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Forum : Le Cavalier électrique

Sujet : Grands espaces


De paul_mtl, le 10 octobre 2007 à 12:57
Note du film : 5/6

De Sydney Pollack, mes 3 films préférés sont Les 3 Jours du condor, Jeremiah Johnson et Le Cavalier électrique dans lesquels je note que Robert Redford a le premier rôle.

Le Cavalier électrique peut constituer avec Jeremiah Johnson une sorte de diptyque. L'aventurier épris de liberté et de grand espace ne fuit plus la guerre et la civilisation. Il est cette fois dans cette civilisation et participe au sein d'une grande entreprise à une bataille économique avant de s'enfuir dans les grands espaces pour essayer de sauver et rendre la liberté à un étalon lourdement drogué.

Il y a plusieurs scènes superbes de chevauchée avec une musique particulièrement entrainante que j'ai visionnée plusieurs fois.

Robert Redford interprète un personnage de cowboy dur à cuire un peu rustre mais qui a ses coups de cœur et sa générosité. Jane Fonda interprète une journaliste avide de scoop et prête à tout ou presque pour l'obtenir.

J'ai vu deux fois la VF et plus récemment la VO. D'après mes souvenirs, ce film est très bien doublé dans la VF.


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De vincentp, le 25 juin 2011 à 23:43
Note du film : 4/6

On redécouvre via ce récit l'état d'esprit des Etats-Unis de la fin des années 1970 (avant l'arrivée de Ronald Reagan) : un propos assez frondeur vis à vis des institutions économiques et politiques, avec une survivance d'esprit hippy. On pense à Peckinpah et à bien d'autres films (comme Easy rider).

Jane Fonda même loin de sa splendeur de la fin des années 60 – début des années 70 (On achève bien les chevaux, Klute, …), interprète de façon convaincante une journaliste superficielle de premier abord. Robert Redford semble tourner à plein régime et montre tout son potentiel d'acteur et effectivement ce couple à l'écran fonctionne bien (un peu moins bien toutefois que le couple Faye Dunaway-Robert Redford des "trois jours du condor").


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De Impétueux, le 5 septembre 2016 à 19:24
Note du film : 1/6

Étrangeté sidérante des vingt premières minutes pour un habitant de l'Ancien monde : un type cinq fois champion du monde de rodéo (ça existe donc ?) qui, sa retraite de compétition prise, se retrouve à s'exhiber, sponsorisé par une marque de céréales, décoré en sapin de Noël et plus souvent ivre mort que lucide, devant un public familial aussi niais que tous les publics du monde. Puis l'aveuglante nuit des néons de Las Vegas, le kitsch érigé en système, la vulgarité institutionnalisée, la laideur grassouillette et aurifère dans tous ses états (et je dois m'avouer que si j'avais trois kopecks ou six maravédis à dépenser en voyage dans le Nouveau Continent, c'est là que je choisirais d'aller, plutôt qu'à New York ou à San Francisco ; le spectacle en direct live de la veulerie humaine m'a toujours fasciné).

Ce début du Cavalier électrique est très réussi : on se dit qu'on pourrait trouver là une sorte d'équivalent étasunien au formidable Tandem de Patrice Leconte : un film sur la déchéance de ceux qui furent quelque chose et qui ne sont plus rien. On imagine que Sonny Steele (Robert Redford), l'ancien champion, abruti d'alcool et tenu à bout de bras par de vieux copains qui profitent de sa notoriété en train de couler et de ses dollars qui ne sont pas inépuisables.

Et puis ? Et puis plop, et puis rien, une interminable errance entre le Nevada et l'Utah pour sauver un cheval, dopé comme un champion jamaïcain à qui le cow-boy veut redonner une sorte de dignité en le relâchant dans une sorte de vallée thébaïdique où il retrouvera ses frères fiers coursiers, loin des hommes et de leurs manigances. C'est d'une niaiserie, d'un angélisme accablants, d'un manichéisme à faire rougir…

Si j'ai bien aimé, de Sidney Pollack, le cruel On achève bien les chevaux, tout le reste de son œuvre me semble très médiocre, à commencer par le méprisable Out of Africa, mais aussi par Tootsie, pâle variation sur l'excellent Victor/Victoria de Blake Edwards ; le type avait assurément plus de talent comme acteur, à preuve le personnage inoubliable du milliardaire Ziegler d'Eyes wide shut.

Le cavalier électrique est languissant, nigaud, bêta, écologiste (quelle série de synonymes !). Robert Redford et Jane Fonda s'y traînent en attendant la fin, prévisible et humaniste. On sent d'avance que quelques années plus tard Obama sera élu président des États-Unis.

Dormez, bonnes gens, tout va bien.


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