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Forum : Le Secret de la pyramide

Sujet : Critique


De dumbledore, le 7 avril 2004 à 11:32
Note du film : 4/6

A revoir aujourd'hui ce petit bijou qu'était Le secret de la pyramide, on ne peut s'empêcher de penser à Harry Potter. Le nombre de correspondance est d'ailleurs impressionnant. Quelques exemples. On retrouve un trio d'amis constitué par un héros dégourdi et génial Harry/Sherlock, un copain fidèle mais maladroit et un peu rond Ron/Watson et une charmante jeune femme dégourdie Hermione/Elizabeth. Le lieu de l'action, qui est aussi le lieu d'un mystère, est une école anglaise dans ce qu'elle peut avoir de rigide et de vieillot. Nous avons également les ennemis, l'un dans le domaine de l'adolescence Dudley/Drago et un autre cacbé dans le monde adulte de l'école Moriarty/Voldemort. Nous avons également des duels à l'épée/baguettes magiques et même une épreuve qui mobilise toute l'école et qui constitue un véritable défi que seul le héros va pouvoir réussir : la chasse au trésor/le quidditch…

Bien des coïncidences qu'on peut facilement expliquer. Non pas par la présence au scénario dans Le secret de la pyramide du futur réalisateur des deux premiers opus cinématographiques du plus célèbre binoclard du moment, à savoir Chris Columbus. Non, les deux œuvres ont tout simplement les mêmes références : les clichés de la société anglaise et notamment de son système scolaire coincé et rétrograde comme en témoignait en son temps Lindsay Anderson dans If….. N'oublions pas également que les oeuvres visent le jeune public en jouant la carte de l'aventure.

A cet égard, Le secret de la pyramide est une parfaite réussite, une des grandes réussites de Steven Spielberg à l'époque bénie où il était producteur dans le cadre d'Universal avec sa société de production Amblin. C'est le Spielberg des années 80 qui est là, un Spielberg joueur et ludique et qui n'avait pas encore (et pour paraphraser, de mémoire, la phrase de Léone) « vendu son âme au Dieu argent ».

On sent du Steven Spielberg derrière Barry Levinson comme on sent du John Williams derrière le compositeur Bruce Broughton (fort talentueux au demeurant et qui s'est malheureusement éclipsé après Silverado). Il s'agit ici un peu des aventures d'un Jeune Indiana Jones avant l'heure : la première grande aventure en fait du célèbre Sherlock Holmes.

L'idée est attrayante et la réalisation efficace. Voir pendant tout le film comment naît le personnage de Sherlock Holmes du jeune homme génial mais encore incertain qu'est ce teenager est un régal.

Régal également apprécié par les spécialistes de Sherlock Holmes qui saluèrent le film et admirèrent même l'explication apportée par le film (et autre que l'homosexualité) pour expliquer le mépris de Holmes pour les femmes.

Aventures, dépaysement et humour, voilà les trois qualités de cette aventure qui n'aura vieilli que par la facture peut-être des effets spéciaux mécaniques.

Tous mécaniques sauf un d'ailleurs. La scène du vitrail était en effet une des premières effectuées avec l'aide d'ordinateurs pour la création des images…


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De Arca1943, le 8 avril 2004 à 02:28

Des vieux films avec Basil Rathbone à nos jours, il y en a eu des Sherlock Holmes à l'écran ! La plus récente série télévisée britannique était très réussie. Mais au cinéma, Young Sherlock Holmes est est peut-être le plus satisfaisant avec The Seven per Cent Solution et Murder by Decree : trois films qui plutôt que d'illustrer un récit de Conan Doyle, inventent de nouveaux épisodes (les deux derniers en confrontant Holmes à des personnages historiques réels : Sigmund Freud, Jack l'Éventreur…).

Le plus décevant? The Private Life of Sherlock Holmes de Billy Wilder, en 1972. Le plus mauvais? Celui avec Charlton Heston (mais j'ai oublié le titre).

La seule qui manque encore? L'adaptation à l'écran des romans de Mary Russell, par Laurie R. King. Le fait était peu connu, mais des manuscrits récemment découverts dans les archives du Home Office montrent que Holmes, déjà âgé, a reçu la collaboration émérite d'une jeune femme post-victorienne qui n'avait pas froid aux yeux… ni à la tête.

Arca1943


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De orwell, le 10 janvier 2009 à 15:52

Je suis tout à fait d'accord avec vous. J'ai vu ce film étant toute petite mais je ne me lasse pas de le revoir, et il me laisse toujours une impression étrange… C'est un film qui reste gravé dans la mémoire de ceux qui l'ont vu, le réalisateur à su instaurer une ambiance icroyable


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De dolfin, le 16 avril 2009 à 23:55
Note du film : 5/6

Je suis entièrement d'accord avec vous, le style et l'ambiance british du film sont vraiment bien.

Ce que j'ai aussi apprécié ce sont tous les éléments de la supposée jeunesse de Sherlock Holmes qui s'intègre parfaitement aux aventure du S. Holmes adulte : Il y a le chapeau de ce professeur et ami qu'il porte à l'âge adulte, le violon qu'il pratique au tout début du film, la connaissance de son ennemy de toujours moriarty, ainsi que la cappe qu'il porte et que S. Holmes portera à son tour. et enfin sa technique particulière de recherche dans la résolution d'un énigme.

Je trouve que le rythme du film est très bien. La musique du film est assez sympa. Je ne me lasse pas de revoir ce film.


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De DelaNuit, le 6 octobre 2010 à 13:54
Note du film : 6/6

Superbe évocation d'une jeunesse possible de Sherlock Holmes, atmosphère bien rendue, personnages intéressants… et une impressionnante et dantesque incursion souterraine pour découvrir les rites décadents d'une secte égyptienne de fanatiques oeuvrant à la lueur des torches sous le masque d'Anubis… Les effets spéciaux réussis ne prennent pas le pas sur l'intrigue et les personnages.

En revanche, je trouve également bien sympathique et nullement décevante La vie privée de Sherlock Holmes de Wilder dans un registre très différent. Le talent de Geneviève Page et la musique de Miklos Rozsa n'y sont pas pour rien.


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