Forum - Les Avaleuses - Coffret empoisonné
Accueil
Forum : Les Avaleuses

Sujet : Coffret empoisonné


De Impétueux, le 30 décembre 2008 à 14:20
Note du film : 1/6

Sur le fil de L'Amour dans les prisons des femmes, j'ai avoué que j'avais acquis pour trois fois rien un coffret de 5 films de Jésus Franco et, commentant après Arca ce petit machin très très médiocre, j'avais indiqué que la version présentée dans ledit coffret était vraisemblablement un porno-soft plein de coupes, ce qui le rendait à la fois incohérent et anodin.

La comtesse noire, en revanche – toujours dans la version présentée dans le coffret, mais il y en a eu plusieurs autres, en fonction du niveau de censure des pays où le film passait – La comtesse noire, est un film presque aussi incohérent, mais nettement plus luxurieux : si ce n'est pas du X complet, c'est tout de même du W, et même du W+++.

Cela posé, qui ne fera frémir que les âmes austères et les yeux pudibonds, qu'est-ce que ça vaut ? Eh bien là encore pas grand chose et je commence à me repentir d'avoir acquis le coffret, sur la foi du (plutôt) bon souvenir des Nuits de Dracula et même des Deux beautés.

J'aime assez le concept de la femme vampire (ah ! Les lèvres rouges d'Harry Kümel et l'histoire baroque d'Erszebeth Bathory dans un des Contes immoraux de Walerian Borowczyk !!) ; je ne suis pas effarouché à l'idée qu'en sus du sang la coquine se nourrisse du fluide sexuel de ses victimes, masculines et féminines ; voir de jolies filles toutes nues n'est pas de nature à me faire abandonner mon écran de télévision ; mais encore faut-il que le vampirisme, la sexualité débordante, la nudité soient au service d'une histoire bien construite et d'une invention captivante ! Sans cela, on tombe vite dans la complaisance roublarde, et si on orne la salacité d'un prêchi-prêcha humanistoïde (Pourquoi suis-je, moi pauvre petite vampire, obligée de semer la mort autour de moi ?) et de considérations puérilement occultistes, on obtient un mauvais film.

Cela dit, il y a quelques petits brimborions intéressants, et notamment les paysages escarpés et, ça et là embrumés de Madère, où le film a été tourné ; il y a aussi – ce qui est assez stupéfiant, dans ce genre de DVD – une longue (une demi heure) interviouve de Franco, qui explique avec humour la multiplicité de ses pseudonymes et qui apparaît comme un type cultivé, intelligent, lettré… Quel mystère !


Répondre

De droudrou, le 30 décembre 2008 à 16:46

Dictionnaire Littré

BRIMBORION

Prononciation : brin-bo-ri-on s. m. Chose sans valeur et sans utilité. Citation : Blancs d'oeufs, lait virginal et mille autres brimborions que je ne connais pas, MOL. , les Préc. 4

Citation : M'ôter, pour faire bien, du grenier de céans, Cette longue lunette à faire peur aux gens, Et cent brimborions dont l'aspect importune, MOL. , F. sav. II, 7

Citation : Une espèce de pyramide sur la tête, garnie de cent mille brimborions, HAMILTON , Gramm. 7

Citation : Je ne désire que les brimborions dont vous me faites l'honneur de me parler, VOLT. , Lettr. Roi de Prusse, 121

HISTORIQUE XVIe s. Citation : Tous tels prestres, qui n'ont nul ouvrage ne loyer qu'à faire marchandise de messes et briborions, CALV. , Inst. 875

Citation : Briborions prières mal prononcées, OUDIN., Le mot de brimborium dont nous usons quand nous disons que quelqu'un dit ses brimborions, vient du latin breviarium, PASQUIER , Rech. VIII, p. 754, dans LACURNE SAINTE-PALAYE

ÉTYMOLOGIE Le sens primitif paraissant être prières, l'étymologie de Pasquier devient très vraisemblable : breviarium, prononcé comme on faisait, breviarion, et estropié en briborion, brimborion. Ce qui rend difficile l'étymologie par bribe, et facile l'étymologie par breviarium, c'est la finale orion, qui s'explique dans la dernière hypothèse et ne s'explique pas dans la première.

Traduction de BRIMBORION : bauble. knick-knack.

Cela dit, il y a quelques petits brimborions intéressants, et notamment les paysages escarpés et, ça et là embrumés de Madère, où le film a été tourné ; il y a aussi – ce qui est assez stupéfiant, dans ce genre de DVD – une longue (une demi heure) interviouve de Franco, qui explique avec humour la multiplicité de ses pseudonymes et qui apparaît comme un type cultivé, intelligent, lettré… Quel mystère !

Ca sent Maréchal Perrin Alakazambamboutsointsoin à plein nez !


Répondre

De Impétueux, le 31 décembre 2008 à 10:04
Note du film : 1/6

Ça sent Maréchal/Perrin/Alakazambamboutsointsoin à plein nez !, écrivez-vous, Droudrou à propos des multiples pseudonymes employés par Jésus Franco !

Hélas ! J'ai écrit que ce réalisateur protéiforme ne manquait pas d'humour, était cultivé, intelligent, lettré ! Toutes qualités qu'on aurait bien du mal à décerner à l'habituel crétin-farfadet de notre site ! J'ajoute que Franco ne m'a pas paru non plus geignard et en recherche d'empathie ! Aucun rapport avec notre niais amateur d'Anouk Aimée !


Répondre

De droudrou, le 31 décembre 2008 à 10:44

Mais… mais… mais vous semblez ne pas avoir beaucoup de… heu… de… enfin… d'attirance pour Anouk ! Je sens que son fan va vous en vouloir un peu plus… mais, plus qu'hier et bien moins que demain, bien sûr !… En ce jour, deux titres de films à retenir : La guerre des mondes et Le jour où la terre s'arrêta ! On pourrait peut être ajouter Duel


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.017 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter