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Sujet : Grande sensibilité maladroite


De Lord, le 19 décembre 2003 à 00:06
Note du film : 6/6

J'attends avec impatience la réédition de ce film que j'ai vu lors de sa sortie. A cette époque, le cinéma était permanent, ce qui me permettait de le voir plusieurs fois. J'ai dans l'oreille encore beaucoup de dialogues et le thème musical composé par Jacques Brel et François Rauber (qui nous a quitté ce dimanche 14 décembre 2003)

Ce film est particulièrement touchant et d'une grande sensibilité malgré quelques maladresses mais pour un premier film, chapeau ! La présence de Barbara est particulièrement remarquable et l'ambiance de cette pension de famille est d'un charme de désuétude, de nostalgie avec les autres et la tendresse d'un seul…


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De Franzophile, le 6 septembre 2004 à 22:51

Trop jeune à lépoque de sa sortie, je n'ai pu voir ce film qu'une fois, lors d'une projection quelques mois après la mort de Brel. J'en ai gardé une énorme nostalgie et aimerais le revoir. L'affiche où de dos, voûté, Brl suivait Barbara armée d'un parapluie sur une digue donnait le ton, et bien sûr, comment oublier la musique, jouée au limonaire. Je conserve précieusement le 45T; a-t-elle été rééditée en cd?


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De ab musique, le 20 septembre 2004 à 12:56

Franz était un film attachant,plein de tendresse,jaques brel a magniquement réalisé ce film en ce qui me concerne je retrove l'ambiance de mon pays,barbara trés bonne comédienne,j'attends la sortie en dvd


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De lyss, le 5 mai 2005 à 19:31
Note du film : 6/6

Brel, Barbara, deux monstres sacrés, un bonheur.


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De dommy, le 20 janvier 2006 à 19:27

Aprés avoir lu les derniers numeros de Jef, la revue de la Fondation Brel, j'ai une grande envie de voir les films de ce grand artiste.


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De patrice0, le 7 mai 2006 à 10:09

Je n'ai pas vu le film, mais adore Jacques Brel et Barbara.

Voici la critique du film par L'année cinematographique 72.

"Un curieux film, très lent de rythme, très composé. Chacun des personnages est là pour tuer le temps, pour se reposer, et pour « rigoler ». Alors ils vont au bal local, organisent parties de pêches, d'auto-voile, des promenades et pimentent la vie quotidienne de farces aussi énormes que sinistres. Léon est leur victime émouvante. Lui aussi veut «rigoler», pour échapper sans doute à cette bêtise, à cet ennui qu'il partage, mais aussi aux traumatismes anciens : une mère abusive, la guerre au Katanga. Cette guerre qu'il évoque sans cesse, avec une animation puérile et terrible, cette guerre où il a perdu un ami et s'est, sans doute, à jamais perdu lui-même. L'idylle qui s'ébauche entre Léon (Brel) et Léonie (Barbara) est vouée à l'échec, dès le début, sur le visage de Barbara, apparaît le masque de la mort. Cette mort volontaire de Léon dans la mer purificatrice et belle qui sert de contrepoint à la

laideur humaine tout au long de ce film désespéré. Le rire, ici « le propre de l'homme » n'est plus que la recherche ultime d'une illusion qui fasse supporter, oublier la vie. Ces hommes sont prêts à tout, aux pires cruautés, pour rire.

Quelques séquences puissantes et belles (le combat de coqs, la séquence finale, etc…) donnent une idée de ce que le film aurait pu être. L'œuvre est intéressante, elle n'est jamais aboutie. Elle oscille entre l'ennui, la gaieté, la délicatesse timide idéaliste et la brutalité, comme les personnages, eux-mêmes. Elle est à la fois trop composée à l'intérieur de chaque séquence, trop pointilliste au niveau de la construction du scénario. Trop esquivée, parfois, trop appuyée souvent.

Jacques Brel n'a pas dominé son œuvre, elle demeure pourtant attachante.


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De dirgis, le 18 mai 2006 à 21:57
Note du film : 6/6

J'ai 36 ans maintenant et la petite fille, dans les bras de Barbara dans la dernière séquence du film et bien c'est moi. Mon père était le cameraman du film, Christian Garnier. Je n'ai jamais vu le film et je suis à sa recherche. Le seul souvenir que j'ai c'est une photo de Barbara me tenant à bout de bras au dessus de son visage. Un grand merci aux personnes qui auraient d'autres documents sur ce film, et qui souhaiteraient les faire partager.


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De Nadine Mouk, le 9 juin 2016 à 01:08

Je ne sais pas ce que j'ai vu .. je ne sais pas … Une errance vaine que n'auraient pas renié ni Mocky , ni Godard ? Ni même Lelouch ? Tant il est vrai que le Flamand semble s'être abondamment inspiré de leurs étranges façons de faire. Pour autant, mon admiration sans bornes pour le grand Jacques ne suffit pas pour m'extasier sur ce qui, de façon tragiquement évidente, m'a échappé. Je ne sais pas ce que j'ai vu… Une aubade à la mer du Nord présente comme berceau dans une chambre d'enfant ? Une recherche vaine du bonheur ? Une inquisition, un tâtonnement si lentement hésitant dans une histoire d'amour vouée d'avance à l’échec avec infiniment de brumes à venir…? Et si ce n'était qu'un film merveilleusement maladroit, ou désespérément habile qui ressemblerait aux chansons de Brel ? La bêtise humaine est tellement présente dans ce film et il l'a si bien chantée. Mais je ne sais pas… Je ne sais pas ce que j'ai vu…


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De vincentp, le 9 juin 2016 à 23:07

Le temps passe… Ce film a 45 ans et est oublié. Il y a des pépites à redécouvrir dans le cinéma français méconnu ou oublié des années 50 à 70 (exemple, à mon sens : Maigret tend un piège). Le problème est d'arriver à les trouver. Je m'aperçois que je n'ai pas trop creusé cette veine-là.


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De verdun, le 7 mai à 00:04
Note du film : 4/6

4,5/6.

Le premier des deux films réalisés par Jacques Brel.

C'est une oeuvre originale, singulière et assez difficile d'accès qui peut dérouter les spectateurs -comme notre chère Nadine Mouk- par son rythme lent, ses ruptures de ton et ses personnages complètement barrés. Je ne vois pas quelle chaîne pourrait diffuser ce film rare, mais sauvé de l'oubli par son édition dvd en 2008.

Toutefois Franz m'a semblé plus nettement plus réussi et surtout plus attachant que le Far West, seconde réalisation "brélienne".

Le scénario est assez léger mais il possède une ligne directrice forte: l'histoire d'amour entre Léon (Jacques Brel) et Leonie (Barbara) rendue impossible par la bêtise de leur entourage.

On retrouve dans ce film l'univers des chansons de Brel: ça se passe au "plat pays", dans une pension remplie de "ces gens-là", Brel joue un naïf digne des "bonbons". Les personnages semblent attendre quelque chose qui ne vient, comme "Zangra". La difficulté d'aimer les femmes est aussi importante dans le film que dans ses chansons. Quand les deux personnages principaux commencent à s'avouer leurs sentiments, on entend quelques notes la "chanson des vieux amants". D'autres références m'ont sans doute échappé mais quoiqu'il en soit, Franz est un film tendre et cruel à la fois.

La réalisation est par moments très intéressante et immortalise la beauté des plages de la mer du Nord (Blankenberge surtout), parfois grâce à des plans réalisés par hélicoptère. Des images qu'on n'oublie pas de sitôt et qui contribuent à la poésie particulière du film. Et la valse composée par Brel et François Rauber accompagne idéalement l'ensemble.

Les acteurs sont irréprochables, malgré le peu de nuances des personnages qu'il incarne. Brel ne s'est par réservé le beau rôle. Et mention spéciale aux deux actrices, étonnantes: Danièle Evenou, ici plus "marie-couche-toi-là" que Marie Pervenche et surtout Barbara, dont on peut regretter qu'elle n'ait pas eu davantage de rôles au cinéma tant Franz révèle une personnalité à part, voire un vrai talent d'actrice. La complicité entre les deux géants de la chanson qu'étaient Brel et Barbara saute aux yeux.

Franz est un film inclassable, d'un abord difficile tant il cherche à bousculer les conventions, mais qui s'avère captivant pour qui arrive à "entrer dedans".


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