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Forum : L'Homme sauvage

Sujet : Avis


De PM Jarriq, le 10 septembre 2008 à 08:20
Note du film : 4/6

Enfin sorti en zone 1 !


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De lusitanien, le 13 septembre 2008 à 11:35

«L'Homme Sauvage»

J'ai bien aimé (enfin, plus que ça…) ce curieux mélange de western et de film d'horreur, dont la bête à abattre à tout prix est le redoutable et insaisissable Salvaje, l'Apache dont l'ombre hante ce très, très bon film de Robert Mulligan. Je tiens à signaler à tous les intéressés que au moins deux copies de ce film existent déjà en Europe, en zone 2. La première fut éditée en Espagne sous le tître «La Noche de los Gigantes». Elle ne propose, malheureusement, que la version doublée en castillan. Un autre DVD du film sera mis-en-vente le 21 octobre 2008 en Italie. Celui-ci, dont le tître local est «La Notte dell'Agguato», disposera du son et des sous-tîtres français. Il sera disponible sur Internet à un prix inférieur à 18 Euros.


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De vincentp, le 18 juin 2010 à 22:35
Note du film : 5/6

5,5/6.

L'influence de Peckinpah (The deadly companions), Budd Boetticher, Monte Hellman (L'Ouragan de la vengeance) est présente tout au long de ce western épuré, réalisé en 1968. Mais les indiens de ce récit possèdent aussi une psychologie et des attitudes que l'on retrouvera avec les futurs Soldat bleu de Ralph Nelson (1970) et Ulzana's raid de Robert Aldrich (1972). On pense aussi à Willie boy

Ce western de Robert Mulligan est une très belle réussite, sans doute largement sous-estimé et méconnu. La mise en scène, la photographie (Charles Lang, vieil habitué de l'ouest américain, avec de très nombreuses réussites à son actif, comme L'homme de la plaine,…) sont remarquables, et parfaitement mises en valeur via une copie d'excellente qualité en grand écran. Le Nouveau Mexique et le Kansas sont filmés de façon sublimes, dans un contraste somptueux de couleurs et de matière (la minéralité austère des rochers contrastant avec l'épaisseur de la végétation abondante). Un récit d'action prenant certes, collé au terrain naturel, mais de nombreux thèmes (apprentissage, honneur, fidélité, valeurs, influence du collectif sur l'individuel et vice-versa) sont abordés en filigrane, avec la finesse, la subtilité et l'intelligence habituelle de Robert Mulligan, parfois via simplement quelques images muettes, mettant à contribution l'imaginaire du spectateur.

Très belle composition également (physique et intellectuelle) de Gregory Peck dans le rôle d'un cow-boy vieillissant à la fois rustre en société, et complètement intégré dans son environnement naturel -à en concurrencer l'indien natif-. Une composition brillante, à mille lieux de celle qu'il assure -de qualité équivalente- dans Du silence et des ombres, du même Mulligan, dans le rôle de l'avocat lettré. Un acteur majeur du cinéma américain des années 1945 à 1970, c'est totalement évident !

On mesure aussi via L'homme sauvage l'influence qu'aura pu exercer consciemment ou non Robert Mulligan au tournant des années 1970, avec quelques autres cinéastes américains (Aldrich, Fleischer, par exemple) sur certains cinéastes de la génération suivante : Friedkin (Le convoi de la peur), Walter Hill (Southern comfort), John Carpenter (Assaut), Michael Mann (La forteresse noire, à mon avis en tous cas).


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