Forum - Oscar - Le meilleur film de Louis de Funès
Accueil
Forum : Oscar

Sujet : Le meilleur film de Louis de Funès


De PM Jarriq, le 26 mai 2008 à 20:59
Note du film : 5/6

En poussant jusqu'au délire, ce qui fait habituellement les mauvaises pièces de boulevard (les quiproquos improbables, les portes qui claquent, les filles de bourgeois à marier, etc.) les auteurs de Oscar atteignent parfois au pur génie comique. Ce qui resterait du film sans De Funès est une autre question. C'est peu dire qu'il est la vedette du film : il en est la raison d'être, l'ossature à lui tout seul. En patron avaricieux, roué, hystérique, il crève l'écran et se fait pardonner de bien des années de navets infâmes. Sa crise de folie ("Je suis zinzin !") est entrée dans les annales, mais on oublie trop sa jolie scène d'émotion à la fin, ses brusques changements d'humeur, l'invention constante de sa gestuelle. L'acteur s'est entouré d'excellents faire-valoirs, dont le style opposé au sien le met en valeur. Claude Rich en particulier, est excellent en filou faussement naïf qui réussit le prodige de tenir tête à De Funès de bout en bout, sans tenter de rivaliser dans l'excès.

En honnête technicien, Molinaro fait un découpage classique et invisible, et fort heureusement. Il ne fait qu'enregistrer sur pellicule, ce qui restera le rôle de la vie de Louis de Funès. Oscar est un one man show étourdissant, dont même la déco hideuse et kitchissime, la musique grossière, participent aujourd'hui du charme.

A noter que la mécanique de la pièce est tellement imparable, qu'elle a survécu à une adaptation U.S. (L'embrouille est dans le sac), transposée dans l'univers des mafieux, et où Stallone reprenait le rôle de De Funès.


Répondre

De fretyl, le 26 mai 2008 à 21:14
Note du film : 4/6

Oscar reste sans contexte l'une des meilleures comédies de De Funés mais il y-a un je-ne sait quoi, qui a plus vieilli que dans d'autres comédie de De Funés ; Hibernatus, Jo, l'homme orchestre ont mieux résisté à l'épreuve du temps.

Sur le plateau la rencontre entre Fufu et Molinaro n'a parait-il pas emmené l'équipe du film vers l'allégresse, les rapports furent tendus, difficile donc pour un comique comme De Funés de jouer son rôle d'excité sur un plateau en crise, ce qui poussera l'acteur à un retrait érémitique de trois jours .

Si la scène ou De Funés rallonge son nez fait toujours rire, le film souffre de certaines longueurs dans les gags, d'un certain enfermement .


Répondre

De Crego, le 26 décembre 2008 à 10:19

Il est quelque part réconfortant d'apprendre que France 2 n'a pas cartonné, en diffusant la pièce "Oscar" avec Tapie, le soir de Noël.

Allez savoir pourquoi…


Répondre

De ldw, le 26 décembre 2008 à 10:55

on ne peut concevoir B. TATIE sur les ecrans .Il est preferable de se regarder les chaines allemandes avec de supers progammes que voir un ancien maffieux; SUPER TELE FRANCAISE ……


Répondre

De Gilou40, le 26 décembre 2008 à 17:31

Ce fut désolant , en effet ! Lourd , vulguaire , surjoué , fatiguant , navrant …La ou De Funès soulevait une salle avec un regard et un mouvement d'épaule , Bernard Tapie ( dont on se fiche , par ailleurs , qu'il soit maffieux ou pas ! ) se démène comme un diable pour ne recevoir que quelques sourires. La différence entre le génie et l'amateur qui se fait plaisir…


Répondre

De PM Jarriq, le 26 décembre 2008 à 18:00
Note du film : 5/6

Il est certain que partir de De Funès, pour passer par Stallone et aboutir à Tapie, on ne pas dire que la courbe de ce pauvre Oscar soit ascendante.

J'ai entrevu quelques images du fameux "direct". Le contribuable aurait quand même mérité meilleur cadeau de Noël, surtout quand c'est lui-même qui se l'offre.


Répondre

De DelaNuit, le 27 décembre 2008 à 15:10

Sinon, pour changer d'Oscar, on peut désormais visionner le si rare Lady Oscar de Jacques Demy


Répondre

De Frydman Charles, le 2 mars 2013 à 14:53
Note du film : 5/6

J'ai noté un joli fauteuil Pomare (rebaptisé Emmanuelle après le film de 1974), dans lequel vient s'asseoir l'une des filles de Louis de Funès (Bertrand Barnier). Certes pas très sérieuse, mais nettement moins volage qu'Emmanuelle… La base de ces fauteuils est souvent en forme de paraboloïde… Et sur le mur des élément de décoration sont en rotin en forme d’hyperboloïde à une nappe… Coté mathématique dans le film, les calculs du futur gendre de Bertrand Barnier sont d'une logique… implacable ! Sa logique absurde au premier abord finit par convaincre son patron Bertrand Barnier… "Doubler votre salaire ? Ca va pas ! Bon, enfin presque… Vous êtes amoureux ? De ma fille ! Hein ! Bon… C'est à voir…"


Répondre

De Impétueux, le 24 avril 2015 à 22:43
Note du film : 2/6

Ce serait bien bête de faire le grognon et la fine gueule et de jouer le délicat devant ce phénomène cinématographique qu'a été Louis de Funès. Voilà un homme qui conserve tant d'admirateurs éperdus que sa moindre apparition dans un nanard de soixantième zone, même si elle ne dure que douze secondes permet d'éditer un DVD qui s'arrache dès qu'il porte la mention de sa présence. Comme tous les spectateurs du cinéma français des années 50, j'ai été éberlué et séduit par des apparitions tonitruantes où, en une ou deux séquences, il savait capter l'attention et émerveiller le public, qui ne se souvenait pas toujours de son nom.

Imposante filmographie, jusqu'à cinq ou six tournages la même année, ce qui démontre, s'il en était besoin, la quantité de vache enragée ingurgitée, et cela sans jamais décrocher un premier rôle. Et pourtant imposant son jeu, sa physionomie, sa rage en quelques minutes dans de bons ou de très bons films (Papa, Maman, la bonne et moi en 54, Courte tête en 56, Ni vu, ni connu en 58 ; et parvenant, au milieu de monstres sacrés, Jean Gabin et Bourvil, à se faire plus que remarquer dans une manière de chef-d’œuvre, La traversée de Paris en 56.

Et un miracle, la tête d'affiche, en 64, dans un tout petit film promis aux écrans de seconde zone et qui eut un succès fou, Le Gendarme de Saint-Tropez. Triomphes de plus en plus exceptionnels des années suivantes, les films de Gérard Oury, Le corniaud, La grande vadrouille, La folie des grandeurs, Les aventures de Rabbi Jacob… Tout ce qu'il touche est or. Et pourtant dès Fantômas, en 64 aussi, on a compris que ce génie comique en avait auparavant trop soupé et que son âme inquiète n'avait plus d'autre envie que la revanche. En aucun cas il n'accepterait de se remettre en question comme pouvait le faire un Bourvil, comique niais à l'origine et saisissant commissaire Mattei du Cercle rouge.

Les amateurs éperdus de Louis de Funès tiennent Oscar pour le sommet de son talent. Et de fait, comme on l'a remarqué, cette banale pièce de boulevard, plutôt bien fichue et présentant les caractères habituels, les ressorts comiques solides de ce qui fait la gloire du théâtre de boulevard et déplace à Paris des cars entiers de membres de clubs du troisième âge de Picardie ou de Touraine est entièrement vouée à sa célébration. Dans le supplément du DVD le réalisateur du film, Édouard Molinaro et quelques uns de ceux qui ont approché l'acteur indiquent volontiers qu'il ne supportait pas qu'un autre interprète pût lui faire la moindre petite ombre. Et que, par exemple, le jeu subtil, intelligent, raffiné de Claude Rich l'insupportait. Devenu astre majuscule il n'admettait que lui dans son système solaire.

La pièce devait être absolument irrésistible sur la scène du Palais-Royal, dans cette atmosphère particulière et séductrice où les effets se succèdent en cascade, où le rire d'un spectateur entraîne la salle toute entière, où l'on entre presque en transe nerveuse devant la cavalcade de la scène. Au théâtre, comme on est loin de la scène et de l'action (même si l'on est au premier rang), plus c'est gros, plus ça passe et les gags les plus énormes et les moins fins passent comme une lettre à la poste. Au cinéma c'est une autre paire de manches.

Le parti pris par Molinaro de théâtraliser au maximum son film, de faire réaliser son décor par Georges Wakhevitch, grand nom de la scène, d'accentuer le caractère artificiel des entrées et des sorties, les postures grotesques du masseur (Mario David), les hurlements hystériques de la fille de la maison (Agathe Natanson) n'est pas plus idiot qu'un autre. Il y a, chez Funès quelques jeux de physionomie exceptionnels, bluffants, admirables, mais tant et tant aussi de glapissements, de cavalcades, de grognements furibonds que, sauf si l'on est un admirateur absolu du personnage, on s'en fatigue vite.

Plus ça va, plus je me dis que le théâtre et le cinéma n'ont absolument aucun rapport.


Répondre

De Frydman Charles, le 6 août 2017 à 07:29
Note du film : 5/6

La pièce de théâtre était sortie en 1958 , l’année où De Gaulle décidé de créer les nouveaux francs ! Monnaie qui sera mise en circulation en 1960 .Le film 9 ans après jongle entre les nouveaux et les anciens francs…Lorsque les protagonistes passent à des salaires ou des sommes détournées du simple au centuple, il faut suivre !


Répondre

De Nadine Mouk, le 6 août 2017 à 18:11
Note du film : 5/6

Et le prénom Blaise venant du nom d’une famille romaine, Blaesus, c’est-à-dire "qui bégaie" ? On comprends que De Funès ne soit pas content d'un tel prénom. Son petit fils qui bégaiera ? Sans blagues… Et pourquoi pas Ethan, prénom qui vient de l'hébreu et signifie "celui qui est calme"… ?


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.029 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter