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Forum : La Charrette fantôme

Sujet : Salutisme majuscule


De Xaintrailles, le 23 août 2007 à 14:20

Film artificiel et plutôt raté, mais qui donne une idée de l'étendue de la "palette" de Duvivier…


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De TAZUKI, le 27 août 2007 à 12:27
Note du film : 6/6

Peut-être le muet et couleur sépia antérieur à DUVIVIER est-il de meilleure qualité. Je veux parler de LA CHARRETTE FANTOME de Victor SJOSTROM dont DUVIVIER s' est sans doute inspiré. Arte a diffusé il y a quelques années le film muet de SJOSTROM et j' ai beaucoup apprécié la qualité technique,le jeu des acteurs et la force de l' histoire.


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De Freddie D., le 10 novembre 2007 à 10:04

Je n'ai jamais entendu parler de ce Duvivier, malgré la présence de Fresnay et Jouvet… Le spécialiste Impétueux a-t-il un avis là-dessus ? A priori, vu le sujet, je suis un peu méfiant. Le fantastique n'a jamais été le fort des français, et si je ne m'abuse ce réalisateur a donné le meilleur de lui-même dans une veine réaliste.


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De Impétueux, le 10 novembre 2007 à 20:19
Note du film : 4/6

Je ne peux encore rien dire, puisque j'ai acheté le DVD hier seulement !

Vous n'avez pas tort d'écrire que Duvivier brille dans la veine réaliste, mais on peut avancer aussi qu'il est, comme peu d'autres, capable de passer avec bonheur d'un genre à l'autre (et bien qu'à ma connaissance il n'ait jamais abordé le comique !).

Je promets d'essayer d'être objectif ; mais dès qu'il s'agit de Duvivier, j'ai souvent des œillères et des partis-pris !


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De s é p i a, le 10 novembre 2007 à 21:29
Note du film : 5/6

je pense que vous ne serez pas déçu…

Juste un mot, pour ne pas gâcher votre plaisir de visionner ce trés grand film. " La charrette fantôme " est une immense garbure à la Duvivier.

Avec pour ingrédients, d'abord et avant tout, la beauté de Micheline Francey. Beauté du visage et de l'âme à jamais empreinte d'espoir et de croyance dans un monde de désespérés. Mais nous sommes chez Monsieur Duvivier et les personnages filmés en la circonstance n'ont jamais vécu que dans "la fin de leurs jours", même enfants . Un chaudron de désespoir, donc. Mais de ce désespoir digne, qui interdit les larmes. Le désespoir est à julien Duvivier ce que les grosses chevalières d'argent étaient à Sacha Guitry : Une indispensable parure… Une pincée d'éternelle misère qui s'accroche aux hommes comme la neige dans les cheveux de Louis Jouvet, entendant venir cette charrette, dont on ne sait si elle délivre les malheureux ou si elle les punit, au dernier soir de leur vie. Une cuillère de repenti, un zeste d'amitié pure. Et puis un parfum : Duvivier ! Duvivier encore ! C'est beau, c'est grand…Immenses comédiens pour servir cette garbure dont on aime à se rassasier! Même en vhs…

Entrez sans crainte, Monsieur Impêtueux : Vous êtes chez M.Duvivier…Et si les fantômes filmés par votre hôte ne sont pas trés crédibles, qu'importe ! Comme le dit surtout la toute dernière phrase du film : "- Merci seigneur…-"


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De Arca1943, le 10 novembre 2007 à 23:12

« …bien qu'à ma connaissance il n'ait jamais abordé le comique. »

Come ? Che cosa dice ? Ma si, Impetuoso amico, Duvivier l'ha gia fatta, la commedia ! È anche un grande classico del film comico che si chiama : Piccolo mondo «Don Camillo ».


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De Impétueux, le 10 novembre 2007 à 23:42
Note du film : 4/6

Amie Sépia, votre ferveur pour ces deux grand réalisateurs dont nous avons vous et moi le goût, Guitry et Duvivier me dit assez combien je vais me régaler en glissant La charrette fantôme dans mon lecteur ; merci – non pas de me rassurer, je n'étais pas inquiet ! – mais de me conforter dans mes espérances ! Et moi qui ne connaissais jusqu'alors Micheline Francey que dans l'aimable rôle qu'elle joue aux côtés de Noël-Noël dans La cage aux rossignols, je vais la découvrir sous d'autres auspices !

Ami Arca, je suis toujours un peu perplexe sur les Don Camillo (les deux premiers), tout en les appréciant infiniment : et ma question est double : sont-ce vraiment des Duvivier ? sont-ce vraiment des films comiques ?

Nous relancerons quelque jour le débat là-dessus, débat partiellement engagé sur la réalité de l'empreinte du réalisateur sur le fil du Don Camillo, je crois, et nullement abordé sur le caractère comique – et davantage picaresque, à mon sens – des lutteurs antagonistes de Brescello…


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De Impétueux, le 16 février 2008 à 16:06
Note du film : 4/6

Mon 4 est bien près d'être un 3,5 et si je n'étais Duviviériste absolu, si Louis Jouvet n'apportait – dans un rôle bien trop bref, toute son extraordinaire présence, si je ne marquais un louche favoritisme pour mon compatriote Alexandre Arnoux, la note serait un 3, tant j'ai trouvé l'intrigue artificielle et les braves Salutistes empotés.

Disant cela, je vais déclencher des foudres humanistes et je conviens volontiers qu'il y a des élans très nobles, une ouverture à la charité qui n'est pas si fréquente que ça, une apologie du dévouement sans retour qui mérite d'être signalée ; mais – sans doute est-ce dû à ma vieille aversion pour les Scandinaves et le luthéranisme, je trouve cette charité caporalisée assez emmerdante et le personnage de Sœur Édith très cucul-la-praline (soit dit en passant, j'avais oublié que Micheline Francey, qui incarne la Salutiste poitrinaire, n'avait pas été que la Micheline de la Cage aux rossignols mais aussi l'ambiguïssime Laura Vorzet du Corbeau, la femme adulée du médecin fou, Pierre Larquey).

Et puis je trouve que Pierre Fresnay n'est pas très bon en David Holm, alcoolique paranoïaque, cyclothymique et brutal ; je ne vois pas comment il peut susciter l'amour qu'avoue à la fin la chaste Édith (que celle-ci ressente le profond besoin de le rédimer, je le conçois, mais elle éprouve davantage, et le dit), tant rien de ce qu'il est n'en fait un personnage intéressant. Fresnay joue ça sans beaucoup de finesse, avec une violence souvent mal mesurée ; il n'est pas dit, d'ailleurs, qu'il n'était pas davantage fait pour les rôles de type sanglé dans son milieu (La grande illusion), dans son élégance naturelle (L'assassin habite au 21), dans son apostolat, qu'il soit laïque (Le corbeau) ou religieux (Monsieur Vincent ou Barry) ; et ce n'est pas la triste pantalonnade des Vieux de la vieille qui me fera changer d'avis.

Je reconnais pourtant volontiers que le début et la fin de cette Charrette fantôme ne sont pas mal du tout (comme par hasard, ce sont les séquences où apparaît Jouvet), mais tout le corps central est assez languissant et trop empreint d'évangélisme luthérien…

Cela dit, je me suis amusé à constater certains rapports avec trois autres films, bien différents : l'un par la description du milieu de pauvres miséreux, enkystés de résignation et empoisonnés d'alcool : c'est Les bas-fonds de Renoir, avec – ! – Jouvet encore ; mais ce dernier film est bien plus sarcastique.

Plus curieux : il y a un plan où des amoureux s'embrassent sous un pont, alors que la foule passe qu'ils ignorent, qui me fait irrésistiblement songer à un plan presque identique des Portes de la nuit, aux Enfants qui s'aiment

Et réellement confondant : l'attaque par un Fresnay en crise de délirium de la chambre où tremblent de peur sa femme et ses enfants : à la cognée, qu'il y va, le David Holm… comme Jack Torrance-Jack Nicholson dans Shining ; serait-il possible que Kubrick ait vu ce Duvivier ? Ce serait bien intéressant de le savoir…


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De fretyl, le 16 février 2008 à 17:42
Note du film : 5/6

Vous n'étes quand méme pas idiot au point de comparer ce Duvivier ( effectivement excellent ) à un film de Kubrick ne serait ce que pour l'ambiance en général, ou leurs réalisations, ces deux spécimens cinématographique sont radicalement différent.

D'accord, on peut pensé à Shining au moment ou Fresnay s'en prend à sa femme et ces enfants, mais ni le personnage, ni les lieux, ni la violence, ni la folie ne sont retrouvable dans le film de Kubrick.
Ridicule.


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De Arca1943, le 16 février 2008 à 17:45

« …je conviens volontiers qu'il y a des élans très nobles, une ouverture à la charité qui n'est pas si fréquente que ça, une apologie du dévouement sans retour qui mérite d'être signalée ; mais… »

Mais c'est du cinéma. Dans la réalité, il faudrait que je retrouve le pugnace éditorial paru dans les années 50 sous la plume de Morvan Lebesque, du Canard enchaîné – repris dans 'Chroniques du Canard' chez J. J. Pauvert éditeur – où le célèbre polémiste décrit les techniques de l'Armée du salut, certes pas si désintéressées qu'on pourrait le croire, pas si "sans retour" que ça. Lebesque, qui est allé faire un tour sur place – ça se passe évidemment à Paris – raconte comment un pauvre type qui est à la rue refait, soir après soir, devant une espèce d'assemblée, son numéro sur Jésus pour obtenir gîte et couvert… avant d'ajouter "Mes fesses!" entre ses dents dès que les angéliques salutistes ont le dos tourné. Il y avait là une sorte de chantage à la conversion en échange de nourriture. Je n'ai pas le texte, c'est vrai (où ai-je foutu ce damné bouquin ?) mais ça se terminait à peu près ainsi, à la Morvan Lebesque : « Et depuis ce temps, je hais la charité et je réclame la justice ! »


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De Freddie D., le 16 février 2008 à 18:01

"idiot" "ridicule"… Qu'en termes galants ces choses-là sont dites !


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De Impétueux, le 16 février 2008 à 19:21
Note du film : 4/6

A Arca : le débat entre la Charité et la Justice me semble sans fin, et, à tout le moins depuis une trentaine d'années, me semble pencher plus qu'aux trois quarts du côté de la Charité ; cela dit, si je ne suis pas dupe des techniques de l'Armée du Salut (et de leur côté utilitariste luthérien – la foi et les œuvres -), je ne peux pas dire non plus que, malgré leur uniforme désuet, leur gentil embrigadement, leur niaiserie, ils sont absolument inutiles, loin de là ! Et je dépose régulièrement un billet dans leur besace lorsque, comme toujours avant Noël, ils campent devant les Grands magasins où je vais, sans grande honte, engager des dépenses qu'on pourrait juger frivoles et superflues.
Mais il est vrai que cette bonne œuvre parpaillote est assez singulière dans notre paysage.

A Frétyl : vous n'avez, une fois de plus, rien compris ; où imaginez-vous que j'aie pu comparer l'atmosphère de l'hôtel Overlock à celle des bas-fonds d'une improbable ville scandinave ? Je compare simplement, en m'en étonnant et en trouvant le rapprochement amusant, deux attaques de la chambre familiale à la cognée !
Votre hibernation ne vous a pas appris à lire, dirait-on !


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De fretyl, le 17 février 2008 à 14:39
Note du film : 5/6

J'avais trés bien compris, seulement il n' y'a entre ces deux scénes aucune ressemblance véritablement frappante, ça ne colle pas . Si c'est ça autant comparé le pétage de plomb de Nicholson dansShining au pétage de plomb de Fufu à la fin de Hibernatus


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De Impétueux, le 17 février 2008 à 17:42
Note du film : 4/6

Mais, Frétyl, couillon de la lune, c'est vous-même qui avez écrit, dans votre premier message (et je respecte votre orthographe déficiente) : D'accord, on peut pensé à Shinig au moment ou Fresnay s'en prend à sa femme et ces enfants !

C'est bien exactement ce que j'ai écrit ; pas davantage !


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De fernand, le 17 février 2008 à 18:21

Quitte à ce que des couillons ( de la lune ou d'ailleurs ) se baladent en liberté sur ce site , au moins qu'il y en ait deux !

Je voudrais savoir comment il faut faire pour avoir les petites photos d'acteurs qui apparaissent dans les critiques. Merci beaucoup.


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De Impétueux, le 17 février 2008 à 19:24
Note du film : 4/6

J'aimerais beaucoup vous renseigner, Fernand qui en aucun cas n'êtes couillon (de la lune ou d'ailleurs), mais mieux vaudrait demander à Spontex, mage de notre site, qui a donné des indications si compliquées pour insérer des images que je ne sais plus le faire…


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De fretyl, le 17 février 2008 à 19:50
Note du film : 5/6

Ce qui est marrant dans vos critiques, c'est qu'on saute de film en film sans aucun sens, on passe en une seule critique de La charette fantome à La cage aux rossignols puis à La grande illusion , Monsieur Vincent , Les vieux de la vieille, Les bas- fonds pour en arriver à une comparaison idiote avec Shining !

Vous citez tous ce qui vous passe par la téte de maniére structuré , certes , mais sans fondé une rééle analyse …. Et si vous cessiez vos bilevesé ?


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De urspoller, le 17 février 2008 à 20:00

C'est l'hôpital qui se fiche de la charité !

Prenons acte de cet apophtegme et remercions frétyl d'utiliser des termes idoines pour donner des leçons de bien-dire et d'analyse à des béjaunes que nous sommes. Mais ne vitupérons point notre camarade car la dipsomanie frappe même les sigisbées.


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De Impétueux, le 17 février 2008 à 20:11
Note du film : 4/6

Et nous conclurons là-dessus, si vous le voulez bien !

La charrette fantôme vaut bien mieux que cette sotte polémique !


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