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Sujet : Plongée dans l'horreur


De PM Jarriq, le 17 juin 2008 à 16:47
Note du film : 5/6

Blair witch avait ouvert la voie, puis Cloverfield avait amélioré le score. Reprenant le même principe du faux reportage, Rec pousse encore plus loin la plongée dans l'horreur, et parvient avec un minimum de moyens, de temps (1 heure 10 à peine) et de décors, à faire dresser les cheveux sur la tête, renouvelant de façon inattendue le film de zombie. Ici, tout va vite, très, très vite. On court, on hurle, on se transforme en mort-vivant vorace en quelques secondes. Rec est un film hystérique, stressant, qui prend le temps d'ancrer son action dans la réalité pendant un petit quart-d'heure, de présenter son héroïne tête à claques, avant d'ouvrir les vannes. Le film est un maelström de violence, de cris, de pleurs, une descente vertigineuse aux enfers, qui s'achève comme Le silence des agneaux, dans la monochromie verdâtre d'une visée infrarouges. Pour qui aime avoir peur, Rec est authentiquement tétanisant.


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De Impétueux, le 17 juin 2008 à 18:58
Note du film : 4/6

PM Jarriq, Vous rejoignez les critiques positives lues ici et là ; les histoires de zombies ne me semblent pas les plus excitantes du cinéma d'horreur, mais il semble que le réalisateur ait accompli un tour de force… que je ne demande qu'à voir.

Vivement le DVD, donc !


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De Torgnole, le 17 juin 2008 à 22:58
Note du film : 5/6

J'ai hâte de voir ça! Le seul film qui a réussi à me terrifier jusqu'à maintenant est Dark Water. Même Blair witch m'a laissé de marbre. Il va être difficile de me faire peur avec des zombies mais si c'est le cas, PM Jarriq, je vous arrange un coup avec Katana ;)


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De PM Jarriq, le 18 juin 2008 à 09:03
Note du film : 5/6

A vrai dire, ce ne sont pas exactement des zombies… Mais il ne faut rien dévoiler…

De toute façon, le genre de peur généré par Rec n'a rien à voir avec celle de Dark water. Le film japonais fait fonctionner l'imaginaire, et joue sur l'anticipation, le film espagnol est viscéral et agressif. Attendez un peu les scènes où la minuterie de la lumière d'escalier s'arrête !


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De Torgnole, le 18 juin 2008 à 12:42
Note du film : 5/6

C'est interessant, il s'agit donc d'une autre sorte de peur, mais vous avez raison, il vaut mieux cesser d'en parler car je commence à m'imaginer à quoi ça ressemble ce qui n'est pas une bonne chose…

Maintenant que j'y pense, je me souviens que dans "Je suis une legende", j'avais remarqué un potentiel à faire peur. Cela n'a surement rien à voir avec REC mais les "zombies furieux et affamés" du film avec Will Smith sont très effrayants car très forts physiquement, très rapides, déterminés, violents et ultra agressifs, instinctifs, sans pitié, sortant de l'ombre, très réussis en fait, mieux que l'ensemble du film du moins…

Un film avec des monstres réussis peu effectivement faire peur, il faut qu'ils soient coriaces, puissants mais plus instinctifs que refléchis, l'ambiance n'a plus qu'à suivre. Je trouve que les Predator et autres Aliens sont peut-être trop malins pour faire peur.


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De PM Jarriq, le 18 juin 2008 à 14:02
Note du film : 5/6

Les zombies de Je suis une légende étaient faits de pixels. Les… je ne sais trop comment les définir… de Rec ont pour particularité d'être parfaitement réalistes et quotidiens. Parfois c'est l'inconnu qui fait peur, et parfois l'horreur peut surgir de ce qu'on croit connaître. On en reparlera sûrement bientôt.

Cela me rappelle une polémique concernant le (mauvais) film de Michael Winner La sentinelle des maudits : le réalisateur avait trouvé judicieux d'utiliser de véritables handicapés, affligés de difformités, plutôt que de créer des monstres avec du maquillage. Il est certain que le malaise créé par ces séquences, se rapproche un peu de celui qu'on ressent en voyant la fin de Rec.


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De Arca1943, le 18 juin 2008 à 14:21

Ah, The Sentinel ! Quelle daube impossible. Ça riait dans la salle quand je l'ai vu…


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De Torgnole, le 18 juin 2008 à 14:32
Note du film : 5/6

Je n'ai pas vu ce Sentinel (ça ne saurait tarder) mais la fin de Freaks met terriblement mal à l'aise.

Sinon, je pense au fil parallèle "Les clowns" et dans le genre grosse daube avec des méchants clowns, ya "les clowns tueurs venus d'ailleurs".

C'est étrange comment les choses qui touchent à l'enfance peuvent faire remonter comme peurs enfouies, les enfants dans les films d'horreur me terrifient, surtout quand ils n'ont pas des gueules de porte-bonheur (Sadako de Ring, la gamine de Dark Water (arg!), les jumelles de Shining, Les gamins de L'antre de la folie…). Les clowns, pas assez exploités, m'ont toujours un peu fait flipper (It) ainsi que les musiques enfantines genre "boîte à musique" pendant des scènes mystérieuses, quand c'est bien fait ça me glace toujours autant et je me demande toujours pourquoi.


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De Torgnole, le 19 juin 2008 à 12:38
Note du film : 5/6

Ayèèè! Me demandez pas comment, mais j'ai enfin vu REC, désolé, je n'en pouvais plus, un pote m'a proposé et voilà!

J'avoue que plusieurs situations donnent la chair de poule et pour reprendre l'expression d'Arca, l'effet "Jack-in-the-box" est à crever de trouille. Le spectateur devient acteur et s'implique beaucoup plus que dans un film classique. Les scénaristes auraient pourtant pu garder un peu plus de mystère et se passer de certaines informations qui nous ramènent un peu trop dans le domaine de "la fiction qui explique au spectateur", voir le magnétophone, de trop je pense.

Je respecte et m'incline devant REC car il fallait le faire, je préfère nettement celui ci à son précurseur Blair Witch, REC va beaucoup plus loin et ne fait pas que suggérer. Pourtant, question de sensibilité, je suis beaucoup plus tétanisé devant un Ring ou un Dark Water, films qui bénéficient d'une mise en scène et d'un travail sonore, utilisés au mieux pour s'arracher le fond du slip. L'abscence d'ambiance sonore dans REC évidemment obligatoire est pourtant utilisée au mieux (voir coupure sonore et cris) mais l'effet "violon hurleur" des Nakata me perce à lui seul.

Alors pour la nouvelle, les Americains préparent un remake de REC dont le trailer est dispo à cette adresse:

http://www.youtube.com/watch?v=z_o5ivLAfqU


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De Torgnole, le 19 juin 2008 à 13:30
Note du film : 5/6

Aaah D'accord, il s'appelle Quarantine! C'est pour ça que je ne l'ai pas trouvé, pas besoin de crier… ça m'apprendra à regarder jusqu'au bout les bandes-annonces! Quoique quand c'est une vulgaire copie, ça décourage de regarder ne seraient-ce que 5 secondes… Mais je l'aurai un jour… Je l'aurai!


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De PM Jarriq, le 20 juin 2008 à 15:03
Note du film : 5/6

Et Quarantine est interprété par l'intéressante Jennifer Carpenter, connue pour son rôle de fliquette, soeur de Dexter, dans la série TV. Elle avait déjà sévi dans l'horrifique avec L'exorcisme d'Emily Rose, où elle était assez effrayante. A voir…


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De Impétueux, le 5 novembre 2008 à 12:19
Note du film : 4/6

Ah ! C'est vrai, ce n'est pas mal du tout, et le crescendo est agréable, pour les amateurs de chocottes ressenties !


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De Arca1943, le 5 novembre 2008 à 15:48

Eh bien, expert Impétueux, il ne vous reste plus maintenant qu'à tâter des terrifiants Ringu et Dark Water !


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De Impétueux, le 5 novembre 2008 à 17:35
Note du film : 4/6

J'ai vu et Ring et Dark water ; va-t-on m'accuser d'antiasiatisme primaire si je dis que je n'ai pas compris grand chose à leurs intrigues et que leur dramaturgie ne m'a pas touché ?

Je dois vraiment avoir un problème avec l'Asie : j'ai regardé deux fois Old boy, qui est, dit-on un peu partout, un film remarquable et maîtrisé, et n'y ai rien saisi !

Il n'y a guère que The Host que j'ai trouvé rigolo…


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De Impétueux, le 1er décembre 2018 à 17:44
Note du film : 4/6

Voilà un film, déjà vu, mais agréablement revu, qui a surfé sur plusieurs vagues intéressantes et qui, lorsqu'il est sorti, offrait d'intéressantes perspectives. La manie du reportage en direct, l'utilisation de la caméra portée, qui en est corollaire, la mise en avant des héros anonymes, qui obtiennent ainsi le fameux quart d'heure de célébrité, annoncé par le pimpant Andy Warhol. Le boy next door ou la voisine d'en face, la recherche d'un prétendu regard authentique qui fait que, chaque soir ou presque, sur l'une ou l'autre chaîne de télévision, il y a un sujet sur La police municipale de Châteauroux se mobilise contre les incivilités ou Les pompiers de Montauban gardent toute leur vigilance. Rec utilise à merveille tout cela et s'appuie aussi sur la nuit, ses avenues vides, son étrange atmosphère.

Cet aspect là est fort bien vu, assez roublard. Et comme il se couple à un des genres les plus séduisants du cinéma, l'horreur, ou l'épouvante, il est agréablement original. Et on entre d'emblée dans le vif du sujet, dès qu'on a pénétré dans cet immeuble bourgeois de Barcelone dont les habitants, qui ont entendu des hurlements chez une vieille toquée, s'en sont émus et ont appelé police et pompiers, ceux-ci flanqués de la jeune journaliste Angela Vidal (Manuela Velasco), embedded, comme on dit, et son caméraman.

Je craignais un peu, au début, de devoir regarder un film de zombies plus efficace que la moyenne ; j'apprécie modérément le genre, mais le cadre barcelonais, le confinement dans l'espace de l'immeuble, le malin usage de ses coins et recoins me plaisaient déjà bien ; et davantage, encore, l'absence de recours excessif au sang qui gicle, aux membres arrachés, à la tripaille qui dégouline : sur ce point, et jusqu'au bout, on reste dans la limite raisonnable du genre, et c'est fort bien ainsi. Cela étant, les cœurs sensibles doivent tout de même faire gaffe.

Au fur et à mesure que le temps passait, que l'action se resserrait, que le montage donnait toute son efficacité, je me régalais de plus en plus, d'autant que, les personnages se faisant de plus en plus vite éliminer, tout laissait prévoir le unhappy end que tout amateur de ce genre de spectacles apprécie (comme je ne suis pas sûr que je me sortirais, moi, du guêpier, il m'agace que d'autres s'en sortent brillamment). D'ailleurs la conclusion du film, qui laisse largement transparaître la vérité, c'est-à-dire que la sorte de rage hystérique qui s'empare de ceux qui sont mordus n'est pas simplement due à un virus mutant est particulièrement séduisante.

Sans doute le genre n'est-il pas absolument renouvelé ; et d'ailleurs, il me semble que tous les films de genre, précisément se nourrissent les uns les autres grâce à de riches codifications ; donc, c'est vrai, on retrouve dans Rec des bribes d'autres musts du genre (comme The Descent, confinement pour confinement, et même La malédiction, du fait du décor surchargé de croix, d'images pieuses, de coupures de presse de l'appartement final, qui me fait songer à celui du prêtre transpercé plus tard par le paratonnerre dans le film de Richard Donner).

Mais je ne place tout de même pas Rec au sommet dans l'échelle de mes cauchemars, au contraire de Blair witch, qui est une merveille elliptique ; sans doute aussi parce qu'aucun immeuble ne me fait aussi peur que la nature, qui m'a toujours semblé terrifiante…


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