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Sujet : Au dessous de la moyenne du genre


De Impétueux, le 29 juillet 2007 à 19:20
Note du film : 3/6

Au dessous de la moyenne, certes, et si DVD Toile permettait la chose, c'est 2,5 que j'aurais mis et non 3. Ce n'est pas infamant, il y a quelques bonnes choses, mais c'est poussiéreux et artificiel tout à la fois, absolument jamais crédible et l'on comprend – pour une fois ! – la grogne des jeunes loups de la future Nouvelle Vague lorsqu'ils voyaient sortir sur les écrans, à grandes brassées, des films insignifiants (ça n'empêche pas qu'il ne fallait pas jeter le bébé avec l'eau du bain et saloper durablement le paysage cinématographique français).

Donc, sur une histoire emberlificotée (c'est la loi du genre) de James Hadley Chase, voilà une atmosphère de Côte d'Azur luxueuse et alcoolisée, comme on la voyait à la fin de la peu regrettée Quatrième République : dans une somptueuse villa de Saint-Jean Cap Ferrat, propre à faire rêver Margot vit un couple dont l'homme, Eric (l'excellent Peter Van Eyck) est à la fois richissime, en train d'être dépossédé de la société qu'il dirige et alcoolique au dernier degré, et la femme, Hélène (Michèle Morgan), avec qui il a de violentes disputes, semble vouloir l'isoler du monde extérieur.

Un jeune type famélique, Robert, (Daniel Gélin) est embauché, pour servir de chauffeur et d'homme à tout faire par Eric. il gêne assez les plans d'Hélène qui – on s'en aperçoit évidemment très vite – a pour objectif d'empocher la grosse galette grâce à une assurance-vie bien venue et à la mort de son mari. D'ailleurs, ça ne rate pas : Eric se suicide, mais il faut que ce suicide soit maquillé en crime. Robert va devenir le précieux outil d'Hélène, qui devient sa maîtresse.

Naturellement, ça se termine épouvantablement mal pour tout le monde ; je ne conterai évidemment pas pourquoi si quelqu'un voulait se risquer à voir le film.

La réalisation de Denys de La Patellière – qu'on a connu mieux inspiré (Les Grandes familles, Rue des Prairies, Un taxi pour Tobrouk) – est terriblement statique et lente, la direction d'acteurs inexistante. Michèle Morgan est comme à peu près toujours épouvantablement mauvaise, mais il est assez amusant de la voir jouer, pour une fois, une garce intégrale. Daniel Gelin, en jeune godelureau, est assez mièvre, mais son rôle de jouet de la malfaisante Hélène veut ça… Il a toutefois une excellente scène de séduction avec l'alors débutante Michèle Mercier, jeune bonne engagée par la perfide Hélène pour mieux boucler le dispositif…

Enfin ! Voilà un film qui a tout de même meublé une après-midi pluvieuse, en attendant l'arrivée de l'étape du Tour de France…


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De Arca1943, le 29 juillet 2007 à 21:04

Ah. Mais ne serait-ce pas plutôt "un après-midi pluvieux" ?


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De Impétueux, le 30 juillet 2007 à 09:58
Note du film : 3/6

Vaste débat ; mais – tous les bons auteurs l'admettent – après-midi peut être employé avec l'un ou l'autre genre ; je l'utilise toujours au féminin, sans doute par analogie avec matinée, soirée et nuit

En tout cas, il tombait des cordes !


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De David-H, le 9 avril 2008 à 12:20
Note du film : 4/6

Que cet Impétueux est fortiche quand même!

On zyeute un film inconnu de 1957 un soir, on vient le jour suivant sur Dvdtoile, et on est sûr d'avoir un avis éclairé, intelligent et drôle. Et le jeune cinéphage que je suis en repart tout ravi!

De plus, j'apprends après 3 ans que vous vous passionnez (un peu) pour le cyclisme!

Ce Retour de Manivelle était en tout cas plus flippant qu'exceptionnel, mais l'ambiance que vous décrivez très bien, les acteurs (malgré tout) et l'époque m'ont plu. En fait, cette fiction devient plaisante à partir de l'enquête, orchestrée par l'indispensable Bernard Blier.

Et fichtre en effet, quelle fin cruelle!

Et mon amie Samira insiste: selon elle, vous seriez une personnalité bien connue de notre monde. Divaguerait-elle donc, ou pourrais-je lui donner raison?

Du reste, de rien pour les compliments. Une fois n'est pas coutume!


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De Impétueux, le 10 avril 2008 à 19:34
Note du film : 3/6

Ami David-H, je me passionne BEAUCOUP pour le cyclisme (j'imagine que la tonalité de votre pseudo n'est pas étrangère à ce goût commun)… La première victoire du radieux Jacques Anquetil, en 1957 a illuminé mes dix ans et depuis lors, je n'ai pas raté grand chose des beautés de la petite reine

Pour le reste, rassurez votre amie, au nom exotique et ravissant : je ne suis personne d'autre qu'un sexagénaire qui a beaucoup lu, beaucoup vu et qui aime écrire…


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De David-H, le 11 avril 2008 à 01:12
Note du film : 4/6

David-H, qui était bien David-Hainaut auparavant, nous sommes d'accord.

Vous visez juste, je me suis tellement passionné pour ce sport que je lui ai consacré sept années de compétition. Depuis, je me console en sillonnant les courses et en écrivant sur le sujet.

Personnellement, ce sont les 8 secondes entre Greg Lemond et Laurent Fignon qui ont provoqué le déclic. Soit 32 ans après vous, mais j'avais seulement 9 ans!

J'informerai donc mon amie. Et reviendrai vous lire. Je n'ai malheureusement plus beaucoup le temps de commettre l'un ou l'autre avis sur ce site, mais je le consulte souvent, quasi par réflexe.

Vous pouvez sourire: je viens de m'enfiler TOUTE la filmographie de Claude Lelouch, et je visionne actuellement quelques DVD de la collection Audiard inédits pour moi. Après Retour de Manivelle donc, place à Quand passent les faisans

Mais je vous rassure, je compte enchaîner avec Bunuel, Pialat et Tavernier, sans parler de l'entiereté des Delon…Au plaisir de vous lire


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De fernand, le 11 avril 2008 à 01:46

Tiens , je m'immisce ! Et après une magnifique forte d'orthographe (j'en suis sur ! ) je voudrais revenir sur ces fameuses 8 secondes … Savez vous , messieurs les prophètes en petite reine , que – et peut-être le savez vous- qu'un étudiant en physique de je ne sais quel coin de notre beau pays , a prouvé à Laurent Fignon, preuve en laboratoire a l'appui , que c'est son catogan qui lui avait fait perdre ces huit secondes là ? Une histoire de pénétration dans l'air…. Je ne m'étale pas plus , mais il lui a démontré que si il avait eu les cheveux courts…..il aurait gagné ! Tout cela est très serieux. On m'a souvent raconté cette histoire incroyable. Et il paraît qu'elle fut relatée à plusieurs reprises à la télé et dans différents journaux . Vous en souvient' il ?


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De David-H, le 11 avril 2008 à 11:22
Note du film : 4/6

J'avais effectivement entendu cette remarque.

Mais si le catogan a sans doute fait perdre une poignée de secondes à Fignon, son adversaire en a gagné lui 125 avec sa bicylette futuriste. Quid!

Et au final, 2 Tours pour l'un, 3 pour l'autre, tout le monde a fini content.

ps: à ceux qui voudraient nous dire que nous sommes "hors-sujet", je leur réponds déjà que causer vélo sur le fil de Retour de manivelle n'est pas si hasardeux que cela


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De Impétueux, le 11 avril 2008 à 19:53
Note du film : 3/6

La prochaine fois nous causerons vélo sur le fil de Pour le maillot jaune – que je n'ai jamais vu (avec Albert Préjean) ou sur le court métrage consacré au tour par Louis Malle !

Cela dit, et comme j'ai beaucoup aimé Fignon, sa défaite injuste (cf. message de David-H) me reste brûlante au cœur (comme la 4ème place de Michel Jazy sur 5000 aux J.O. de Tokyo en 1964, et la demi-finale de Séville en 1982 ; mais après ça, les amis, on arrête et on revient au cinéma !).


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