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Forum : Le Septième sceau

Sujet : Tiens donc...


De verdun, le 17 septembre 2007 à 22:37
Note du film : 5/6

…je suis le premier à apporter un commentaire sur ce film mythique signé Ingmar Bergman.

Fable dont l'influence est évidente sur de nombreux film, notamment dans Le masque de la mort rouge remarquable adaptation de Edgar Poe par Roger Corman, elle concrétise avec brio les interrogations du cinéaste sur la vie et la mort. Une mort non pas horrible mais énigmatique, impénétrable, inviolable même si le personnage joue avec elle. De fait le film est d'un pessimisme évident mais euphorisant.

Aujourd'hui que le cinéma en noir et blanc est unanimement méprisé par les foules, écrabouillé par le mercantilisme et boudé par un jeune public conditionné pour ne pas l'aimer, il est important de voir un film comme celui-ci pour voir que "le noir et blanc, c'est pas seulement vieux, c'est beau"..

Bergman fait de cette fin du Moyen-age une époque fanatique et irrationnelle, celle de tous les dangers et de tous les excès. Forcément moins détaillé que la peinture du nazisme dans L'oeuf du serpent, la façon dont le réalisateur campe le contexte historique de façon inspirée et cohérente.

C'est beau , bien interprété et porté par un sujet très fort. Néanmoins, j'ai trouvé que le rythme était parfois défaillant, et malgré la beauté des images, un cinéaste plus visuel que ne l'est Bergman aurait pu encore élever le film vers le haut. Je dois reconnaître que j'ai été lègèrement moins impressionné qu'après avoir vu Persona, Cris et chuchotements ou sonate d'automne.

Néanmoins les qualités l'emportent largement et c'est une date dans l'histoire du septième art. Voilà pourquoi il mérite largement son 5/6.


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De PM Jarriq, le 18 septembre 2007 à 09:06

A noter que la Mort, du Septième sceau refait une apparition très amusante dans Last action hero, face à Schwarzenegger. Un grand moment de télescopage culturel, au milieu d'un film beaucoup moins grand…


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De jipi, le 30 octobre 2007 à 16:58
Note du film : 4/6

« Moi Antonius Blok je joue aux échecs avec la mort ».

La peste noire doublement présente dans la réalité et sur fresques accentue les interrogations d'un esprit errant revenu de dix ans de croisades. L'initiation divine se quête en gagnant un temps nécessaire à la collecte de réponses, pour cela il faut entretenir la longévité d'une partie d'échecs en récupérant une stratégie captée faussement derrière les barreaux d'un confessionnal de fortune par une mort à visage humain habillant une entité dispensée par nature de moralité.

« Le vide est le miroir de mon visage, je veux savoir pour ne plus croire. Je veux que dieu me tende la main, qu'il me dévoile son visage et qu'il me parle ».

Antonius cherche à l'aide de ses interlocuteurs temporaires la mise en pages de ses réflexions, l'espoir d'une révélation consciente, une compréhension religieuse pure conquise dans le pré ou lors de la traversée de ces villages tuméfiés. Une découverte faisant de cet indécis un homme libre acquis à une croyance dévoilée par une image, un comportement ou un mot révélateur contre argument envers une époque souillée par les démences d'individus mystiquement isolés dans un moyen age dévasté par les épidémies et les malédictions.

L'étude se poursuit en croisant un chrétien naïf persuadé d'avoir vu la vierge. Les yeux exorbités d'une sorcière au bûcher scrutés intensément afin d'y percevoir une vérité au seuil du passage dans l'au delà s'avèrent décevant, ils ne conduisent qu'a un diagnostic primaire repositionnant Antonius dans un processus de questions sans réponses. Qui a-t-il après la mort ? A quoi sert la vie ? Quelle est notre mission sur terre ?

Ingmar Bergman signe une œuvre difficile, souvent hermétique, le contexte médiéval assoiffe ces âmes à la recherche d'un repos terrestre impossible. Manipulées par les désordres de leurs terres ils réactualisent les écritures apocalyptiques en y rajoutant l'outrance du désespoir.

Les configurations offertes ne procurent que peu de positionnement réfléchis. L'homme n'est plus homme, il se réfugie dans une prophétie réactualisée. Antonius ne dispose pas d'éléments pour travailler sur ses interrogations, l'époque est vide de lumière, croupie sous les superstitions, ses composants pillent les cadavres, rôtissent les illuminés, sarabandes sur les crêtes.

Un monde en dérive espère la rédemption dans des processions abusives pendant qu'un interrogatif recherche désespérément un apaisement dans ses conflits métaphysiques.

Le maître ne se cacherait-il pas sous les traits d'Antonius?


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De Steve Mcqueen, le 21 avril 2010 à 11:51
Note du film : 5/6

Note ajustée : 4.7/6. Admirateur de Bergman- en particulier la somptueuse "Honte", vu lors d'un cycle Bergman en License 3 de cinéma- et pourtant un peu déçu par ce "Septième Sceau"…

Bien sûr l'image est splendide, la musique idoine et Max Von Sidow est éblouissant.

Mais le tempo est très lent, le propos un peu prétentieux et le film a provoqué chez moi un ennui léger tenté d'intérêt…


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