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Sujet : Plutôt que Traitement de choc ou Armaguedon...


De Arca1943, le 9 septembre 2007 à 16:39
Note du film : 4/6

…ce film d'Alain Jessua m'avait fait froid dans le dos à l'époque. C'est un peu appuyé – une constante chez ce réalisateur ! – mais ça passait mieux à cause du côté métaphorique du récit. Le bon docteur (qui s'étonne du nombre de morsures qu'il doit soigner dans sa nouvelle affectation) et l'inquiétant éleveur de chiens de garde, véritable boss de la région, sont interprétés avec beaucoup d'efficacité respectivement par Victor Lanoux et Gérard Depardieu. Bonne fin de type cauchemar.


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De fretyl, le 9 septembre 2007 à 18:42
Note du film : 4/6

Je ne l'ai pas vu mais je viens a l'instant de le commander sur Amazon en dvd, je languis de le voir.


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De fretyl, le 20 septembre 2007 à 01:35
Note du film : 4/6

Je viens de le voir et je crois pouvoir dire que c'est une réelle réussite de la part de Jessua, comme dans la plupart de ces films on frôle le fantastique, ont se demandent même par moment si on est pas en plein dedans. Et puis on pense un petit peu à Boisset vu la tournure politique des événements.

Sombre, le film utilise un suspens de tous les instants renforcé par des lieux sordides et des personnages très inquiétant et en particulier les chiens eux mêmes.
Mais à y regardez de prés on se rend compte que chez Jessua c'est a peu prés toujours les mêmes thèmes qui sont développés ,en particulier celui de la folie Armaguedon , La vie a l'envers, Le paradis pour tous mais là on pense en particulier à son moins réussi Traitement de choc ou le personnage interprétée par Alain Delon (en concordance dans les chiens avec celui de Depardieu), utilisait le sang des plus faible pour fonder la communauté de ses rêves.
Ici le personnage magistralement interprète par Gerard Depardieu utilise les peurs et les angoisses d'une société malade comme celle de Traitement de choc pour faire partager aux autres sa passion pour les chiens avec lesquels il a des rapports tumultueux, comme avec sa chienne dont il est amoureux au sens propre. Jessua+ appui aussi sur le fait qu'il ne dresse plus a la violence au fur et a mesure de sa folie seulement les chiens mais aussi leurs propriétaire dont il devient peu a peu le maitre.

A travers cette fable noire Depardieu au temps ou il été encore considéré par Truffaut comme un jeune chien fou crève l'écran dans ce rôle qui nous rappelle un personnage encore plus noir qu'il interprètera a la même époque avec la même moustache et la même coupe de cheveux dans sept morts sur ordonnance, quand à Lanoux il lui renvoi talentueusement la balle, et c'est aussi sans nul doute l'un des meilleurs films du trop inégal Alain Jessua.


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De Arca1943, le 20 septembre 2007 à 02:13
Note du film : 4/6

« On frôle le fantastique, on se demande même par moments si on n'est pas en plein dedans. »

En effet, surtout à la fin, le récit reste ouvert à une lecture "fantastique", non rationnelle. Jessua traite du même thème que Monicelli dans son Bourgeois tout petit, petit – les dérives de l'obsession sécuritaire dans une société où rôde la peur – mais il ajoute cette touche d'insolite de bonne venue. Parce qu'il est métaphorique, le fantastique peut bien traiter des thèmes "sociaux" – par exemple, le racisme et la peur de l'étranger dans Le Locataire, autre film de la même époque.


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De Impétueux, le 8 janvier 2008 à 00:00
Note du film : 1/6

Ami Arca, pour une des premières fois de notre déjà longue coexistence et sympathie sur DVD Toile, je me vois contraint de considérer avec effarement la bienveillance que vous affectez au film de Jessua et, le cœur brisé (mais il s\'en remettra) de lire avec tristesse vos considérations bienveillantes…

Avec Un homme et une femme et Out of africa, Les chiens va, je crois irradier mon Panthéon de la ringardise pendant de nombreuses années ! Je n\'ai rien, précisè-je d\'emblée, contre Jessua, son cinéma engagé et tout entier dressé, en une vigoureuse autant qu\'inutile protestation contre les notables, les bourgeois, les adultes et les civilisés : j\'aime beaucoup Traitement de choc et j\'ai revu avec plaisir naguère Jeu de massacre. Ça sent autant que ça peut les années contestataires et révoltées, mais c\'est rigolo, et souvent bien mené.

Mais là ! Direct 8, une chaîne de la TNT passait ça ce soir et ça nous a tout de même bien accablés ! Tant à faire, si l\'on veut se plonger dans les clinquantes Seventies, l\'omniprésence de la couleur orange, le clinquant des meubles et la largeur des pantalons, autant se repasser en boucle Les Charlots font l'Espagne ou autres billevesées… C\'est puéril, agressivement manichéen, d\'une niaiserie outrancière, d\'une médiocrité technique essentielle et ça tient un discours qui, trente ans après, ferait hurler de rire, s\'il ne prêtait pas à pleurer…

Parce qu\'aujourd\'hui, ce ne sont pas les bourgeois sécuritaires qui possèdent pittbulls et rottweilers, mais la proliférante racaille…Mais naturellement, certains prétendront que c\'est parce que le prolétariat, vigilant, a dû s\'armer…

Allez, va ! Pas de politicaillerie ! La dialectique de l\'assiégé a de beaux jours devant elle… Tout simplement un film à thèse d\'une force comique involontaire, qui lasse tout de même assez vite, malgré la jolie chute de reins de Nicole Calfan, brièvement dévoilée..


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De Arca1943, le 8 janvier 2008 à 01:48
Note du film : 4/6

« Effarement », rien que ça ! Pour tout vous avouer, il y a belle lurette que je n'ai revu ce film, mais j'aimais bien la fable sur le remède qui devient pire que le mal et l'histoire de l'entraîneur de chiens qui devient le vrai boss de la région. S'il ne fonctionne plus, qu'on en fasse un remake ! Sauf que cette fois, les chiens seront répartis de part et d'autre… et une troisième faction viendra corser le tout, formée de cynophiles fanatiques…


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De Frydman Charles, le 16 août 2009 à 06:35

Aujourd'hui ,l'opinion publique est sensibilisé par des accidents tragiques dus à des morsures de chiens. Certaines races restent dangereuses quelque soit le dressage.Le chien policier peut quelquefois être le meilleur ami de l'homme lorsqu'il cherche des personnes ensevelies sous une avalanche ou après un séisme. Mais le chien peut également être utilisé comme une arme redoutable lorsqu'il est dressé comme dans le film. Paradoxalement ce chien devenu objet est traité à l'égal d'un être humain par Morel qui s'apitoie exagérément après l'accouchement difficile d'une chienne et qui fait une "déclaration d'amour" à une chienne !!! Ce film d'Alain Jessua est sorti peu après Armaguedon. L'usine de fabrication de plastique est-elle un symbole ? Déjà dans Armaguédon les policiers s'intéressaient aux usines de fabrication de plastique afin de déterminer l'origine du sac en plastique qui recouvre la tête du cadavre d'un voyou. Le plastique est adaptable…comme l'homme…Recyclable comme certaines épaves humaines pouvant réintégrer la société. Parfois transparent comme le verre, mais moins "rigide". Les néons d'une enseigne "Apocalypse" brille la nuit à coté de la discothèque…comme un clin d'œil à Armaguédon.


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