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Sujet : Opportuniste, je vote !

VOTE
De Arca1943, le 8 février 2008 à 13:56
Note du film : 3/6

Et moi, surgi de nulle part tel un diable de Tasmanie, je saute sur l'occasion pour laisser la griffe de mon vote ! Surtout que je n'ai vu la fort intéressante Jacqueline Sassard que dans Les Biches et Été violent. Il me semble raisonnable de mettre la main sur un troisième film pour, euh, parfaire mon jugement, surtout que cette fois c'est elle la star. (Et en passant c'est aussi la première apparition à l'écran de Carla Gravina). Deux ans plus tôt, Lattuada réalisait La spiaggia, une comédie douce-amère avec Martine Carol que j'ai trouvée vraiment excellente. Si ce Guendalina est de la même eau, ça promet.

Jacqueline Sassard a interrompu sa carrière après Accident de Losey et Les Biches de Chabrol – j'ignore pourquoi. Elle a gagné le prix de la meilleure actrice au festival de San Sebastian en 1960 pour son rôle dans Nata di marzo (Les Époux terribles), d'Antonio Pietrangeli.


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De Arca1943, le 5 décembre 2008 à 20:34
Note du film : 3/6

…et mon opportunisme se révèle payant, car Guendalina sort en DVD le 13 mars 2009 ! Avec Jacqueline Sassard, Sylva Koscina et Carla Gravina… Euh, je crois qu'il y a aussi des rôles masculins.


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De Arca1943, le 6 juillet 2009 à 06:07
Note du film : 3/6

Sur IMDB, il y a un message intéressant au sujet de ce film (que je viens tout juste de voir). « When I first watched this film, I was shocked as hit by lightening and captivated instantly by the charm and beauty of Guendalina. Many scenes were printed in my brain and are still there vividly even now half a century later – such as the scene Guendalina appears in all-in-one tights dancing in front of Oberdan. After the release of this film, many girls rushed to shops to buy Jacqueline-Tights in Japan. »

Traduction maison : « La première fois que j'ai vu ce film, j'ai été comme frappé par la foudre et captivé immédiatement par le charme et la beauté de Guendalina. Plusieurs scènes se sont imprimées dans mon esprit et sont toujours vivaces un demi-siècle plus tard – comme la scène où Guendalina apparaît en collants une-pièce dansant devant Oberdan. Après la sortie de ce film, bien des filles au Japon se précipitèrent dans les magasins pour acheter des collants comme ceux de Jacqueline (Sassard). »

Cette remarque m'emplit moi aussi d'une grande nostalgie, mais pour des raisons différentes, car je n'étais pas né à cette époque et je ne conçois le cinéma que dans une perspective froidement commerciale : Ah, import-exportation des produits audio-visuels d'antan, me dis-je d'une voix émue, où t'en es tu donc allée pour ne plus revenir ?

Sur le fil de Nihon chinbotsu, je crois m'être un peu laissé aller à une harangue au sujet du principe no money, no candy. Eh bien, en voici une autre illustration. Les ados japonaises de 1957 qui font les magasins pour trouver une combinaison moulante comme celle de Jacqueline Sassard, voilà un excellent symptôme de succès commercial pour ce film italien. Trois ans plus tard, qui sait, la même ado – devenue jeune adulte entre temps – aperçoit dans la rue une affiche du film Été violent (en supposant qu'il soit sorti au Japon). Elle l'examine et dit : « Oh, c'est avec Jacqueline Sassard ! » et elle court voir le film. Du coup elle aura vu un excellent Zurlini, et voilà ! Voilà à quoi sert un star system, voilà aussi à quoi sert ce genre de film "commercial" (mais bien bon) d'Alberto Lattuada qui nous raconte les premiers émois amoureux d'une sympathique nymphette : à positionner le branding "Cinecittà" sur le marché nippon, à créer une clientèle de spectateurs comme l'auteur du message cité plus haut. Et alors, disons-le : on n'obtient pas ce genre de résultats avec les films d'Antonioni. Pourtant, cela dit, il n'est pas impensable qu'en voyant Été violent, l'ex-ado de mon exemple ait été très impressionnée par Eleonora Rossi Drago, ce qui l'amène, devenue un an plus tard étudiante à l'université, à aller voir Femmes entre elles dans une cinémathèque japonaise.

En tout cas, je serais curieux de savoir combien de films italiens sont sortis en 1957 au Japon comparé à 2007, et combien de films japonais en Italie.


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