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Forum : Cinema Paradiso

Sujet : Une merveille


De liema, le 11 mai 2004 à 00:04

Ce film, c'est une merveille ! A voir en italien, c'est encore mieux !


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De Arca1943, le 11 mai 2004 à 10:27
Note du film : 6/6

Meilleur en italien? C'est vrai que les Italiens sont des doubleurs extraordinaires… la synchro est vraiment au poil, comme pour Mes chers amis, également avec Noiret.


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De lc, le 3 février 2005 à 20:59

Salvatore retrouve-t-il Héléna lors de son retour en Sicile pour l'enterrement d'Alfredo ou ai-je rêvé cette scène?


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De PM Jarriq, le 4 février 2005 à 17:39

J'ai rencontré pas mal de gens qui préfèrent ce film en italien. Et je crois savoir pourquoi : le jeu de Noiret est bien plus énergique avec une autre voix ! On a presque l'impression de le redécouvrir.


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De locweb, le 10 août 2005 à 11:07

Bonjour,

la version francaise TF1 du DVD est tronquée, il manque toute la fin du film lorsque toto retrouve son amour de jeunesse.

Q'est devenu Salvatore Cascio 15 ans après ?


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De starlight, le 6 octobre 2006 à 17:54
Note du film : 5/6

Quand va-t-on se décider à ressortir la version intégrale de ce film ?… Tous ceux qui l'on vue ne pourront qu'être d'accord sur la beauté des 15 dernières minutes, donnant à l'histoire toute son ampleur… Ceci est d'autant plus étonnant que de nombreux vidéophiles rencontrés chez les disquaires parlent d'une hypothétique sortie "collector"… Faut-il y croire ??


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De starlight, le 17 juin 2007 à 18:19
Note du film : 5/6

Parlons peu, parlons bien !… En se baladant sur différents sites "commerciaux", on trouve une réédition de mars 2007, version longue (285 minutes), audio italien et sous titres anglais… le tout en "dolby 5.1"…

Il s'agit d'un coffret de 4 disques (les 2 versions comparées + le CD de la musique du film)… Le prix est par ailleurs "attractif" !…

Mon propos (avant de me lancer dans l'acquisition de ce "bijou") est de savoir si l'un de nos amis internautes a eu l'occasion de visionner ce support… et connaître sa réaction !… L'talien (que je connais peu) + le sous-titrage anglais devraient me permettre de faire mon bonheur… sachant que je n'ai plus envie d'attendre une hypothétique sortie (version longue) en VF !


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De Arca1943, le 17 juin 2007 à 19:35
Note du film : 6/6

De toute façon, je ne crois pas qu'il existe de VF pour la version "longue".


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De PM Jarriq, le 17 juin 2007 à 20:01

Après avoir défendu la VF pour Les nouveaux monstres (je ne m'en remets pas !), voilà que Arca soutient les versions tronquées ? Dois-je y déceler un brin (mais alors, un tout petit brin) de provocation ?


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De Arca1943, le 17 juin 2007 à 20:03
Note du film : 6/6

Remarque provocatrice que j'ai effacée… trop tard ! Mais rappelons que c'est cette version courte qui a conquis le monde. À sa sortie en Italie, ce film a été un flop absolu – incroyable mais vrai. Heureusement, le vieux producteur Franco Cristaldi ne s'avoua pas vaincu et demanda à Tornatore un remontage radical de ce qui avait été tourné, recentré sur l'histoire du cinéma et non sur l'histoire d'amour. Le résultat final, on le sait, fut un véritable miracle, un phénomène de foule. C'est un grand film populaire, mais en faisant sauter les retrouvailles – plutôt roman-savon – avec Elena, il échappe quelque peu à la convention et nous laisse délibérément un grand trou dans le coeur qui ne dessert pas le film, tout au contraire. Dans la vraie vie, on ne retrouve pas forcément nos grands amours de jeunesse. Donc on ne reverra plus Elena… sauf sur pellicule. Et c'est cette version-là qui a été Cinéma Paradiso pendant des années, jusqu'à ce qu'on exhume ce director's cut qui, en comblant certaines ellipses de la première version, lui enlève aussi un part de mystère. Le succès planétaire a été obtenu par la version "courte" et pour moi, Cinéma Paradiso c'est bien cette version-là. L'autre est une curiosité pour cinéphiles.


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De Impétueux, le 11 novembre 2007 à 00:18
Note du film : 4/6

Je viens à l'instant de découvrir ce joli film (que j'ai passé juste après Horribilis : mon éclectisme m'émerveille) et je découvre en tapotant sur ce fil de discussion qu'il existe donc une version où Salvatore revenu au pays retrouve Elena !

Mais quelle idée ! C'est bien plus beau ainsi, bien plus déchirant et surtout bien plus juste ! Qu'il y ait une part féérique dans le film, je ne dis pas le contraire, mais les fééries des grandes personnes ne sont pas celles des petits enfants, que diable ! La mystique des retrouvailles heureuses après les déchirements est celle des feuilletons larmoyants et des romans-photos…

Laissons Salvatore meurtri par ses blessures éternelles, blessure du départ d'Elena, blessure de la disparition de son père, blessure de l'incendie du cinéma, blessure de la mort d'Alfredo, blessure écorchée de toute sa vie…


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De Arca1943, le 11 novembre 2007 à 00:30
Note du film : 6/6

Et voilà. Dans un bon scénario, s'il ne faut pas ouvrir trop de portes, il faut se garder aussi de toutes les refermer. Le premier Cinema Paradiso, dans sa version concise, avec ses merveilleuses ellipses qui font la force et la profondeur du récit, voilà le grand film. La manie des director's cut est ici comme un cheveu sur la soupe, elle fait oublier que dans tout art narratif la concision est une vertu cardinale. Comme dit le proverbe américain, when it ain't broken, don't fix it.


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De starlight, le 11 novembre 2007 à 09:35
Note du film : 5/6

Je me réfère à mes précédents commentaires… j'ai donc commandé le coffret (provenance UK)comprenant 3 DVD (parlé en italien et sous-titré en anglais) et le CD de la musique du film.

Mon idée première était de "tomber" sur la version longue avec la fin que l'on connait. L'intérêt de ce coffret est que nous avons les 2 versions remasterisées, avec un son amélioré en 5.1… et puis disons-le tout de go, cette édition "de luxe" avec un DVD consacré à divers "bonus" est des plus attrayante, pour un prix de 15 euros !

Je ne vois pas pourquoi j'irais dépenser le même prix pour une édition "française" présentée à la "va vite" !… L'italien est une langue que j'aime entendre (je ne la comprends pas mais cela ne me gène pas… j'ai les sous-titres en anglais) et l'ensemble donne un rythme nouveau à ce film ; rythme que je ne connaissais pas.

Après toutes ces années sans avoir visionné ce chef-d'oeuvre, j'ai un oeil nouveau sur l'approche qu'il faut lui donner… et là je rejoins ARCA… Je m'attendais à frémir de bonheur en revoyant Helena… et bien non !… La version courte nous permet de rêver et de se concentrer sur le thème principal du film : l'amour du cinéma… Vivre avec son passé dicrètement, avec une nostalgie mesurée que les autres ne peuvent pas toujours comprendre, est le lot de tout un chacun…

Cela dit : je ne regrette nullement mon achat pour les raisons sus-évoquées…


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De fretyl, le 11 novembre 2008 à 21:02
Note du film : 5/6

En regardant hier soir ce film, je me suis aperçu d'une chose qui n'a été mentionné nulle part et qui pourtant est assez frappante, personne n'a remarqué que le rôle de Jacques Perrin dans Cinéma paradiso est quasiment le même que celui qu'il joue dans Les choristes.

A peu de choses près ; sauf que dans Les choristes, Perrin ne devient pas un grand cinéaste mais un chef d'orchestre à New-York et dans les deux sens le destin des personnages a été due à une personne chaleureuse et humaniste.


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De Torgnole, le 19 mai 2009 à 17:54
Note du film : 4/6

Cela m'a frappé également, de même qu'un des enfants au début s'appelle Pépino. La version qui a été diffusée il y a quelques jours sur Arte ne m'a pas laissé indifférent, je m'apprêtais donc à déposer un commentaire à chaud sur Dvdtoile mais que découvris-je? Il existe une version où le personnage de Salvatore retrouve son amour perdu? Cela a mis toute la base de mon message en l'air car je pensais, comme beaucoup sur ce topic, que cette perte était voulue dans le scénario, à l'image de l'impitoyable censure du curé…

Mon commentaire à froid sera donc forcément moins enthousiaste: le film s'étale un peu sur le dernier quart d'heure et pâtit parfois d'un rythme indécis mais l'ensemble reste émouvant sans tirer trop facilement sur la corde sensible même si la musique d' Ennio Morricone tout en étant de qualité est parfois un peu envahissante.


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De Arca1943, le 19 mai 2009 à 18:33
Note du film : 6/6

« Je pensais, comme beaucoup sur ce topic, que cette perte était voulue dans le scénario, à l'image de l'impitoyable censure du curé. »

Mais le film perd beaucoup d'efficacité et de charme dans sa version longue. En convainquant Tornatore d'éliminer tout retour d'Elena et de ramener le film à un format plus concis, le grand producteur Franco Cristaldi a littéralement sauvé le film, qui a fait le tour du monde dans sa version compacte.


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De Torgnole, le 19 mai 2009 à 19:05
Note du film : 4/6

Oui mais est-ce le producteur qui est intervenu dans le montage en rabotant le plus de scènes dispensables ou est-ce Tornatore qui l'a remodelé sous la pression sans avoir à l'esprit que son film y gagnerait? A qui doit-on cette version courte? Je soupçonne que la magie de cette mouture rabotée ne soit que le fruit du hasard, certes, j'entends déjà des "mais c'est ça la magie du cinéma!", pour ma part, j'aime quand les qualités d'un film sont dues aux choix d'une équipe artistique, ça limite le crédit des surinterprétations…


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De Arca1943, le 19 mai 2009 à 19:29
Note du film : 6/6

À la demande et sur les suggestions précises du très expérimenté producteur Franco Cristaldi – Le Pigeon, Salvatore Giuliano, Divorce à l'italienne, Les Camarades, Sandra, L'Affaire Mattei, Amarcord, Le Nom de la rose – Tornatore a remonté son film, qui a alors conquis l'Italie et le monde après avoir été un flop à sa première sortie. Ça n'est pas de la magie, mais du know-how.

La version longue est filandreuse, sans rythme et sans mystère. La courte est de loin la meilleure.


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De Impétueux, le 27 juin 2015 à 21:26
Note du film : 4/6

En fait, il y a trois sujets dans le film et, sans doute, un de trop, parce qu'il devient à un moment donné trop difficile de maîtriser d'une même main les fils qui s'enchevêtrent ou qui s'éloignent . Et, comme le dit excellemment Arca, il ne faut pas ouvrir trop de portes, parce qu'il est bien difficile de les refermer avec la même maestria.

Trois portes, donc, dans Cinema Paradiso, trois orientations tissées ensemble, mais qui n'ont pas une identique puissance et dont le déséquilibre fait boiter le film.

Il y a d'abord l'amitié chaste et magnifique entre le vieux projectionniste Alfredo (Philippe Noiret) et Salvatore, Toto, le gamin fasciné par le cinéma (Salvatore Cascio, l'enfant, éblouissant de naturel, puis Marco Leonardi), une de ces amitiés rares, délicates, émouvantes comme elles peuvent l'être quand elle sont aussi bien représentées que dans Le vieil homme et l'enfant ou Les dimanches de Ville d'Avray, une amitié que les gens graves, les gens sérieux, les gens prudents ne peuvent pas vraiment comprendre.

Puis l'histoire amoureuse de Toto, cet amour éperdu, inconsolable pour Elena (Agnese Nano), finement capté dès les premières minutes de la rencontre où il me semble qu'on voit d'emblée qu'Elena n'a pas pour Salvatore cet immense amour qu'il éprouve pour elle. Qu'elle disparaisse ensuite sans apparente raison (j'évoque évidemment la version courte du film, la seule présentable) ne fait que confirmer l'évidence : le déséquilibre des sentiments est trop intense pour qu'Elena, dès qu'une porte de sortie lui est donnée par le départ de Salvatore au service militaire et par la mutation de son père sur un autre poste, ne se soit pas débarrassée de cet amour pesant, qui la flatte, l'exalte d'une certaine façon, fait vibrer son orgueil, mais n'est pas et n'a jamais été ce à quoi elle aspirait.

Et enfin, dans le film de Tornatore et avant tout, l'évocation de ce qu'a été le cinéma, art absolu, majeur et décisif de presque un siècle, partagé par toutes les classes sociales et toutes les exigences intellectuelles, à des niveaux divers, mais dans une ample communion de plaisirs et de bonheurs, cinéma qui a, un temps, réuni dans une culture commune, des gens qui sont revenus désormais chacun dans leur petite chapelle. Entre tous les films partagés par des gens de toute sorte, qui s'émerveillent que sur l'écran passent les poussières de La chevauchée fantastique, les taudis des Bas-fonds, les mondines de Riz amer, la sensualité de Et Dieu créa la femme, que John Wayne, Jean Gabin, Silvana Mangano, Vittorio Gassman, Brigitte Bardot fassent partie de leurs proches amis, il y a cette fascination du cinéma qui a régné sans partage.

Salvatore, durant une projection en plein air dans son village de Giancaldo, lors de cette longue saison de vacances où il est séparé de celle qu'il aime, rêve à Elena, qui est loin : Quand finira cet été de merde ? Dans un film, tout ça serait fini : on envoie un bel orage et fondu enchaîné…. Comment ne pas rapprocher cela des mots de François Truffaut dans La nuit américaine : Je sais, il y a la vie privée, mais la vie privée, elle est boiteuse pour tout le monde. Les films sont plus harmonieux que la vie, Alphonse. Il n'y a pas d'embouteillages dans les films, il n'y a pas de temps morts. Les films avancent comme des trains, tu comprends ? Comme des trains dans la nuit. Les gens comme toi, comme moi, tu le sais bien, on est fait pour être heureux dans le travail de cinéma.

Il me semble que si Tornatore avait concentré son film sur le cinéma, la fascination qu'il pouvait faire éprouver, la vocation de passeur qu'il pouvait susciter entre un vieil homme et un enfant et évacué le récit sentimental, élégant mais superflu, son film aurait été une parfaite réussite, à la hauteur de ses toutes dernières images, les amours et baisers, précisément de cinéma, censurés et éloignés d'yeux concupiscents par la prudente vertu de Don Adelfio (Leopoldo Trieste) rassemblés par Alfredo/Noiret comme un florilège de toutes nos émotions…


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De Arca1943, le 27 juin 2015 à 22:52
Note du film : 6/6

Tiens, je me rends compte que, tout en en parlant d'abondance, j'avais oublié de mettre sa note à ce film magique.

J'y reviendrai – promis, juré – dans quelques jours, avec un argumentaire de mon cru !


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De verdun, le 29 juin 2015 à 22:28

Tiens je ne l'ai pas encore vu celui-ci…


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