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Sujet : Le Japon s'enfonce ! Vite, sortez le film !


De Arca1943, le 23 février 2008 à 20:07
Note du film : 4/6

Je vote pour que ce tout récent film catastrophe, paraît-il bien réussi, sorte enfin en nos contrées. Il n'y a pas la moindre raison pour que les seuls films catastrophe qui sortent soient américains. Alors, le sujet du film Nihon chinbotsu, c'est que le Japon coule. Il s'enfonce carrément dans l'abîme : pour une catastrophe, c'en est toute une. Je veux voir ça !


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De Arca1943, le 19 septembre 2008 à 18:51
Note du film : 4/6

Et quand j'examine de plus près l'affiche de Nihon chinbotsu, je réalise que le film est déjà sorti en Allemagne. Il peut sortir en Allemagne, mais pas en France ? Allons donc. Distributeurs, réveillez-vous !


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De Arca1943, le 20 septembre 2008 à 16:49
Note du film : 4/6

Eh bien, ça me rabat un peu le caquet mais une sortie en direct-to-DVD vaut certes mieux que pas de sortie du tout. N'empêche… moi je crois à ce produit Toho et à son potentiel. Puisqu'apparemment il n'en existe pas, j'appelle de mes voeux l'avènement d'un distributeur éclairé mais mercantile qui aurait à coeur d'exploiter les possibilités commerciales des films étrangers autres qu'américains, comme Nihon chinbotsu… ou Bon cop, bad cop ! C'est un peu ce qu'avait fait en son temps le distributeur / producteur Simon Mizrahi en France avec la comédie à l'italienne des années 60-70. Lui avait vu que ça valait la peine de postsynchroniser ces films et de leur donner une vraie distribution en salle. En tant que cinéphile il aimait ces films à mort, mais en tant que distributeur il avait pressenti aussi leur potentiel commercial.

Au fond, le problème dont j'essaie de parler est compliqué et enchevêtré. En tant que libéral, je n'aime pas les monopoles, qui sont une négation du principe de concurrence, lequel est indissolublement lié au concept de diversité. Mais pour gruger efficacement sur le quasi-monopole hollywoodien dans le monde, pour lui piquer des spectateurs, il faut des gens qui croient au principe de concurrence, c'est-à-dire au commerce. Et il faut bien sûr des films qui "parlent" au grand public. First things first. Pour boire, il faut vendre. Hélas, généralement, ceux qui sont intéresssés à des films étrangers autres qu'américains ont très souvent, vissée au fond du crâne, une mentalité farouchement "anti-mercantile", qui leur fait tenir pour idéal le confidentiel, le film d'art éthéré qui se voit en cénacle, entre connaisseurs éclairés, dans ce que Scola appelle avec raison « le ghetto des salles parallèles ». Moi aussi, je veux voir La Mort d'un maître de thé. Mais la Toho NE PEUT PAS investir dans ce grand film d'auteur de Kei Kumai (remarquez ici la foi du charbonnier : je ne l'ai pas vu !) si elle n'investit pas dans des films comme Nihon chinbotsu, si elle n'a pas les reins solides grâce à des franchises comme Godzilla ou… Zatoichi.


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De Arca1943, le 18 octobre 2008 à 04:41
Note du film : 4/6

Et en plus, c'est la dernière apparition à l'écran du grand Tetsuro Tamba (216 films !). Non, décidément, cette sortie s'impose…


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De Arca1943, le 12 novembre 2008 à 18:26
Note du film : 4/6

Oooooooooui : plus de 315 visiteurs ont visité la fiche de Nihon chinbotsu sur dvdtoile ! Ça alors ! C'est la ruée ! L'avalanche ! Le tsunami !

Français, vos voisins allemands ont ce superbe film catastrophe nippon en DVD, et vous ne l'auriez pas ?!? Les Allemands sont-ils meilleurs que les Français ? Non, bien sûr que non : et donc, il vous faut ce DVD. Forcément. C'est logique. Inexorable. Imparable. Et voilà.


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De sandokan, le 14 novembre 2008 à 16:17

Mon vieux Arca, je te retrouve sur ce film catastrophe japonais ! Et je vote pour sa réédition illico presto ! Même si je n'ai pas tout compris à ton exposé banzaï sur les vertus du libéralisme. Peut-être verrons-nous un jour ce film à la Maison de la culture du Japon à Paris. Foi de sandokan !


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De Arca1943, le 14 novembre 2008 à 16:20
Note du film : 4/6

Eh bien, merci beaucoup pour votre vote ! Je suis en tout cas sacrément content de vous voir de retour, Sandokan ! Pendant votre longue absence, le fouineur VincentP a prétendu avec insistance que je vous avais inventé, et je n'ai jamais pu le convaincre de mon innocence…


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De sandokan, le 14 novembre 2008 à 16:24

J'ai vu cela : Vincentp insinuait à tort que vous et moi ne sommes qu'une seule personne. Quel culôt !

Cet apartheid étant clos, saluons cette oeuvre d'un japon contemporain, et un cinéma moderne qui est à mieux connaître. Très mal distribué en France en tout cas.


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De Arca1943, le 14 novembre 2008 à 18:06
Note du film : 4/6

Le film catastrophe étant une valeur bien connue du box office, je ne vois pas pourquoi celui-ci ne pourrait pas sortir, en effet ! Au moins sur DVD, vu qu'il date déjà de 2006…


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De sandokan, le 14 novembre 2008 à 18:40

La Maison de la culture du Japon à Paris est très dynamique et propose très régulièrement des cycles de cinéma pointus et toujours intéressants. Avec la particularité d'avoir une salle de cinéma amovible à cinquante mètres sous terre et à vingt mètres de la Seine. J'espère que les cloisons sont solides. Sinon, plus de sandokan…

J'y ai vu des films d'Ozu et m'y suis même disputé avec un gugusse qui avait sorti un lourd attirail de victuailles odorantes. "C'est l'odeur du Japon" m'avait-t-il alors dit. Je lui ai dit que la prochaine fois j'apporterais mon barbecue français dans la salle pour engager la bataille…


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De Arca1943, le 14 novembre 2008 à 19:19
Note du film : 4/6

« La Maison de la culture du Japon à Paris (…) avec la particularité d'avoir une salle de cinéma amovible à cinquante mètres sous terre… »

Oh ! Après Le Japon s'enfonce, La Maison de la culture du Japon à Paris s'enfonce ? Vous devriez amener une réserve d'oxygène aux représentations, Sandokan. On ne sait jamais…


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De sandokan, le 14 novembre 2008 à 20:31

Vous ne croyez pas si bien dire, "1943". Cette salle est tellement enfoncée sous terre que l'aération y est de mon point de vue tout juste suffisante.


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De Arca1943, le 24 novembre 2008 à 20:37
Note du film : 4/6

Et le trailer est disponible à l'adresse suivante ! http://www.nipponcinema.com/trailers/doo(..)


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De PM Jarriq, le 25 novembre 2008 à 11:03

On dirait un Godzilla, sans Godzilla.

Et la chanson…

Je ne suis pas totalement convaincu de l'absolue nécessité de cette édition DVD, Arca.


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De sandokan, le 25 novembre 2008 à 11:34

Arca, en grand cinéphile, devrait s'intéresser à Ozu, Naruse, Mizoguchi, plutôt qu'à des sous-oeuvrettes de chambara et de kabuki.


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De Arca1943, le 25 novembre 2008 à 12:09
Note du film : 4/6

No money, no candy. Godzilla en son temps a rapporté énormément d'argent ! Sans cet argent, la Toho aurait-elle eu les reins assez solides pour produire la même année (et avec le même Takashi Shimura) Les Sept samouraïs, opération particulièrement coûteuse et risquée ? Poser la question, c'est y répondre. Le cinéma se fait d'abord avec de l'argent. Sinon, comment diable voulez-vous qu'on finance l'équivalent contemporain des Ozu et des Mizoguchi ? Moi, je suis sûr que Le Japon s'enfonce, qui a fait un tabac pas croyable au box-office japonais, est exportable et qu'il ferait de l'argent, que ce serait une opération rentable. Il suffit de le sortir – doublé, bien entendu – et en évitant bien sûr comme la peste le créneau "grand cinéphile".


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De PM Jarriq, le 25 novembre 2008 à 12:44

Cet Arca est machiavélique dans son argumententation. Rien que pour ça, je vote.


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De sandokan, le 25 novembre 2008 à 13:17

N'empêche, on peut s'intéresser au cinéma grand public ET à un cinéma d'auteur un peu plus ambitieux ! Depuis que Dumbledore se fait discret, il n'y a plus grand monde pour tenir compagnie au grand critique Vincentp, sur Ozu !

Après avoir exploré les fonds de tiroirs transalpins pendant trois ans (visiblement vous avez épuisé le filon), voilà que vous faites de même, Arca, avec des oeuvrettes japonaises, dont personne n'a entendu parler ! A quand les filmounets kirghizes ou Abkhases ?


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De Arca1943, le 18 janvier 2009 à 19:18
Note du film : 4/6

« N'empêche, on peut s'intéresser au cinéma grand public ET à un cinéma d'auteur un peu plus ambitieux. »

Mais je ne fais que ça, cher VincentP, je ne fais que ça. Si ça peut vous faire plaisir, je vous parlerai bientôt de La Vie d'Oharu, femme galante et de La Porte de l'enfer.

Mais pour en revenir à votre observation, que je re-cite : « On peut s'intéresser au cinéma grand public ET à un cinéma d'auteur un peu plus ambitieux », il est absolument crucial, il est absolument vital que les cinéphiles déconnectés de la réalité se reconnectent. No money, no candy.

No money, no candy, ça veut dire par exemple que le producteur Franco Cristaldi NE POUVAIT PAS en 1961 se lancer dans une production aussi risquée que Salvatore Giuliano (même s'il s'avéra par la suite une opération rentable) s'il n'était assis sur les sommes astronomiques rapportées par le Pigeon et – oh le vilain phénomène "commercial" – le sequel du Pigeon.

Vous me parlez d'Ozu, dont je n'ai toujours pas vu un seul film (mais ça va venir). Bienbienbien. Prenons par exemple Herbes flottantes, un produit Daiei. Sans d'ailleurs insinuer que les films du grand Ozu n'étaient pas rentables – pour être franc, je l'ignore – il n'empêche que pour se permettre le risque d'investir dans le grand cinéma d'auteur, aux résultats financiers souvent hasardeux, la Daiei doit absolument être assise sur un confortable coussin financier, sur des rentrées d'argent considérables, car le cinéma coûte très cher, très, très cher, faut-il le rappeler, bon sang. Où trouver tout cet argent à investir dans le cinéma de Ozu ou de ses épigones ? Mais grâce aux jidai-geki, bien sûr, qui firent la gloire de la Daiei dans les années 50 et 60 ! Grâce à la franchise des Zatoichi, grâce aux Treize tueurs, et à tous les autres ! Voilà d'où vient l'argent qui se retrouve ensuite investi dans les prestigieuses productions de grand art qui feront la joie des festivaliers à travers le monde… tout en ne rapportant parfois pas un yen.

Or si nos importations de films étrangers autres qu'américains, disons de films japonais, sont entièrement basées sur le circuit des festivals, du "succès critique", de la grande cinéphilie éclairée des connaisseurs, si nous – acheteurs, distributeurs – disons : Nous voulons les films d'Ozu, mais nous ne voulons surtout pas les films de Kenji Misumi, eh bien nous acculons la Daiei à la faillite. Or si cette légendaire compagnie japonaise avait pu exporter à temps ses films de sabre – dans les années 60 donc, et non 30 à 40 ans trop tard sur DVD, comme ce fut le cas – qui sait, peut-être aurait-elle pu engranger suffisamment de rentrées pour éviter d'être emportée corps et biens par la crise du cinéma nippon. Quelle perte ce fut, quand même, la faillite de la Daiei.

Spéculation ? Bien sûr ! Mais moi qui veut absolument voir cette production Toho qu'est Mort d'un maître de thé, grand film d'auteur de Kei Kumai, je veux aussi voir et voir distribuer dans mon pays un film au potentiel commercial prometteur comme Le Japon s'enfonce – autre production Toho – parce que l'existence et la prospérité de ce cinéma (disons en gros le cinéma "grand public", le cinéma populaire) est la condition sine qua non d'existence de l'autre cinéma (disons en gros le cinéma d'auteur). Parce que je ne veux surtout pas que la Toho connaisse le même sort que la Daiei. Parce que sans ses chambaras si rentables, la Daiei ne pouvait investir dans Ozu. Parce que sans ses westerns spaghetti si rentables, Alberto Grimaldi ne pouvait produire Le Casanova de Fellini. Parce que Claude Berri devait absolument produire des films comme Bienvenue chez les Ch'tis pour pouvoir produire des films comme La Graine et le mulet. Parce qu'une fois la Daiei en faillite, il n'y a plus ni money, ni candy.

Voilà pourquoi des films comme Nihon chinbotsu doivent sortir en France, au Québec, bref être exportés, et pas seulement les prestigieux films de monsieur Kore-eda (que j'adore par ailleurs). Si les USA peuvent faire entrer à pleines portes sur nos marchés leurs films les plus commerciaux, les autres pays doivent pouvoir faire de même, sinon à terme il ne se tournera plus que des films américains.


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De babouche, le 11 janvier 2011 à 09:56

Voici d'autres films catastrophes nippons: 252 Signal of Life Kansen Rettô (Pandemic) Dragon Head La série des Umizaru

Ce n'est pas vraiment un film catastophe: Eureka de Shinji Aoyama, un film qui a très impressioné quand il est passé à Cannes en 2000, mais il n'est jamais sorti en France, parce que c'est un film japonais, et qu'il dure 3 ou 4 heures d'après mes osuvenirs.

C'est un très beau film qui montre comment des gens qui ont vécus une catastrophe (une prise d'otages dans un bus) se recontruisent.

Et un film de SF, remake d'un manga des années 70, qui a l'air d'avoir des effets spéciaux pas mal du tout, et dont la bande annonce fait pas mal parler sur des sites US: Battleship Yamato


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De babouche, le 11 janvier 2011 à 10:13

Oups, je suis confus, Eureka est bien sorti en France. Je fais mon méa culpa.

N'empêche qu'il y a un tas de films japonais qui sont appréciés par les festivaliers qui ne sortent jamais par chez nous parce que les distributeurs corient que le cinéma japonais ne marche pas à moins que le film soit hyper violent ou érotique. Ou sinon, il faut que ce soit un truc pour intellos qu'on mets dans les salles d'art et d'essai.

Les distributeurs français croient que les films nippons n'ont aucun potentiel commercial grand public.

Pourtant, dans les années 70-80, certains kaiju eiga (films de monstres genre Godzilla) ont fait dans les 1 millions d'entrée en France.


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De Arca1943, le 11 janvier 2011 à 14:19
Note du film : 4/6

« Les distributeurs français croient que les films nippons n'ont aucun potentiel commercial grand public. »

Et ils ont tort ; en tout cas de le formuler ainsi, par nationalité. C'est une sorte de xénophobie de colonisés, qui considère avec méfiance tout ce qui n'est pas américain. Alors que dans un cas comme Nihon chinbotsu, par exemple, ils devraient plutôt se demander : « Voyons-voir, est-ce que le film catastrophe à grand déploiement a un potentiel grand public ? » Et poser la question comme ça…

…c'est y répondre ! Non mais ! Ce qu'ils peuvent être frileux, ces foutus distributeurs. Du coup, ça me donne envie de connaître leurs noms, histoire de mener une campagne plus efficace…


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De vincentp, le 8 juillet 2011 à 23:23

Et pourquoi ne pas rééditer le documentaire "la planète miracle" co-produit par la chaine japonaise NHK ?


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De Arca1943, le 10 juillet 2011 à 23:06
Note du film : 4/6

« …l'édition DVD/Blu-ray est désormais annoncée pour fin septembre ! »

Excellente nouvelle. Je suis persuadé que ce produit Toho (ô soleil si lointain de la Toho) va être bien meilleur que 2012 !


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De Arca1943, le 3 mai 2012 à 21:37
Note du film : 4/6

Et voilà ! Nihon Chinbotsu vient d'atterrir chez moi en provenance d'outre-Atlantique !


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De Arca1943, le 6 mai 2012 à 16:42
Note du film : 4/6

Ce film est tel que je l'imaginais. Comme dans tout film catastrophe, il y a un côté "peinture à numéros", inévitable ne serait-ce qu'en raison du coût considérable de l'entreprise. Donc, il y a l'histoire d'amour entre le jeune (et courageux) océanographe et la jeune (et courageuse) secouriste, il y a la chanson chantée par une Céline Dion nippone… C'est normal, tout ça. Moi, si j'étais producteur exécutif à la Toho, j'exigerais qu'il y ait ce genre d'ingrédients, afin d'amortir l'investissement. (Et rappelons que le titre Toho est une composante du fameux indice Nikkei : c'est du sérieux !).

Cela dit, à côté des ingrédients obligés, il y a aussi ceux auxquels on ne s'attend pas. Ainsi le destin du premier ministre japonais. Ou encore, les manifs anti-japonaises qu'on voit éclater aux actualités, un peu partout dans le monde, dans les pays qui ont accepté sur leur sol les millions de réfugiés. Et bien sûr, les marchés financiers qui spéculent sur le yen tandis que le Japon s'enfonce…

Certaines scènes ou images sont vraiment saisissantes (la foule épouvantée se heurtant aux grillages, la ville au fond de l'eau, les alignements de corps sous leur linceul tandis que la cendre volcanique virevolte dans l'air, la famille coincée sur un flanc du mont Fuji alors qu'il menace d'entrer en éruption). Les effets spéciaux sont tout à fait au point et intelligemment dosés selon moi – malgré raz-de-marée et séismes, on ne sombre jamais dans une lassante débauches d'effets numériques, ça ne tombe pas dans le cinéma d'animation.

Enfin bref, un produit tout à fait concurrentiel : voilà où je voulais en venir. Je viens de voir le film dans sa fort acceptable version française. Tout en étant exactement dans le même créneau, je trouve que c'est bien meilleur qu'une grosse arnaque comme 2012. Ici au Québec, Nihon chinbotsu n'est même pas sorti, alors qu'il aurait très bien pu, qu'il pourrait encore tout à fait (et même d'autant plus après ce qui s'est passé à Fukushima), à condition bien sûr d'être distribué normalement, et par des distributeurs qui ne sont pas convaincus d'avance de l'échec de leur produit sous prétexte qu'il n'est pas américain.


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