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Forum : Capitaine Sky et le monde de demain

Sujet : citations pour cinéphiles


De DelaNuit, le 21 février 2008 à 00:58
Note du film : 4/6

Un bien curieux objet que ce Capitaine Sky.

A priori, un film d'aventures et de science fiction comme tant d'autres. Jude Law, l'œil espiègle et le sourire ravageur, y joue les héros virils, sauveurs du monde… aux côtés de Gwyneth Paltrow, journaliste casse-cou prête à tout pour un cliché gagnant. Elle n'a l'air ni très à l'aise ni franchement à sa place dans ce rôle (il ne doit certes pas être aisé de jouer devant des murs et espaces vides qui ne seront remplis que plus tard par des effets spéciaux) et je me suis demandé si elle n'avait pas été choisie surtout pour les effets de sa chevelure blonde aux reflets dorés, façon (a=Veronica Lake] !

Angelina Jolie (hélas sous-employée) campe quant à elle un capitaine borgne, intrépide et volontaire, qui ne manque pas de charme à mon goût, malgré ses lèvres hypertrophiées (mais le bandeau sur l'œil compense cette surcharge esthétique par une part de mystère).

L'histoire d'amour à la « je t'aime – moi non plus » entre Gwyneth et Jude semble plaquée… pour humaniser un scénario faisant surtout la part belle aux effets spéciaux et nous servant l'histoire déjà connue du savant fou décidé à détruire la terre, qu'il faut à tout prix arrêter.

L'intérêt du film (car intérêt il y a) réside ailleurs : dans une évocation en décors, costumes, machines, de l'atmosphère et des images des années 40. Même les couleurs ont quelque chose des films noir et blanc colorisés…

Surtout, le film nous présente un continuel jeu d'allusions et citations se référant aux grands classiques du cinéma rétro en Noir et Blanc :

Gwyneth avec son imper et son chapeau, qu'elle semble avoir empruntés à Ingrid Bergman dans Casablanca, renvoie aux films noirs, tandis que Jude, avec sa combinaison de pilote et ses acrobaties aériennes, évoque l'univers des films de guerre d'alors, du type Cary Grant dans Seuls les anges ont des ailes.

Le paysage urbain de New-York est hérissé de tours (dont une en particulier) sortant tout droit de Metropolis. Y sévissent des robots au look rétro dignes de Planète interdite ou Le jour où la Terre s'arrêta. Une jungle peuplée de monstres évoque l'île du King Kong de 1933 (avec le même tronc d'arbre sur le même précipice !)

On s'offre même le luxe d'un atterrissage dans les neiges de l'Himalaya avec un passage dans la lamaserie édénique Shangri-La, directement sortie d'Horizons perdus de Capra !

La cerise sur la gâteau, c'est l'utilisation de l'image de Laurence Olivier (mort depuis longtemps dans le monde réel comme dans le film) pour incarner le savant fou dans une apparition holographique, clin d'œil à la fin du célèbre « Le Magicien d'Oz », dont une scène était projetée dans un cinéma art-déco au début du film…

Reste la question de savoir à qui s'adresse ce type de film : car il n'est pas sûr que les cinéphiles amateurs de films des années 30 et 40 se déplacent en salle pour y découvrir ces citations… Quant aux gamins gavés de jeux vidéos et amateurs d'effets spéciaux tonitruants et d'action trépidante, il y a fort à parier qu'ils ne se rendent pas compte le moins du monde de toutes ces références, qui font pourtant tout le sel du film… Alors… Un producteur et son réalisateur se sont fait plaisir ? Après tout, pourquoi pas ?…


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