 0/6

Certes, nombre de groupes du début des années 70, ayant conquis des fans, continuent d'exercer aujourd'hui. J'ai un blu-ray de Emerson Lake and Palmer, et un hd-dvd de Cream, correspondant à des concerts contemporains : j'en glisserai un mot d'ci la fin de l'année, c'est promis.


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De vincentp, le 25 octobre 2011 à 09:52
Note du film : 0/6

Il s'agit effectivement des deux titres que tu indiques. J'ai aussi un hd-dvd de Pat Metheny à voir. Tout ce beau monde est pour le moment en file d'attente devant mon téléviseur !


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De Arca1943, le 25 octobre 2011 à 16:54
Note du film : 3/6

« Schématiquement, VDGG se situait à l'inusitée confluence du Velvet Underground et de John Coltrane. »

Voilà qui est fort bien résumé. Ce qui est particulier toutefois, c'est que les lignes de saxophone ne s'enchaînent vraiment pas selon une logique "jazz". Peut-être qu'un peu de Boleas Panic (rare exemple d'instrumental par VDGG, sans recours à la voix)'' pourrait illustrer mon propos  ?

[http://www.youtube.com/watch?v=QWaHNjCk1(..)]


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De Arca1943, le 25 octobre 2011 à 18:14
Note du film : 3/6

C'est ma foi vrai ! Van Der Graaf Generator à l'ombre tutélaire de Coltrane, voilà qui n'est pas pour me déplaire…


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