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Forum : L'Homme qui en savait trop

Sujet : Divertissement correct


De Frydman Charles, le 17 janvier 2008 à 09:31
Note du film : 5/6

Si le film est jalonné de quelques traits d'humour , je ,ne pense pas qu'Hitchcock ait voulu faire des jeux de mots autour de Saints, seins, sains…Cymbales !!! D'ailleurs en version originale ça ne marcherait pas. Néanmoins le Dr Mac Kenna revient d'un congrès à Paris et son fils ne manque pas de plaisanter sur les Français qui mangent des grenouilles . J'avais l'age du gamin kidnappé lorsque j'ai vu le film au cinéma « le Cinéac » entre la porte St Denis et la porte St Martin…Mes 2 saints…Euh…Le médecin Mc Kenna arrive trop tard pour sauver Bernard qui lui souffle une phrase énigmatique. Je ne sais pas s'il existe une « Ambrose Chapel » à Londres…Le bâtiment ou a été tourné le film s'appelle en fait Bayswater et se trouve à Brixton…A Paris il existe une église St Ambroise…Pas très Sain le rapt d'un gamin de 8 ans…Pas très Saint le prédicateur d'Ambrose Chapel…Qui va finalement être pris entre les deux CYMbales objet du suspens du film ?


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De sépia, le 17 janvier 2008 à 21:52
Note du film : 4/6

Et bien moi, mon cher ….Charles (c'est bien ça ?) je regrette bien que notre Ami Urspoller ne soit plus sur ce site. Parce que j'aurais bien aimé qu'il nous explique comment son mentor, son idole, a pu dans ce film, commettre de telles erreurs de mise en scènes ! Elles sont légion !

Histoire de lui faire sortir ses griffes d'ursidé des neiges et de retrouver le plaisir de le lire…


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De frydma charles, le 18 janvier 2008 à 09:09

Verifiction faite , le cinéma entre les portes St Denis et St Martin s'appelait en fait: "Pathé Journal" 6 boulevard Saint Denis Paris (j'avais un peu oublié…) Le début des années cinquante, c'était l'époque ou l'ingénieur chanteur Guy Béart travaillait à la société SAINRAPT et Brice. Saint Denis ou Martin pourquoi pas… Mais SAINT RAPT !!! En fait un village de la Creuse porte ce nom… L'origine viendrait de RATS et non de RAPT !!! Les rats auraient sauvé le village de la peste….


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De urspoller, le 17 février 2008 à 14:05
Note du film : 4/6

Eh bien ma chère Sépia, je vais tenter d'agréer à votre injonction et essayer de sortir mes griffes, pas toujours rétractiles, mais pas à votre endroit, galanterie oblige, et puis dans le règne animal il est rare qu'un plantigrade croise un membre de la famille des octopodes. Donc, une fois n'est pas coutume, je vais faire montre d'aménité et me cantonner à amener à résipiscence les indéniables talents de sir Alfred, même si pour le coup, le métrage qui nous intéresse ne constitue pas vraiment le sommet de sa filmographie. Néanmoins un bon film d'Alfred Hitchcock surpasse souvent les chefs-d'œuvre de ses coreligionnaires.

L'homme qui en savait trop reste un cas unique dans la filmographie d'Hitchcock puisqu'il s'agit ici du seul remake offert à la postérité par sir Alfred. Certains peuvent même y voir une variation sur le même thème puisque ce métrage est basé sur le canevas identique du film éponyme de 1934, mais s'en éloigne par de nombreux points.

Cette deuxième version fut tournée avec la maestria habituelle du maître, notamment lorsqu'on le compare au premier jet de 1934, beaucoup plus spontané mais assez brouillon. Ici, l'intrigue demeure par trop classique malgré la présence de scènes d'anthologie (les cymbales ou encore la chanson Que sera sera au piano). Mais si la touche Hitchcock ne se fait pas trop sentir au niveau de l'intrigue (et pour cause puisque sir Alfred privilégia ses vacances et laissa l'entière responsabilité du scénario à son complice John Michael Hayes), il n'en est pas de même pour la partie technique, puisque le réalisateur d'origine anglaise appliqua ici les dernières nouveautés, notamment Vistavision et, surtout, le son stéréophonique, pour l'insigne et flamboyante scène du concert (12 minutes), tournée à l'Albert Hall de Londres avec comme point d'orgue le coup de cymbales.

Au final, Hitchcock brosse un film solide et digne de sa virtuosité technique et esthétique, mais l'intrigue et les personnages manquent cruellement de profondeur par rapport aux autres métrages du maître du suspense. Ici aucun des thèmes chers au cinéaste ne parsèment cette œuvre. Quid de la passion destructrice, quid du faux coupable, quid du poids du secret, quid de l'identité perdue, quid du désir, quid des névroses?…


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De pamina, le 17 février 2008 à 14:31

Et surtout : erreur de casting !… Que vient faire Doris Day dans cette galère ?… On comprend facilement que le fils ait pu l'entendre, enfermé 2 étages au-dessus… sa "maman" vociférant "Que sera sera" !… Pas crédible tout çà !


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De urspoller, le 17 février 2008 à 14:49
Note du film : 4/6

Ne soyons pas trop durs, ma chère (mon cher?), quand bien même ce métrage présente quelques réelles imperfections, il n'en reste pas moins un divertissement tout à fait correct. Et puis, il est de notoriété publique que les cloisons des ambassades à Londres furent bâties avec des matériaux à l'isolation phonique fort médiocre ce qui expliquerait le pourquoi du comment ! A moins, que le petit gars soit pourvu d'une ouie exceptionnelle, allez savoir !


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De Impétueux, le 17 mars 2016 à 18:44
Note du film : 4/6

Ce qui prouve, s'il en était besoin, que je ne ferai jamais partie de la secte des adorateurs d'Alfred Hitchcock, c'est qu'au contraire de ses thuriféraires, j'ai trouvé L'homme qui en savait trop plutôt enlevé et convaincant. Je ne suis même pas loin de lui donner la première place parmi la douzaine des films du gros homme que j'ai désormais vus (Psychose excepté, qui est très au dessus). Sans doute est-ce plein d'invraisemblances et le scénario n'est-il pas un modèle de rigueur ; mais il fonctionne bien, à l'instar des romans-feuilletons des meilleurs faiseurs du 19ème siècle et on n'a pas envie d'aller trop voir dans les coulisses les gros ressorts de la machinerie.

En fait, il s'agit, il me semble et en tout cas pour moi, d'une affaire d'empathie. Ce couple tranquille et lisse du Midwest étasunien qui assiste, effaré, à toute une série d'événements qui ne se passent pas dans sa propre dimension et qui doit courir du Maroc en Angleterre pour essayer de sauver son enfant kidnappé, c'est vous et moi. Sans doute le docteur McKenna (James Stewart) est-il un chirurgien réputé (mais à Indianapolis) et sa femme, Jo (Doris Day) une vedette de music-hall qui vient à peine d'abandonner les sunlights, mais ça ne fait rien, on s'assimile. J'ai d'ailleurs immédiatement songé à l'aventure relatée par Roman Polanski dans Frantic : il n'y a rien de plus excitant que de se demander comment on se comporterait, soi-même, si au détour d'un voyage touristique on était confronté à la même réalité.

C'est sur cette seule orientation que le film m'a plutôt séduit et que je l'ai suivi sans bâiller jusqu'à la fin, me doutant bien de l'évidence du happy end, mais intéressé de la façon dont le spectateur y serait conduit. Passer de l'exotisme de Marrakech (vu, qui plus est, par un Anglo-Saxon en 1956 et son mépris instinctif pour les natives) à l’excentricité guindée (oxymore ?) de Londres, l'originalité de ses taxidermistes, l'austérité de ses temples presbytériens, la distinction circulaire du Royal Albert Hall fonctionne très bien…

Je n'ai pas d'opinion bien tranchée sur le jeu distingué, peut-être un peu trop lisse de James Stewart, acteur fétiche d'Alfred Hitchcock ; son rôle de médecin affolé mais courageux l'exigeant, il y est tout à fait excellent. Mais c'est Doris Day qui m'a vraiment enchanté : bien loin des glaçons scandinaves affectionnés par le réalisateur, d'Ingrid Bergman à Tippi Hedren en passant par Kim Novak (je fais une exception pour Grace Kelly, parfois très séduisante), Doris Day est rieuse, drôle, pleine d'abattage mais sait aussi, aux moments voulus, marquer une réelle force dramatique. On ne peut guère que lui reprocher que de chanter une demi-douzaine de couplets de la ritournelle Que sera sera, qui eut un succès fou à l'époque. Mais ce n'est pas vraiment sa faute mais celle du metteur en scène qui dilue à l'excès et fait durer interminablement les scènes finales à l'Ambassade où le film se dénoue.


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De Frydman Charles, le 18 mars 2016 à 12:16
Note du film : 5/6

Il existe une "Ambrose Chapel" aux USA :

Ambrose Chapel aux USA

L'article de Wikipedia rappelle au début l'Ambrose Chapel de fiction dans le film .

"For the fictional chapel in Bayswater, London, WC2, see The Man Who Knew Too Much (1956 film)".

Lieu de tournage à la "chapel" de Bayswater

L'église Saint-Amboise de Paris doit son nom à un Ambroise de Milan :

Ambroise de Milan

L'Ambrose Chapel aux USA est dédiée à un certain "William Henry Ambrose"

Il ne devait pas être taxidermiste contrairement à Mr Ambrose Chapel , un homonyme du nom de la chapelle ,qui conduisit le docteur à faire une erreur dans un premier temps en cherchant ce que pouvait signifier "Ambrose Chapel " !


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