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Sujet : Une réussite incontestable de Raoul Walsh


De vincentp, le 19 décembre 2008 à 18:43
Note du film : 5/6

L'intrigue de The tall men est proche de celle de La piste des géants réalisé par le même auteur, Raoul Walsh, vingt-cinq ans plus tôt. Un personnage (Clark Gable) qui domine la nature, ses contemporains, par sa stature physique, intellectuelle, morale, conduit un troupeau de 5000 bêtes sur une distance de 2500 kilomètres.

Les thèmes typiques de l'oeuvre de Walsh -voir à ce sujet le fil de Victime du destin- y sont brillamment développés. Le cadre naturel du Montana, Kansas, Texas est de toute beauté (magnifié par une image de très belle qualité technique). Les prises de vues, l'interprétation, les dialogues, le scénario sont remarquables. Autre atout : le caractère résolument moderne de cette histoire.

Il ne manque sans doute que quelques petits éléments -un souffle épique plus constant, quelques petites scènes d'un intérêt relatif en moins- pour que cette réussite du genre soit reconnue comme un "chef d'oeuvre".

Plaisir assuré pour les amoureux du western !


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De droudrou, le 19 décembre 2008 à 20:23
Note du film : 4/6

Il ne manque sans doute que quelques petits éléments -un souffle épique plus constant, quelques petites scènes d'un intérêt relatif- pour que cette réussite du genre soit reconnue comme un "chef d'oeuvre".

Cà, Vincentp, c'est toute la différence qui caractérise Raoul Walsh par rapport à John Ford ou Howard Hawks ! C'est aussi ce qui fait que nos autres westerners nous ont laissé de beaux films ou des séries de films avec Randolf Scott comme Bud Weiser… mais que nous ne les citons que par le cadre d'une action sans cesse renouvelée où les héros nous laissent indifférents une fois leurs soucis terminés…

La scène qui me touche le plus et que j'éprouve un plaisir renouvelé à revoir c'est la dernière scène de The searchers : la silhouette de John Wayne qui se détache par rapport au paysage et superbement encadrée par la porte… de la même façon que le film de Hawks, Rio Bravo Walter Brenan (un vieux bougon comme mézigue] et Dean Martin qui partent boire un verre après avoir "recueilli" les collants de Angie Dikinson… tandis qu'une caméra pudique ne nous dit pas ce qui se passe là-haut !


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De droudrou, le 20 décembre 2008 à 07:50
Note du film : 4/6

Je me permets de recompléter mes propos au sujet de The tall men.

Il y a de façon certaine quelque chose qui me gène dans ce film. Doublé français, ça ne respire pas bien. En plus je l'ai vu à l'époque de sa sortie dont les rapports caractéristiques hommes/femmes étaient loin de mes problèmes et, je l'ai déjà dit, il y a des moments pour tout. Je privilégiais donc l'action.

On est quand même dans une confrontation où l'action est secondaire et les grands mouvements de caméra autour des troupeaux ne durent qu'un temps même si nous nous trouvons en présence d'un superbe cinemascope.

Ce qui m'ennuie, entre autres, dans ce film c'est la présence du grand Clark Gable. Depuis Autant en emporte le vent Clark Gable est un mythe à qui on fait porter en permanence le rôle de Rhett Butler, un côté sardonique, l'oeil en coin, la petite scène où il a bu et se montre grossier vis-à-vis des dames qui n'attendent que cela… En plus, ne pas omettre qu'il y a eu des amitiés certaines importantes dans l'environnement de Walsh : Gable, Errol Flynn et d'autres que j'oublie mais de façon réelle on trouve des séries qui caractérisent les rapports entre ces hommes. Je ne citerai pas John Wayne puisque le temps passant, c'est vers John Ford qu'il faut orienter les amitiés. Tout cela crée des cadres et ces mêmes cadres transparaissent dans les films !

Et c'est là, très certainement, le reproche que je ferai à The tall men. Le mythe de Gable sera aussi exploité par John Ford…


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De vincentp, le 20 décembre 2008 à 10:11
Note du film : 5/6

Tu fais bien de compléter, car tes propos d'hier soir, alliant dans un même élan propos existentiels et les bas noirs de Angie Dickinson, n'étaient pas très clairs. Qui est donc ce Bud Weiser ? Budweiser ? Aurais-tu participé à la tournée générale finale offerte dans le saloon par le chef de Les implacables (en photo ci-contre) ? Si tel est le cas, il te sera beaucoup pardonné par les forumers de dvdtoile, par Raoul Walsh en personne qui se rinçait aussi le gosier…


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De droudrou, le 28 mars 2010 à 23:13
Note du film : 4/6

un imbécile a, en son temps" remplacé Budd Boeticher par Bud Weiser afin de faire de l'esprit de sel ensuite ! A sa santé c'est ma tournée ! En ce qui me concerne j'ai revu Les implacables avec grand plaisir appréciant tout autant le titre original que le titre français ! Chose incroyable dans ce film : le personnage de Jane Russel qui prend certainement plus d'importance que les héros interprétés par Clark Gable et Robert Ryan confirmant les suppléments du dvd et cette interview de Bertrand Tavernier qui nous dit quel formidable directeur d'actrices a été Raoul Walsh il n'est d'ailleurs que d'évoquer The revolt of Mamie Stover avec la même Jane Russel insuffisamment traduit par Bungalow pour femmes dans son titre français- Et bien vrai qu'ayant vu ces jours derniers des images de The big trail du même Walsh certaines scènes des Implacables apparaissent comme un magnifique écho en technicolor et cinémascope du film qu'il a réalisé en 1930 !


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De vincentp, le 2 avril 2010 à 19:04
Note du film : 5/6

un imbécile a, en son temps" remplacé Budd Boeticher par Bud Weiser afin de faire de l'esprit de sel ensuite ! A sa santé c'est ma tournée !

Ah bon ! Voilà le fin mot de l'histoire 15 mois après. Le "corbeau" a du commettre son implacable méfait dans la soirée du 19 décembre 2008.


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