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Sujet : Farce grinçante sur les débuts du fascisme


De Arca1943, le 20 mars 2004 à 21:35
Note du film : 5/6

Comédie noire d'excellente cuvée! Et qui montre fort bien ce que les historiens japonais appellent «le fascisme d'en bas». Même ceux qui ont des préjugés sur Alain Delon feraient bien d'y jeter un oeil. Bien que réalisé par un Français, et dans une clé un peu moins "populaire", plus "farce macabre", ce film se glisse sans démériter entre La Marche sur Rome, Anni Ruggenti, Le Fédéral et La Grande pagaille – autres féroces satires du fascisme réalisées en glorieux noir et blanc au début des années 60. Un scénario signé à la fois Pierre Bost et Benvenuti/De Bernardi : rencontre au sommet…

Arca1943


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De P.-M. Jarriq, le 21 mars 2004 à 14:07

C'est un des films les moins connus et diffusés de la carrière de Clément et de Delon. Une sortie DVD serait bienvenue. Malgré les sorties annoncées de films de l'acteur, je ne vois toujours rien venir au sujet de "L'insoumis", "La tulipe noire", "Borsalino"…


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De Arca1943, le 21 mars 2004 à 15:07
Note du film : 5/6

Borsalino est toujours prisonnier de la Paramount, qui avait, selon moi, trouvé cet expédient pour tasser la concurrence.

Mais pour en revenir à Quelle joie de vivre, j'ai une hypothèse "culturelle" : c'est que ce genre d'humour est peu courant dans le cinéma français de l'époque; c'est un registre auquel les spectateurs français ne sont guère habitués. Excursion fracassante dans le registre satirique, La Traversée de Paris était plus l'exception que la règle.

Le cinéma comique français du début des années soixante est plus souriant, plus fantaisiste (L'Homme de Rio, Les Copains…). Il n'est pas volontiers satirique. Tandis que le public populaire italien, au même moment, apprécie par dessus tout (comme le montrent les résultats faramineux au box-office de films comme La Grande guerre ou La Grande pagaille) la farce historique volontiers grinçante, la satire de moeurs un tantinet féroce; ce que l'acteur Alberto Sordi – alors roi et maître dudit box-office – appelait « un réalisme comique ». C'est l'époque du Fanfaron, de Divorce à l'italienne, du Vigile (de Zampa)… en plus des titres que j'ai cités dans mon message précédent.

Aussi, je ne serais pas du tout surpris d'apprendre que Che gioia vivere ait fait plus de spectateurs de l'autre côté des Alpes : il est plus en phase avec la «comédie à l'italienne» qu'avec la comédie à la française.

Arca1943


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De Impétueux, le 28 septembre 2004 à 13:25
Note du film : 4/6

De toute façon, il faut éditer en DVD la globalité des films de René Clément

Non ?


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De PM Jarriq, le 28 septembre 2004 à 16:26

Absolument ! Et je réitère ma grande envie de voir sortir cette merveille intitulée "La course du lièvre à travers les champs", rencontre improbable de Jean-Louis Trintignant (période course à pied) et du cast de "Côte 465" : Robert Ryan et Aldo Ray. Un petit bijou qui mérite de sortir des limbes.


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De david-paul, le 7 mars 2005 à 00:08
Note du film : 6/6

j'ai envie de le voir, rien que pour voir peponne en chemise noire !


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De Arca1943, le 16 décembre 2005 à 12:50
Note du film : 5/6

Salut, David-Paul. En y repensant, si tu veux voir «Peppone» – c'est-à-dire l'excellent Gino Cervi – dans une lumière vraiment inattendue, tu peux aussi voter pour La Longue nuit de 43, où il incarne un fasciste qui fait froid dans le dos, dit-on. (Pour ma part je ne l'ai pas vu. Du moins, pas encore…)


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De Arca1943, le 30 juin 2006 à 01:44
Note du film : 5/6

Mon cher David-Paul, "Peppone en chemise noire", comme vous dites plaisamment, est visible aussi dans une autre grande comédie à l'italienne, Anni ruggenti, où il joue le rôle d'un podestà (maire) face à Nino Manfredi; mais qui plus est, il paraît que le grand Gino Cervi est vraiment terrifiant en fasciste fanatique dans La Longue nuit de 43, qui n'est pas une comédie du tout et qui a la réputation d'un très bon film, voire d'un chef-d'oeuvre. Je ne dis pas ça pour recueillir des votes de plus pour ce film de Florestano Vancini que je veux voir depuis des lunes, hein, faut pas croire… c'est juste une remarque comme ça.


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De Arca1943, le 2 septembre 2006 à 17:15
Note du film : 5/6

C'est encore moi. Quand les éditeurs finiront-ils de niaiser avec la puck * et sortiront-ils enfin cette croustillante comédie noire de René Clément, avec un Alain Delon fort bienvenu dans un rôle inhabituel et une jolie brochette de comparses, dont Gino Cervi, Didi Perego, Carlo Pisacane (l'inimitable Capanelle du Pigeon) et – special guest star – Ugo Tognazzi ?

Dialogues de Benvenuti/De Bernardi et Pierre Bost, qui plus est.

(*) expression québécoise issue du coloré langage du hockey et qui signifie en gros "Faire perdre un temps précieux à tout le monde", "hésiter inutilement".


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De Arca1943, le 4 juin 2007 à 15:30
Note du film : 5/6

Et voilà : Quelle joie de vivre sort en DVD le 12 juillet ! Curieusement, ce film français – en tout cas dirigé par le Français René Clément – est une comédie… italienne sur les débuts du fascisme, à regarder en duo avec La Marche sur Rome. Youpi ! Seule ombre au tableau : ce film sort dans une collection Delon en programme double avec… Dancing Machine.


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De PM Jarriq, le 4 juin 2007 à 16:28

Dancing machine, sur un scénario de Cerrone ? Ah, oui… Sacrée ombre au tableau. Je n'aimerais pas qu'on trouve ça dans ma vidéothèque. Peut-être en maquillant la jaquette ?


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De Arca1943, le 5 juin 2007 à 05:32
Note du film : 5/6

« Peut-être en maquillant la jaquette ? »

Hi ! Hi ! C'est probablement ce que je vais faire. Ce Dancing Machine serait plus à sa place dans une boîte "spécial nul" avec Le Passage, de sinistre mémoire.


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De PM Jarriq, le 5 juin 2007 à 08:33

Dans la collec "Delon spécial nul" (encore plus spécialisée, donc), tu peux rajouter Ne réveillez pas un flic qui dort, et l'ahurissant L'ours en peluche (surtout ahurissant, parce que signé Deray). Sans oublier, et à la place d'honneur, le mythique Le jour et la nuit dont il n'est nul besoin de vanter à nouveau les mérites, et l'inénarrable Le choc, avec en bonus, Deneuve et ses dindons. Voilà une étagère bien garnie !

Quant à Nouvelle vague, de JLG, j'ai encore passé mon tour, et ne peux pas dire dans quelle section le classer. Même si j'ai de forts soupçons…


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De David-H, le 1er avril 2009 à 01:49
Note du film : 3/6

Une tranche historique de l'Italie des années vingt, méconnue pour beaucoup, qui permet effectivement de voir Alain Delon dans un rôle inhabituel, aux côtés de la jolie Barbara Lass, trop tôt disparue à 55 ans (en 1995). Le film décrit, avec légereté, les tiraillements entre un fascisme dominant et un communisme dominé. Après un démarrage intéressant, Quelle joie de vivre n'a pas véritablement réussi à me tenir en haleine, subissant à mes yeux trop de longueurs. J'avoue avoir été un peu étonné de voir que cette honorable comédie ait été nommée à Cannes en 1961. Peut-être vais-je en décevoir certains, mais pour moiRené Clément nous a habitué à mieux…


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De kfigaro, le 1er avril 2009 à 09:23
Note du film : 4/6

Il est vrai que ce Clément ne figure pas parmi ses sommets mais ça reste une curiosité et il donne l'occasion de voir Delon dans un répertoire unique dans sa carrière (du moins à ma connaissance), tout aussi loin du tragique viscontien (ou du vague à l'âme antonionien) que des rôles "virils" auquels il nous a habitué par la suite…


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De kfigaro, le 1er avril 2009 à 09:28
Note du film : 4/6

Vous oubliez :

  • L'insoumis – 1964
  • Les Tueurs de San Francisco – 1965

2 raretés absolument jamais éditées sur DVD (ni sur VHS d'ailleurs) et très rares à la télévision.


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De David-H, le 1er avril 2009 à 19:22
Note du film : 3/6

Je rejoins là tout à fait votre avis!


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