Forum - C'est arrivé à trente-six chandelles - La nostalgie, Vincentp ....
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Forum : C'est arrivé à trente-six chandelles

Sujet : La nostalgie, Vincentp ....


De Lagardère, le 23 juillet 2008 à 15:05
Note du film : 3/6

Après avoir visionné ce film (vu cent fois !), je pensais à Vincentp , qui , sur un autre fil , semblait gentiment reprocher à quelques contributeurs de cultiver la même nostalgie d'une époque. Puis débarqua un Allemand qui reprit ce terme à des fins de turpitudes qui se voulaient intellectuelles mais tellement chiantes que je me fis un plaisir de lui faire savoir..

La nostalgie… Ce film est un tourbillon tranquille. Et si la magie ne réside pas dans sa réalisation , elle est surtout dans le souvenir des culottes courtes dans lesquelles nous ne cessions de grandir en ces temps reculés. Le scénario ( puisque le ridicule Topic n'était pas né ) ? Aucune importance ! L'histoire , et surtout les coulisses de cette émission légendaire qui accompagna de nombreuses enfances qui aujourd'hui, boitent la fin du chemin sur ce site…

Oui, fi de l'intrigue gnan-gnan et douce-heureuse qui nous ballade. Il en fallait une… ! Mais des têtes, des trognes, une ambiance toujours douce, des chansons, des "vedettes" balbutiantes ou confirmées. Puisque il n'y avait pas alors des "stars" derrière chaque porte. Le premier nez de Juliette Gréco, ou un Pierre Larquey déja vieux…36 Chandelles, la salle de bains des artistes ! Car ils y étaient chez eux et n'avaient pas l'air de se donner en spectacle, justement. Et c'est Jean Nohain qui les conviait à la fête.

Ah ! "Jaboune"….Une tête en boule de bowling, un œil qui chipe les pommes, l'autre qui guette le fermier ! Un phrasé inimitable

Mes enfants chéris, tous ici : les papas, les mamans, les pépés, les mémés, les p'tis enfants, militaires et femmes enceintes , mé-mé-mé-mé-mé-merveilleux !! (je le fais bien ?)

Henri Diamant-Berger (quel joli nom…) donne ici à manger à notre mémoire …Car, je le redis, l'occasion est trop belle, regardant ce film, de nous souvenir des téléviseurs bien ronds, aux boutons dorés, des "clubs" qu'ils soient de Charles Aznavour ou de Charles Trenet, les "fans" dormant encore auprès des topics, mais encore de Reine d'un jour qui permettait à la ménagère de plus de soixante ans de réaliser son rêve… Un tourbillon ! Celui qui reste en nos cœurs noirs et blancs de cette époque de notre Grande illusion… Et quelle distribution ! Tout ce qui fait ou devait faire le music-hall est là ! Il n'en manque pas un ! Et des gens comme ça , il n'y en a plus… Raison de plus pour voir ce film qui renforce en nous cette chaleur qui , par delà ce que nous sommes devenus, nous tape doucement sur l'épaule : la nostalgie…


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De Impétueux, le 23 juillet 2008 à 18:01
Note du film : 3/6

Eh bien moi, Lagardère, qui visionne avec constance toutes les charmantes, délicieuses, succulentes bêtises que les années Cinquante enfantèrent, je me suis régalé d'une sorte de florilège (assez terne) composé par Dominique Nohain (le fils de Jean, bien sûr !), florilège – les méchantes plumes écriraient ramassis de séquences éparses) qui s'appelle 36 bouts de chandelle, et qui n'est, horresco referens !, pas même répertorié sur notre site…

Mais je n'ai jamais vu C'est arrivé à 36 chandelles, ou j'ai dû le voir dans son jus, au moment de sa sortie en salle ! C'est dire si une révision s'impose !

Et mille mercis, d'avoir écrit ce message pieux et convaincant !


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De droudrou, le 23 juillet 2008 à 18:18

Ah ! "Jaboune"….Une tête en boule de bowling, un œil qui chipe les pommes, l'autre qui guette le fermier ! Un phrasé inimitable

Un film qui n'a jamais été réalisé par rapport aux émissions qu'il a pu animer, notre ami : La reine d'un jour


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De vincentp, le 23 juillet 2008 à 19:52

A vrai dire, il y a peu de chances que je regarde ces "36 chandelles", ayant tracé comme un gouvernement une feuille de route dont le terminus devrait être atteint en 2012, et qui est composée de grands classiques.

Voyons voir un peu… Cinéma français des années cinquante… Je n'y ai plus que quatre titres à regarder : Monsieur Ripois, Pickpocket, Un condamné à mort s'est échappé et Et Dieu créa la femme.

Mais vos informations sur ces œuvrettes oubliées des années cinquante nous intéressent car le forum de ce site est consulté par beaucoup de retraités ou de personnes s'en approchant comme Impétueux. Nous lirons donc vos avis avec délectation… Quand au soit-disant allemand, style kapo, qui vous a interpelé de façon glutturale, j'ai ma petite idée sur son identité mais je préfère la garder pour moi, m'étant jadis trompé sur le même sujet à propos de la regrettée Sépia.


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De Impétueux, le 27 août 2008 à 17:58
Note du film : 3/6

Ah, dites donc, Lagardère, bravo et merci pour m'avoir, par votre si dynamique message, donné envie de voir C'est arrivé à 36 chandelles qui ne déçoit pas une seconde l'amateur de ringardises touchantes et de nostalgies attendries.

Il me fallait bien ça, hier soir, pour quitter le bunker de La chute ! Me retrouver dans un monde enchanté, seulement à demi-connu (en 57, à dix ans, je ne regardais pas la télévision), mais tellement proche et tellement brave !

Vous avez raison, l'intrigue, qui occupe tout de même les deux tiers du film, n'a aucune importance ; elle est pourtant plus drôle, mieux enlevée que celle de Cinq millions comptant, qui est de la même farine et où l'on retrouve aussi la fatigante Jane Sourza ; surtout elle donne plein d'aperçus intéressants sur ce que pouvait être la télévision en ses temps de naissance balbutiante : les appareils, bien sûr, patauds et ventrus, mais aussi et surtout les programmes que des équipes de pionniers élaboraient dans l'immeuble de la rue Cognacq-Jay et, un peu plus tard, aux studios des Buttes-Chaumont… Et je songe aussi à ces magasins de bourgades endormies où se vendaient tout à la fois des appareils électroménagers, de la photographie et des disques… On était servi par des vendeurs à blouse grise qui restaient quarante ans dans la même maison…

C'est arrivé à 36 chandelles est tout plein de numéros, de vedettes, de chanteurs, de sketches ; si Jean Richard confirme, s'il en était besoin, son abyssale nullité et son absence totale de talent comique, et si Roger Pierre et Jean-Marc Thibault exaspèrent d'affèteries, on est aussi tristement déçu par Fernand Raynaud, dont la gestuelle est pourtant parfaite (superbe imitation du défilé militaire, en tout cas au début de la prestation)… En revanche, Philippe Clay est étincelant ; et l'on est aussi impressionné par la façon de chanter de Juliette Gréco ou de Dany Dauberson… Il faudrait plusieurs siècles aux stagiaires de la Star'Ac pour parvenir à ces phrasés parfaits…

Ah ! Au fait, qui a reconnu, dans le jeune premier, Jacques Riberolles, qui fut, dans les enchantées Demoiselles de Rochefort, Guillaume Lancien, le galeriste amant de Delphine (Catherine Deneuve) et qui joua, pendant vingt ans, les beaux mecs cyniques ?


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De Tamatoa, le 4 mai 2014 à 17:37
Note du film : 4/6

Je viens de revoir ce film charmant si brillamment commenté par des vieux de la vieille . Je l'avais vu il y a fort longtemps et en avais gardé un bon souvenir. Me voilà rafraichi et ne vais pas gloser plus longtemps derrière les copains. Cependant, et c'est le but de mon message, il me souvient avoir reçu en 2008, sur Tiare FM, radio polynésienne que j'anime de temps à autre avec quelques camarades, Dominique Nohain, très friand de notre région. Il nous avait fait l'honneur de répondre positivement à notre invitation. Il fêtait ses 80 ans, je crois bien. Nous n'avions pas parlé du film mais de l'émission. Et il m'avait confié que si les théâtres faisaient relâche le lundi soir, c'est parce que les gens désertaient les salles de spectacle pour voir cette émission diffusée justement le lundi soir… Le saviez vous ? J'avoue que jusqu'à cette confidence, je ne m'étais jamais posé la question de savoir pourquoi le lundi, les salles de spectacle se reposaient..


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