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Forum : Seraphim Falls

Sujet : Deux Irlandais dans un western...


De PM Jarriq, le 8 juin 2007 à 17:23
Note du film : 4/6

Deux acteurs irlandais pure souche, dans un western ? Curieuse affiche… Et encore plus curieux film, à vrai dire. Commençant d'emblée en pleine action, sans que les protagonistes ne soient présentés, Seraphim falls ne laisse que peu d'indices sur l'identité du gibier et des chasseurs : qui sont les "bons", qui sont les "méchants" ? Déjà, bonne idée, et inédite sauf erreur. On donne sa sympathie à un personnage dont on ne sait rien, et dont les façons d'agir laissent soupçonner un passé douteux. Tel quel, le film fonctionne comme Chasse à mort, voire le premier Rambo (le couteau de Brosnan est d'ailleurs le même que celui de Stallone), puis peu à peu, le rythme change, et tout doucement, la poursuite devient absurde, l'action s'effiloche, le thème de la vengeance est poussé jusqu'à l'épure totale, et on se retrouve quasiment dans du Beckett ! L'apparition de Anjelica Huston, incarnant rien moins que la Mort, tient du mirage et atteste que Seraphim falls n'est définitivement pas un western comme les autres.

Bien filmé en Scope, fort bien joué par Brosnan rugueux et buriné, et Neeson implacable, le film utilise de vieilles recettes, pour un résultat assez surprenant. A peine pourra-t-on regretter l'étonnante platitude du flash-back explicatif, dont on aurait finalement pu se passer. Admirable genre tout de même que le western, qui sous n'importe quelle forme, ne cesse de renaître de ses cendres.


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De speedy, le 9 janvier 2008 à 07:25
Note du film : 3/6

D'un western classique, cruel et froid (magnifique première demi-heure) ou l'on suit captivé la chasse à l'homme (brosnan) par cinq limiers pour une raison inconnue dans une montagne enneigéé puis dans une plaine gelée. A noter que toutes les saisons ou presque y passent puisque l'on passe à une montagne enneigée, un chantier de construction de voie de chemin de fer dans la gadoue (automne) puis la chaleur du désert. Petit à petit le voile va se lever sur la raison qui pousse les deux principaux protagonistes à se hair et c'est là, une fois qu'il n'y a plus de mystère que tout dérape pour finir de manière presque fantatisque (l'indien prés du point d'eau et la vendeuse de medecine miracle en plein désert) voir en queue de poisson quant au devenir des deux hommes.


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De vincentp, le 30 avril 2013 à 23:40
Note du film : 3/6

Hier soir, dans une chambre d'hôtel, à quelques pas du stade Vélodrome, en zappant, je suis tombé par hasard sur ce film. J'ai du louper les dix ou quinze premières minutes (j'ai pris le train en marche lors de la séquence dans la cabane). Ce western est curieux, et pas inintéressant. Une sorte de synthèse des tendances apparues dans le western à partir de la fin des années 1960. Tendance fantastique (L'homme sauvage,…), tendance crépusculaire (La horde sauvage,…), tendance démystificatrice (Missouri breaks,…), tendance rédemption (Impitoyable,…), tendance écologique (Jeremiah Johnson,…).

De beaux paysages sauvages (emploi de grand-angles les mettant en valeur) et deux bons acteurs principaux. C'est un film qui joue à fond la carte de la démystification (le convoi des pionniers est composé par exemple de tarés). L'ouest est ici peuplé de voleurs et d'êtres sans morale. Tous les personnages ont un côté parano… Le côté fantastique semble ajouté et ne convainc pas. Côté action, on dirait du sous Walter Hill ou du sous Ted Kotcheff (Rambo). L'intégration des paysages dans l'intrigue est un peu artificielle (on passe de la neige à la chaleur sans comprendre pourquoi…). Mais si chacun arrivait à réaliser avec les moyens du bord, un tel film, finalement assez prenant (grâce à un bon scénario), ce serait déjà bien…


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