Forum - Cinq gâchettes d'or - J'achète ! pour une excellente raison...
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Forum : Cinq gâchettes d'or

Sujet : J'achète ! pour une excellente raison...


De Arca1943, le 17 juillet 2007 à 04:54
Note du film : 3/6

Oui, oh que oui, ce western italien fera partie de ma prochaine fournée d'acquisitions ! Je n'en crois pas mes yeux, j'ai même cru à une erreur comme il s'en produit (très, très rarement) sur certaines fiches de dvdtoile, mais non, c'est bien ça. Je rigole doucement en regardant ce générique car je me dis qu'en tant qu'acteurs, les "bons" ne pourront jamais faire le poids face au "méchant" nommé Elfego. J'ai beau avoir une certaine sympathie pour Bud Spencer ou William Berger, restons les deux pieds sur terre : que pourront-ils faire, les malheureux, face à…

Tatsuya Nakadai en personne dans un western !? Wow ! Il faut absolument que je voie ça !


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De PM Jarriq, le 17 juillet 2007 à 08:27

Le plus beau, étant que Nakadai semble jouer un… Mexicain ! A suivre.


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De Arca1943, le 29 septembre 2007 à 17:09
Note du film : 3/6

Comme on pouvait le prévoir, l'homme-caméléon Tatsuya Nakadai est tout à fait crédible en bandit mexicain, et je ne blague pas ! En plus, je note qu'il n'a pas besoin de chapeau pour ça : alors que tous les autres, bons et méchants, ont besoin d'un Stetson pour faire western, lui y va tête nue – crânement, pour ainsi dire. Et heureusement qu'il est là, car autrement je me serais plutôt ennuyé.

Cinq gâchettes d'or est un western spaghetti qui va de moyen à bon selon les moments. Il a quelques particularités heureuses : par exemple, le compositeur Lavagnino est une pointure – c'est un compositeur de musique classique, qui ne travaille qu'occasionnellement pour le cinéma – et on comprend dès les premières mesures qu'il n'a nulle intention d'imiter Morricone : il est plus proche d'Elmer Bernstein. De même, plutôt que le cadre semi-désertique d'Almeira, ça se passe surtout en majestueux décor forestier, ce qui nous change un peu. La Toscane, probablement ; mais les repérages ont été bien faits.

Pour le reste, ça s'est passé exactement comme je l'avais prévu dans mon premier message. Ce film se regarde d'abord et avant tout comme un film-véhicule involontaire pour la star Nakadai. D'autant plus que si William Berger et Bud Spencer, en habitués, tirent à peu près leur épingle du jeu dans ce cadre de western, les trois autrs gâchettes d'or – et notamment le héros interprété par un certain Brett Halsey – sont d'inexpressifs blondinets aux yeux bleus, dont le regard voulu d'acier serait plutôt du genre merlan frit. Alors, dans presque toutes les scènes où l'un des cinq bons est confronté à l'hyper-méchant James Elfego – machiavélique, sadique, raciste, etc ! – on n'a d'yeux que pour Nakadai, qui campe un vrai personnage de western et réussit entre autres une agonie vraiment superbe, qu'il a dû travailler très fort dans sa chambre d'hôtel entre deux ballades dans la campagne italienne, à observer les moeurs étranges des indigènes. À noter que si le mercurial nippon a dû laisser son Sabre du mal à la maison, il n'en est pas moins muni d'une redoutable machette ! Bud Spencer pourra toujours se vanter d'être le seul acteur occidental à s'être fait sabrer dans un film par Tatsuya Nakadai. Et en passant, je doute fort qu'un bandit mexicain de 1860 puisse avoir cette suprême élégance avec une lame en main, mais bon, comme c'est en quelque sorte la signature de l'artiste…

Les artisans de ce film n'ont aucune excuse. Quand un comédien de cette trempe accepte de jouer pour toi, et qu'en plus il vient de l'autre bout du monde pour ce faire, bon sang ton devoir le plus élémentaire est de te décarcasser, de dérouler le tapis rouge scénaristique, scénographique et filmique. Or, bien que la mise en scène soit correcte, avec quelques moments forts comme les flash-back en noir et blanc, ça reste plutôt routinier. Dario Argento a beau avoir co-scénarisé Il était une fois dans l'Ouest, ici il ne s'est pas foulé outre mesure. C'est la banale histoire du type emprisonné injustement sur la base de fausses preuves et qui, une fois sorti de prison, va se venger contre le véritable assassin. Comme cet assassin est un redoutable chef de bande que personne ne réussit à arrêter, le bon va s'adjoindre quatre autres as du revolver, d'où le titre. Et voilà tout.

Il n'empêche que je me suis bien amusé malgré tout et que ce film est un véritable objet de collection, puisque c'est le seul passage du grand acteur japonais dans un film occidental (si l'on excepte le douteux sequel du Pont de la rivière Kwai, sequel que je n'ai pas vraiment envie de voir).


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De PM Jarriq, le 29 septembre 2007 à 18:17

Toshiro Mifune, qui a également joué dans un western européen (Soleil rouge) est mieux tombé : le film, loin d'être un chef-d'oeuvre vieillit étonnamment bien, ses partenaires avaient plus de classe que les acteurs de Cinq gâchettes d'or, et surtout, il a eu la bonne idée de jouer un Japonais. Et samouraï, qui plus est. Et ça, Toshiro, il savait faire…

A noter que si un Japonais a joué un Mexicain, un Cubain a joué un Japonais : Tomas Milian dans Le blanc, le jaune et le noir.


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De Arca1943, le 29 septembre 2007 à 20:44
Note du film : 3/6

« …et surtout, il a eu la bonne idée de jouer un Japonais. »

Pourquoi donc ? El señor Tatsuya franchit la barrière des nationalités comme une lettre à la poste ! Et je parie que c'est ce qui l'a intéressé dans ce rôle.


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De PM Jarriq, le 30 septembre 2007 à 09:27

C'est évident. Mais pour avoir vu une partie du film (j'avoue n'avoir pas tenu jusqu'à la fin), je mettais toujours quelques secondes à me rappeler qu'il ne jouait pas un samouraï (l'arme blanche n'aidant pas, en l'occurence), mais un "Mex". Et ça n'aidait pas à entrer dans l'action.

Mais bon… Roger Hanin me posait le même problème, en jouant les pistoléros de l'Ouest dans La poursuite sauvage, aux côtés de William Holden et Ernest Borgnine.


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De Arca1943, le 16 octobre 2007 à 04:27
Note du film : 3/6

Réflexion faite, je dois réparer ici une injustice qui n'a pas cessé de me travailler depuis que j'ai vu ce film. Ce n'est pas juste, c'est même immoral qu'à la fin de Cinq gâchettes d'or, ce soit le meilleur acteur qui se fasse tuer et les moins bons qui gagnent. Réécrivons donc le tout. À la fin, c'est plutôt le Mexicain Tatsuya Nakadai qui, à coups de machette experts, règle leur compte les uns après les autres aux cinq gâchettes d'or. Shlak ! Shlak ! Puis sur fond de décor naturel grandiose, il s'en va à dos de cheval – toujours nu-tête, bien sûr – vers le soleil levant. De la pointe de sa lame, des gouttes de sang tombent une à une sur le sol, traçant son chemin en rouge tandis que le reste de l'image revient au noir et blanc des flashbacks.

C'est déjà mieux, non ?


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De droudrou, le 16 octobre 2007 à 07:15

c'est sublime !


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