Forum - La Grande vadrouille - Vous aimez tout ce qui est bon? C'est très mauvais
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Forum : La Grande vadrouille

Sujet : Vous aimez tout ce qui est bon? C'est très mauvais


De RdT, le 1er mars 2006 à 16:20

Et grâce qu mélomane Oury on s'esbaudit de la musique de Auric un compositeur de mélopées aériennes et tranparentes qui n'empêchent nullement d'être Beba d'admiration devant Bourvil et de Funès. Talents insubmersibles qui sont à Chaplin et Keaton ce que la Panhart est à la Buick…

Mais comme écrit Jean de Tinan : «L'aigre ange fade rouille, quand Colette Brosset touille»


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De jipi, le 11 avril 2007 à 16:49

Le pic de ce film ne serait-il pas la savoureuse apparition de Mary Marquet avec cette magnifique réplique Vous aimez tout ce qui est bon? C'est très mauvais !. Ouf l'oeuvre est sauvée.


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De hamsya, le 5 mars 2009 à 11:00

Bonjour. Est-ce quelqu'un sait où été tournée la scène des bains turc dans "La grande vadrouille"? Est-ce que ce bain turc existe réellement ou a existé?


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De Romuald, le 5 mars 2009 à 13:44

Les bains Turcs existent depuis le temps des Romains…Aujourd'hui, et même à l'époque du film, ils se faisaient rares. Ils ont connus leurs états de grâce dans les années vingt, à la belle époque. Je ne sais pas exactement ou cette scène fut tournée. Dans un des derniers hammans parisiens peut-être. Mais en consultant un site Louis de Funès, en fouinant bien, vous devriez arriver à le savoir exactement…

                                                         pour Lagardère.

PS : Recherche faite, la scène fut tournée dans le Hamman de la mosquée de Paris , dans le cinquième arrondissement !


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De Impétueux, le 22 décembre 2014 à 22:55
Note du film : 3/6

Que La grande vadrouille ait été pendant des années le plus grand succès du cinéma français et que certains en parlent encore avec émotion laisse tout de même un peu perplexe, voire un peu gêné. En 1966, date de sa sortie, nous connaissions déjà Le cave se rebiffe, Les tontons flingueurs, Cent mille dollars au soleil, Les barbouzes, c'est-à-dire la meilleure veine de Michel Audiard et nous sommes allés nous extasier devant le cinéma spectaculaire et falot de Gérard Oury ? C'est bien vrai ?

Oui, c'est vrai, j'y étais et je me rappelle encore que j'ai vu La grande vadrouille au Royal Pathé, à Grenoble et que j'en avais été ravi ; après Le corniaud et avant Le cerveau, on nageait dans de la vaste comédie tournée avec des moyens importants et des acteurs épatants. En plus ça n'avait rien d'égrillard ou de dégradant. C'était du pot-au-feu solidement calé, des histoires où on pouvait venir en famille. Le succès n'avait rien d'étonnant et il n'y avait pas de raison que ça ne continue pas avec la folie des grandeurs, Rabbi Jacob, La carapate, L'as des as ; ensuite, ça a été bien plus incertain…

Je n'avais pas revu le film depuis au moins trente ans et je me le suis infligé sans déplaisir mais avec un certain scepticisme : j'ai trouvé que c'était bien longuet, que ça avait beaucoup vieilli. Si Bourvil (prioritairement cité au générique) et Louis de Funès sont, chacun dans son registre, absolument parfaits, s'il y a, ici et là, les éclats jetés par, en vrac, Marie Dubois, Mary Marquet, Jacques Bodoin (grandiose Méphistophélès du début), si quelques gags font mouche, c'est interminable et ça manque terriblement de rythme.

Beaucoup de scènes sont démesurément étirées et font des clins d’œil sans finesse aux spectateurs (le bain turc, la poursuite avec jet de citrouilles sur les poursuivants allemands, la méprise due à un numéro de chambre mal cloué, qui transforme le 9 en 6 et qui amène les deux héros à se tromper de chambre) : on a la sensation que le réalisateur ne veut perdre aucun des effets trouvés par le scénariste et qu'il souligne trois fois le trait, en pressant le citron, si l'on veut. Et puis des chutes, des quiproquos, des cabrioles, comme au cinéma muet, des lourdeurs gênantes, comme le face-à-face du chef du commando, Big Moustache (Terry-Thomas) avec un phoque au zoo de Vincennes, comme le déguisement en fille de joie d'un des aviateurs anglais qui, dans une rue chaude des Halles conduit des passants émoustillés à choir dans le trou d'une bouche d’égout et à se faire dépouiller de leurs vêtements : c'est aussi mauvais que Les sous-doués en vacances

Heureusement l'antagonisme des caractères Bourvil/Funès réserve d'excellents moments, la gentillesse râleuse de l'un mettant admirablement en valeur la persécution tyrannique de l'autre : l'échange des chaussures, des bicyclettes, les postures et les mimes, quelques traits de dialogue percutent bien.

De là à avoir été – à demeurer ? – un film mythique !…


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