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Sujet : Quelqu'un aurait-il exploré ces bas-fonds ?


De verdun, le 21 septembre 2008 à 14:22
Note du film : 5/6

Street of no return a eu le droit à un dvd mais pas ce film très réputé du même réalisateur.

Quelqu'un a-t-il vu ces Bas-fonds new-yorkais ?

Quoiqu'il en soit Fuller est un auteur dont l'oeuvre entière -son moins bon film étant dèjà sorti- doit être rééditée en dvd.


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De BLB_TO, le 5 août 2009 à 18:14

Un des meilleurs films noirs que j'ai pu voir. La scène du chef qui donne ses ordres de meurtre devant sa piscine privée indoor avec serviette sur l'épaule… Si ma mémoire ne me joue pas des tours depuis 20 ans…


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De verdun, le 1er avril 2013 à 19:03
Note du film : 5/6

Enfin vu.

Une très grande réussite de Fuller, l'un de ses cinq meilleurs films au moins..

Le cinéaste met la gomme avec le style baroque qu'on lui connaît, notamment dans de nombreuses scènes d'anthologie: l'introduction, le meurtre d'une enfant ou le final. Ce style sert à merveille une dénonciation impitoyable de la corruption de la société américaine.

Mais ma seule réserve vient justement de cette qualité: l'habileté extrême du cinéaste à mettre en scène des moments paroxystiques fait que d'autres scènes, notamment toutes les tractations du personnage principal avec les mafiosis comme avec les policiers, s'étirent un peu trop.

La photo noir et blanc est superbe: elle est magnifiquement servie par le dvd récemment édité par Wild Side, dont la qualité est très proche de celle d'un blu-ray.

Acteur souvent critiqué pour son manque d'expressivité, Cliff Robertson est ici impeccable, entouré par deux remarquables actrices incarnant deux personnages frémissants permettant d'atténuer quelque peu la noirceur ambiante.


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De vincentp, le 8 février à 22:57
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Une superbe réussite de Samuel Fuller datée de 1961, proche par le style percutant de Odds Against Tomorrow (Robert Wise, 1959), par le thème de The Big Heat (Fritz Lang, 1955). D'autres titres nous viennent en tête : Force of Evil, The Big Combo, Kiss Me Deadly… Le grand écran, en copie numérique restaurée, nous offre un festival d'images et de séquences esthétiquement superbes, cinématographiquement percutantes. Des travellings avant sont réalisés dans le cadre d'un mouvement de caméra courbe, ce qui donne plus de punch à l'image qu'une avancée en ligne droite. Le travail commun de Samuel Fuller et de son chef opérateur Hal Mohr sur les ombres et la lumière, sur la façon de filmer êtres humains et décors crée tout un monde mystérieux aux formes étranges et inquiétantes. La mise en scène de Fuller place le spectateur au plus près des actions de son personnage principal, jusque dans un placard exigu.

Si la forme est de très haut niveau, le fond l'est également même si on a l'impression que l'intrigue aurait pu être condensée quand le héros réalise sa vendetta. Le cinéaste prend le temps nécessaire pour décrire dans le détail la psychologie des personnages dans leur environnement social, appartement privé ou lieu de travail des policiers. Le commissariat new-yorkais aux stores baissés évoque certains décors du cinéma à venir de Jean-Pierre Melville, la villa du truand des images du cinéma de Antonioni (La nuit). Cliff Roberston déroule une interprétation moderne, en phase avec les années 1960. La belle et sympathique Samantha Fuller va être contente d'apprendre que son père nous offre aujourd'hui un très beau et réaliste portrait du monde de la pègre, bâti sur la violence, la brutalité, le mensonge, la trahison. Underworld U.S.A me semble au final bien supérieur au pourtant très réputé Le port de la drogue du même Samuel Fuller.


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