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Forum : Pearl Harbor

Sujet : Quatre films - un même évènement


De droudrou, le 13 octobre 2008 à 23:06
Note du film : 3/6

Comme ce dimanche (qui n'était pas le 7 décembre) je n'étais pas particulièrement en formes, je me suis lancé dans la bataille du Pacifique par le biais de quatre films : Pearl HarborTora! Tora! Tora!Première Victoire – et – Tant qu'il y aura des hommes (1)… histoire de me faire mon petit « dossiers de l'écran »…

Pearl Harbor – difficile de pouvoir dire ce que l'on attend d'un tel film – si c'est une réalité historique, il y en a une partielle qui est l'évènement Pearl Harbor – quant à dire qu'il ne respecte pas scrupuleusement le cadre de cette journée, il ne sera que le premier à adapter un évènement pour une histoire ! – si c'est une réalité au niveau des héros réels et des héros fictifs, ils ne seront pas les premiers à se côtoyer sachant que, par exemple, pour le film « Dans la ligne de mire » on a fait se côtoyer John Kennedy et Frank Horrigan-Clint Eastwood et que pour « Forrest Gump », on a fait encore se côtoyer John Kennedy et Forrest Gump-Tom Hanks : (J'ai envie de pisser ! – Ce jeune homme a envie de pisser !…) – s'il s'agit de la trame de cette histoire pour midinettes, disons qu'ils ne seront pas les premiers à se retrouver dans un cadre aussi rocambolesque – néanmoins, que ce soit pour « Tora ! Tora ! Tora ! » ou « Pearl Harbor » l'ensemble des évènements de cette journée n'est pas relaté intégralement ! – ou – a fait l'objet de variations scénaristiques ! – et j'aurai toujours la nette impression à être le seul à dénoncer l'erreur monumentale de « Saving private Ryan » à propos du morphing, d'une part, et à propos des évènements et des unités concernées, d'autre part…

Pour ma part, l'intérêt de « Pearl Harbor » est de nous transporter en Europe et d'être confrontés à ces instants cruciaux où la R.A.F. est encore la seule à défendre le ciel dans des conditions réellement affreuses et à nous évoquer ces volontaires américains au même titre que ceux qui se sont engagés dans les brigades internationales au moment de la guerre d'Espagne…

Le second intérêt de « Pearl Harbor » est sa construction, cette relation avec l'infirmière qui nous évoque deux climats : celui dans lequel se sont effectuées les opérations de recrutement et, surtout, pour aboutir à cette rare pagaille qui a dû se manifester quand les blessés se sont ramenés en masse pour être soignés et qu'il fallait bien faire des choix ! – choix que je ne contesterai pas dans leur dureté : dans une série que je suis assez régulièrement, on nous évoque la guerre de Crimée mais surtout les services médicaux qui, en de nombreux moments de l'Histoire se sont trouvés débordés par les conditions issues des évènements sur lesquels nous centrons, nous, notre attention…

Le troisième intérêt de « Pearl Harbor » est d'aboutir à ce que nos deux héros décollent d'un terrain secondaire et viennent assurer l'une des seules ripostes aériennes de cette journée mémorable sachant qu'on les retrouve dans « Tora! Tora! Tora! » mais qu'en fait cette même riposte a eu lieu contre des avions de bombardement et non contre des chasseurs Zéros qui, automatiquement, auraient surclassé en nombre et en qualités les deux appareils américains… qui ne sont pas les mêmes d'un film à l'autre…

Enfin, de voir de tels pilotes désignés par Jimmy Doolittle pour accomplir la première mission de représailles contre le Japon n'a rien d'extraordinaire : scénaristiquement parlant la belle Kate Beckinsale retrouvait son héros et trouvait un père pour élever son gamin… donc les midinettes étaient comblées sauf le rédacteur qui aurait apprécié alors de les voir tous trois dans les dernières scènes aériennes…

Au niveau de Franklin D. Roosevelt-Jon Voight, rien ne nous dit que les scènes avec le président sont inexactes. Pour le moins, dans le film « Tora! Tora! Tora! », Rossevelt n'apparaît pas et nous demeurons dans les milieux diplomatiques et au sein des états majors…  – Réunissant l'ensemble de ces deux films, la possibilité de cadrer avec une certaine réalité me paraîtrait plausible… Le cuisinier Miller qui s'est retrouvé derrière une mitrailleuse est une de ces anecdotes qui ont émaillé le cours de cette journée fertile en évènements de toutes sortes et que l'Arizona ait scellé dans ses cales un nombre important de victimes pour l'éternité ne peut être considéré comme une contre-vérité historique. De la même façon, d'ailleurs, les erreurs qui ne cessaient de s'accumuler les unes aux autres tant en ce qui concernait le stationnement des avions afin de les protéger d'attaques « extérieures » qu'au niveau de ces tâches qui inquiétaient les radaristes au-delà des heures d'ouverture de la surveillance…

« Tora! Tora! Tora! » est considéré comme une référence en matière de narration des évènements. Pour le moins, côté spectaculaire, il a été le premier des deux films à mettre en images certains évènements de cette journée du 7 décembre 1941. Les trucages sont donc différents mais on ne peut nier que c'est un déluge de fer et de feu qui s'est abattu sur la base navale de Pearl Harbor ce même jour. L'avantage du film est de nous faire revivre les instants qui ont précédé l'arrivée des escadrilles japonaises, ces instants où les évènements s'enchaînent les uns après les autres pour aboutir à un désastre parce qu'à un moment un grain de sable, une erreur d'interprétation font que l'Histoire aurait pu être toute autre de la même façon que si les Japonais avaient conduit une troisième vague d'attaque sur Pearl Harbor…

Pour ma part, une nouvelle fois, en regardant le film de Richard Fleischer, je me suis endormi lors de la relation des évènements qui caractérisaient la diplomatie et la vie au sein des états-majors ces mêmes instants avant l'attaque… Par contre, dès l'instant où le mécanisme de celle-ci se met en branle, c'est vrai que chacune de ces anecdotes tragiques nous fait prendre conscience un peu plus d'un désastre annoncé qui se paiera très cher en vies humaines, mais aussi matériellement mais çà, ce sont et ce seront d'autres anecdotes que nous découvrirons au fil des relations diverses qui nous ont été données des évènements qui ont jalonné l'Histoire par la suite…

« Première victoire » commence donc là où « Tant qu'il y aura des hommes » s'achève. Si le film de Zinnemann se déroule plus près de la troupe que celui de Preminger, si « Pearl Harbor » apparaît quelque peu tendancieux au niveau de la vie des pilotes, des nurses et des autres unités, si même « 1941 » de Spielberg a pu lui servir de modèle pour certaines scènes, les récits se cumulent admirablement. Pearl Harbor est une base américaine où la vie s'écoule monotone à plus forte raison dans la mesure où rien ne semble annoncer le désastre qui s'amène.

Pearl Harbor porte justement son nom. C'est une affectation dans le Pacifique où la vie ne prend les reliefs que chacun lui donne. Si on s'ennuie et tue le temps et autrui comme on peu en fonction des évènements (« Tant qu'il y aura des hommes »), si les couples se font et se défont (« Pearl Harbor » – « From here to eternity » – « Première victoire ») en fonction des classes sociales prises en considération, l'évènement brutal ramène chacun face aux réalités, réalités dont certains opportunistes pourront chercher à profiter (2).

La première demi-heure de « Première Victoire » sonne aussi fort que la dernière demi-heure de « Tant qu'il y aura des hommes » et avec une rare justesse. Face à l'inconnu, les caractères se révèlent. Et je dirai que la chevauchée des « Quatre cavaliers de l'Apocalypse » entraîne les destins. C'est là que je laisserai loin derrière les intrigues de « Pearl Harbor » pour préférer, malgré le ton désabusé, Prewitt-Montgomery Clift et Alma-Donna Reed, Warden-Burt Lancaster et Karen-Deborah Kerr chez Zinnemann, et malgré leur âge, Le Roc-John Wayne et Maggie Haynes-Patricia Neal, ou pour faire face à leur descendance, Mac-Tom Tryon et Berverly MacConnell-Paula Prentiss chez Preminger.

Quittant les lieux du désastre, Karen Holmes jette à la mer deux colliers de fleurs, deux cerceaux qui vont rejoindre le rivage… On ne peut que supposer qu'elle reverra Warden qui ne peut que s'épanouir au sein des évènements… Le destin aura cloué pour l'éternité Angelo Maggio-Frank Sinatra et Fatso Judson-Ernest Borgnine toujours aussi méchant, Jere Torrey-Brandon De Wilde, Annalee-Jill Haworth et Eddington-Kirk Douglas

(1) Je préfère le titre anglais « From here to eternity » qui sonne beaucoup plus juste… (et pour faire plaisir à Lagardère et l'emmerder un peu : comme le clairon ! Et pan !…)
(2) Drôles d'extrêmes d'un film à l'autre – Dana Andrews est un authentique héros (Fred Derry) dans Les plus belles années de notre vie et un dangereux opportuniste (Broderick) dans Première victoire… – j'en profite : le titre français du roman de James Basset dont est issu le film s'intitule « Les voies dangereuses »…


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De Steve Mcqueen, le 9 avril 2010 à 16:42
Note du film : 2/6

Michael-je-fais-tout-péter-Bay, assisté du fidèle Don-je-fume-mon-cigare-en-regardant-Michael-qui-fait-tou-péter-Simpson, se lance l'épopée-historico-guerrière-à-la-David-Lean…et là, ça fait mal, très mal !!!

Tout commence par un flash-back sur l'amitié-attention-on-n'est-pas-homos-hein- du duo pour midinettes Hartnett/Affleck, puis on assiste à une romance poûet-pouêt (je sais, je tartine du "pûet-pûet" à touts les sauces !)avec la jolie Beckinsale. Puis Affleck se crashe en avion (yeees !) en réchappe (shiiit…) et surprend Hartnett qui copule avec sa meuf sur des parachutes…

Arrive la troisième partie du "chef d'oeuvre" : un raid US revanchard au Japon. L'avion revient devant Beckinsale, un cercueil en descend… Et Affleck en descend, frétilant comme tout (comme, quoi, perdre son meilleur pote, hein …). On imagine aisément que les deux tourtereaux fileront le parfait amour et copuleront-au-mileu-des-parachutes (je sais, ça devient une obsession !)…

Entre ces deux "moments forts", on assiste à une débauche saôulante d'explosions spectaculaires, de Cubas Goodings mitraillant, Bay-cyclette étant un adepte des sons et lumières!

Moralité : arriver une heure après le début, suçer un eskimoglaçé, zieuter la voisine et basta !!!

PS: je sohaite voter pour une réedition…nan j'décone!!!


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De droudrou, le 9 avril 2010 à 19:56
Note du film : 3/6

ton Gaullien : Steve MacQueen je vous ai compris ! Ton résumé est une merveille j'y ai retrouvé tout le film ! Et j'ai relu mes notes dans lesquelles j'avais omis d'évoquer l'arrière-garde de la R.A.F. à Compiègne avant que ne commence la bataille d'Angleterre… et dommage qu'elles ne soient pas sous-titrées en Français les séries Winds of War et War and remembrance d'après Herman Wouk ! avec Robert Mitchum


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De Steve Mcqueen, le 9 avril 2010 à 23:29
Note du film : 2/6

coucou estimé comppère ! N'ayant pas tes références littéraires, je me contente modestement de ma nouvelle thèse : "Don/Simpson/Jerry/Bruckheimer : comment appuyer sur le détonateur/fumer le cigare/Mater l'actrice tout en restant zen …!…


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