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Forum : L'Affaire Maurizius

Sujet : Pas encore chroniqué...


De Arca1943, le 18 novembre 2007 à 17:24

…ce Duvivier-ci m'intéresse pourtant beaucoup. Bien sûr, j'aime les drames judiciaires, et le grand Charles Vanel, et la grande Madeleine Robinson, mais d'abord et surtout, je suis un admirateur béat d'Eleonora Rossi Drago, comédienne racée et décidément trop rare, que je viens de revoir, bouleversé, dans Un Été violent. D'où mon vote !


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De Impétueux, le 18 novembre 2007 à 20:04
Note du film : 3/6

Il aurait fallu, pour que je m'étendisse, écrivisse, chroniquasse, qu'un éditeur intelligent fît paraître cette Affaire Maurizius en effet bien intéressante, à maints titres !

Jusqu'alors, sur DVD Toile, vous ne m'aviez pas sollicité pour que je me répandisse sur des films que – c'est fort dommage – je n'ai pas encore eu le plaisir de regarder !

Mais toutes choses se feront en leur temps ; et lorsque j'aurai eu entre les mains cette œuvre du grand Duvivier, je vous promets de rédiger un long message !


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De s é p i a, le 18 novembre 2007 à 22:27

"Jusqu'alors, vous ne m'aviez pas sollicité pour que je me répandisse sur des films que je n'avais pas encore vu…"

Oh! qué menteur…Invoquons le mensonge, le respect pour le 3è age m'interdisant d'évoquer le gâtisme, aussi Impêtueux soit'il !

La vie d'un honnête homme, La charrette fantôme, La vie à deux …..

Qui qui n'a sollicité l'homme au loup noir, afin qu'il se dépêche de les voir ?? Sépa Sépia ?


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De Impétueux, le 19 novembre 2007 à 00:13
Note du film : 3/6

Mais, ma chère amie, ce Vous ne m'avez pas sollicité s'adressait à Arca, qui, en vrai bûcheron du Québec, n'avait pas eu, jusqu'à présent, les charmantes afféteries minaudières par lesquelles vous êtes parvenue, malgré ma discrétion de violette et mon entêtement de bourricot, à quasiment m'obliger à regarder les films que vous m'avez impérieusement désignés !

Cela étant, je dois à la vérité, que vous ne m'avez pas aiguillé dans de mauvaises directions…


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De Arca1943, le 27 février 2008 à 15:13

« Il aurait fallu, pour que je m'étendisse, écrivisse, chroniquasse, qu'un éditeur intelligent fît paraître cette Affaire Maurizius en effet bien intéressante, à maints titres ! »

Mais cet éditeur existe, cher Impétueux. Seulement, voilà : il n'est pas en France.

Il est au Japon.

Eh oui, sans blague, on peut commander L'Affaire Maurizius à la FNAC en import Zone 3 /Japon. Alors, Impétueux, si vous voulez ce Duvivier, vous voilà pris à espérer que le pays du Soleil levant échappe à ce triste sort !


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De Impétueux, le 19 septembre 2011 à 11:05
Note du film : 3/6

Bon voilà ! C'est paru, c'est vu, et ce sera, je le crains, assez vite oublié.

Ce n'est pas que ce soit désagréable ou ennuyeux à regarder : on prend même beaucoup de plaisir à certaines scènes, à certains jeux d'acteurs ; c'est extrêmement bien filmé, comme toujours chez le grand technicien que fut Julien Duvivier et l'usage continuel des flash-back est habile, nullement artificiel : les retours en arrière surviennent avec fluidité et justesse ; l'histoire, de surcroît, quoiqu'un peu romanesque, est assez intéressante.

De quoi s'agit-il ? 18 ans après les faits, à Berne, en Suisse, Etzel (Jacques Chabassol), fils un peu exalté d'un procureur glacial et rigoriste, Wolf Andergast, (Charles Vanel) découvre presque fortuitement que son père a fait condamner un innocent Léonard Maurizius (Daniel Gélin) pour le meurtre de sa femme, grâce à un réquisitoire brillant qui lui a permis de devenir un magistrat considérable. Etzel va partir à la poursuite du passé, refaire l'enquête et connaître la vérité.

L'histoire, je l'ai écrit, se laisse agréablement découvrir, bien qu'elle soit un peu tortueuse, ce qui est plutôt la loi du genre ; elle est aussi noire que dans la plupart des meilleurs films de Duvivier, en ceci que le faux témoin, dont la parole à permis de condamner Maurizius et le véritable coupable, même démasqués, s'en sortent remarquablement bien, quoiqu'ils soient l'un et l'autre marqués par une déchéance, sociale, pour l'un, morale, pour l'autre et que le malheureux Maurizius, finalement gracié, ne peut supporter l'horreur de sa situation et les quinze ans de prison qu'il a accomplis et se suicide en se jetant d'un train rapide.

La distribution est malheureusement assez hétérogène : si Charles Vanel, terriblement dur, mais fondamentalement honnête, est remarquable, si des seconds rôles (Berthe Bovy, en mère de Andergast-Vanel, Denis d'Ines en père de Maurizius-Gélin) sont réussis, et les troisièmes, remarquables (Jacques Varenne en juge d'instruction, Pierre Asso en maître-chanteur gluant), tout n'est pas à l'avenant.

D'abord le jeune Etzel (Jacques Chabassol) est catastrophique, niais, pleurnichard, brouillon, souvent ridicule ; puis les dames ne sont pas très bien servies : Élisabeth, (Madeleine Robinson), la femme assassinée de Maurizius est à peine plus qu'une silhouette, et sa sœur Anna (Eleonora Rossi Drago) ne parvient pas à donner à son personnage toute l'ambiguïté qu'il exige.

Il y a aussi le cas du faux témoin, Grégoire Waremme, interprété par Anton Walbrook ; fréquemment employé par Michael Powell, dont je ne suis pas féru, il était surtout pour moi l'impeccable meneur de jeu de La Ronde de Max Ophuls et Louis II de Bavière de Lola Montes, du même. Il joue, dans L'affaire Maurizius un curieux personnage, un esthète raffiné au moment des faits qui ont abouti au procès, devenu, dix-huit ans plus tard, une sorte d'ogre inquiétant inondé de cognac, à l'homosexualité évidente ; (ce qui est intéressant, c'est que Walbrook lui-même ne faisait nullement mystère de ses goûts, ce qui, à l'époque, démontrait un certain courage ou un goût non moins certain pour la provocation). Le personnage de Waremme, en tout cas, me semble assez peu finement caricatural.

Mais ce qui m'a gêné le plus, ce sont les dialogues, écrits par Duvivier lui-même, et qui sonnent souvent assez faux. Le réalisateur a, il est vrai, dans nombre de ses plus grands films, collaboré à cette écriture particulière ; mais aux côtés des plus grands, avec Charles Spaak pour La Bandera et La belle équipe, avec Henri Jeanson pour Pépé le Moko ou Marie-Octobre, ce qui change considérablement les choses ! Un dialogue raté, ou emphatique, ou inapproprié, voilà qui suffit quelquefois à abîmer un film. Dommage.


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De vincentp, le 22 février 2016 à 23:06
Note du film : 4/6

3,6/6. Malgré des qualités (ambiances, déplacements, jeu des acteurs), ce film déçoit, avec un côté guindé, lié à des dialogues souvent désastreux.


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