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Sujet : Un maître étalon


De frydman charles, le 28 mars 2008 à 07:29

Il fut un époque ou le maitre étalon, euh… le mètre étalon était constitué d'une barre en platine servant pour la construction des barres de un mètre.. Un des étalons du film est polytechnicien. En civil je trouve qu'il manquait de prestige… Je l'imaginais plutôt passant l'écrit du concours de l'X au manège de chevaux du fort de Vincennes sous l'œil vigilant des gardes municipaux à pied… Puis viser la barre du tailleur, le nombre de points minimum pour être reçu. Ceux qui sont en dessous quittent discrètement, sur l'étalon… euh sur les talons, l'amphi de l'école… Tandis que les autres montent chez le tailleur qui prend les mesures du grand uniforme modestement avec un centimètre ruban… Un mètre étalon ou non en barre n'étant pas adapté. Mais les polytechniciens ne caracolent plus sur leur étalon comme du temps de Stendhal ou du film "les grandes manœuvres" . La société élitiste en a pris un coup… Le tailleur n'est certes pas un maitre avec son centimètre, mais il a quelquefois plus de valeur humaine que certains prétentieux….


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De Tamatoa, le 27 octobre 2013 à 18:20
Note du film : 3/6

Ultime collaboration de Bourvil et de Mocky. Et pas la meilleure. Si Mocky est toujours aussi fou et brillant dans ses scénarios à faire frémir les bigotes et tous les honnêtes gens, il piétine un peu dans cette histoire de femmes inassouvies dans leurs sexualités. Le départ du film est très prometteur mais il s'enlise assez vite dans le répétitif. Bourvil est quand même étonnant à plus d'un titre. D'abord, il a débuté une chimiothérapie (d'où son crâne rasé) et c'est avec un grand étonnement qu'on le regarde gambader, dévaler les escaliers comme un jeune homme. Non, non : pas de doublure, c'est bien lui. On est loin du fantôme qui jouera quelques semaines plus tard le rôle du commissaire Mattei dans Le cercle rouge de Melville. La maladie a galopé très vite… Et puis Bourvil dans ce film reste assez méconnaissable engoncé dans son costume cintré d'une blancheur immaculée, ganté de noir et Stetson vissé sur le crâne. Il joue sa partition sans grande conviction, ce qui ne lui ressemble pas. Mais il sait déjà que ses jours lui sont comptés et on peut comprendre un certain détachement. Mocky racontera plus tard les moments de désespoir que son acteur fétiche connut pendant le tournage.

Le sujet du film, qui déchainera les foudres des critiques à sa sortie, (Mocky provoquera l'ignoble François Chalais en duel) est très apocryphe. En ces années 70, même si un certain érotisme envahit les salles obscures, bien qu'Emmanuelle n'ait pas encore défrayé la chronique et les mœurs, il ne faisait pas bon s'attaquer à une réalité qui pouvait déplaire à l'ensemble de la faune masculine et à son orgueil. En un mot, comme le prétendait déjà Brassens, Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant.

Vous en aviez rêvé, Mocky le fait et vous apporte la solution. Comme il y existe aujourd'hui des fast food, Mocky invente le Fast-sex. Le sujet est fort sympathique et rétablit l'équilibre : pourquoi n'y aurait-il que les hommes qui auraient droit de bénéficier de la prostitution en cas de libido inassouvie ? Bien vu ! Hélas, une fois la cause entendue, le film se traine. Et la bande à Mocky où vient se greffer un Michael Lonsdale inattendu, n'a pas l'entrain qu'on lui a connu pour Un drôle de paroissien ou Les compagnons de la marguerite. Le bord de mer semble ne pas convenir à la troupe. C'est dommage car certaines scènes sont assez drôles. Et tellement atypiques vis à vis de la morale. Parce que le côté dingue et merveilleusement absurde du monde de Mocky est quand même préservé. Une nuit à l'assemblée nationale, assez bien vue, par exemple. Mais tout le film n'est hélas pas de cet acabit. Il manque un je ne sais quoi qui ralentit cette œuvre. Mais ce n'est pas Jacques Legras, par contre, qui tire fort bien son épingle de ce jeu qui semble le ravir. Si il est habitué à des rôles à l'emporte pièce, il trouve ici matière à retrouver un semblant de ce qu'il faisait avec les Branquignols.

Ce n'est pas mauvais. C'est de l'à peu près. Et c'est bien ça qui agace : Mocky, c'est génial (provoc, provoc !) ou c'est de la merde. Et là, on reste dubitatif …


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De Impétueux, le 27 octobre 2013 à 21:39

L'ignoble François Chalais ? Pourquoi ignoble ? Moi c'est plutôt Mocky que je qualifierais ainsi, avec son côté foutraque et satisfait de lui-même, son côté je vous emmerde et je fais ce que je veux….

Chalais était, à mon souvenir, un critique de qualité et un amoureux du cinéma…


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De Tamatoa, le 27 octobre 2013 à 22:17
Note du film : 3/6

C'est Mocky qui en parlait comme ça ! A cause de son passé trouble pendant la guerre. On a vaguement évoqué, à une époque, ses activités au sein du journal "Je suis partout", mais pour moi ça reste vague. Je sais juste que sa tombe à Neuilly-sur-Seine a été profanée plus d'une fois à cause de cette "anecdote". J'aurais du mettre le mot "ignoble" entre guillemets.

Pour ce qui est du cinéaste qui fait ce qu'il veut et qui nous emmerde, il a tout à fait raison môôôssieur ! J'ai lu quelque part que vous lui souhaitiez la mort mais vous serez six pieds sous terre dans votre jolie Provence qu'il contiuera à vous emmerder !


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