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Forum : Messieurs les ronds de cuir

Sujet : Bibelots d'inanité sonores


De sepia., le 22 avril 2007 à 17:53
Note du film : 5/6

un coucou rapide de Sepia.! Et de quoi faire disserter notre ami Impetueux qui, si j'en crois un rapide balayage du site, s'endort un peu…Moi, Courteline, je ne m'en lasse pas! Et cette version là est excellente. Bisous doux à tous! A bientot..


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De droudrou, le 22 avril 2007 à 19:48

Et quand on les lit !…

Question maintes fois posée et reposée !

Un style qui semblerait avoir disparu… un style que j'aime beaucoup, où je me retrouve beaucoup !


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De Impétueux, le 22 avril 2007 à 21:20
Note du film : 3/6

L'endormi ne l'est pas tant que ça ! Il déplorait l'autre jour que certaines jolies polémiques (souvenez-vous de Catwoman ou de Toutes ces belles promesses !) aient un peu disparu de DVD Toile et il s'efforce simplement de suivre le rythme infernal de PM Jarriq ou de Droudrou !

Cela étant posé, qui n'est que conjoncturel, il vote bien volontiers pour ces Messieurs les ronds de cuir, vus à la fleur de son âge, dont il doute seulement qu'ils puissent être regardés par un spectateur de moins de cinquante ans autrement que comme un témoignage archéologique, ou même paléontologique !

Après tout ! Lors d'une vente aux enchères parisienne, on vient de vendre un squelette de mammouth ; il n'y a pas de raison que ce genre de films ne connaisse pas le même succès…


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De Gaulhenrix, le 22 avril 2007 à 23:58

Quelle horreur ! Je viens de lire un "aux enchères parisienne" et, dans la liste des avis, un titre de film orthographié "Deux cent dollars plus les frais", sans que cela suscite la moindre réaction indignée !!! Et, pendant ce temps sepia envoie "des bisous doux". Mais – je vous le demande – où va la France ?!


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De droudrou, le 23 avril 2007 à 07:05

C'est vrai Gaulhenrix : "mais comment peut-on ? mais comment peut-on ?"…

Et Impétueux qui va draguer les mammouths ! Mais où va-t'on ?

Heureusement que Vincentp que je trouve bien calme actuellement, ne vient pas surenchérir !


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De Impétueux, le 23 avril 2007 à 09:03
Note du film : 3/6

Dites donc, Gaulhenrix, où est la faute dans vente aux enchères parisienne ? C'est la vente qui se passait à Paris ! J'ignore s'il y a une modalité particulière, à l'Hôtel Drouot, qui crée une façon d'enchérir à la parisienne, comme il existe des enchères dites à l'américaine !

Mon orthographe est aussi pure que l'est le fond de mon coeur !


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De Gaulhenrix, le 23 avril 2007 à 10:22

Et mon erreur aussi noire qu'un péché – dont je me repens aussitôt !…


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De Impétueux, le 31 août 2009 à 22:18
Note du film : 3/6

Alors que le cinéma français a filmé les milieux sociaux les plus singuliers, les plus rares, les plus bizarres, il me semble qu'il s'est fort peu penché sur le monde des fonctionnaires (j'excepte, naturellement de cette observation, l'école et la police).

Il est vrai que la littérature n'est pas plus curieuse, à la notable exception des Employés de Balzac, roman rare et peu lu, d'une grande cruauté sociale, et de plusieurs contes de Maupassant ; mais Zola, pourtant si attaché à dresser de la société du second empire un tableau complet, a négligé ce filon…

Bien entendu, j'exclue aussi de cette recension les récits qui se passent dans les proches allées du Pouvoir, rutilant miroir aux alouettes, du type du Bon plaisir de Francis Girod ou du Promeneur du Champ de mars de Robert Guédiguian : non, j'évoque l'univers plus quotidien de la fonction publique et le seul souvenir qui me vienne en tête est le duo d'Yves Robert, Un éléphant, ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis où Étienne Dorsay (Jean Rochefort) est un cadre de haut niveau dans un ministère.

Sinon, loin de cela, qui n'est, dans l'intrigue, que secondaire, qu'est ce qui reste, sinon la charge féroce, partiale et hilarante de Georges Courteline ?

Que le trait soit forcé et la caricature outrancière, c'est bien l'évidence… mais c'est aussi drôle qu'injuste, aussi bien observé que forcé jusqu'au bout. Dans la Direction des Dons et Legs, réceptacle vaseux de toute l'inanité que peut porter l'Administration est rassemblée une collections de fous, plus ou moins furieux (Letondu -Philippe Clay) bénins (Gorguchon – Jean Parédès) ou répugnants (le père Soupe – Lucien Baroux) ; trônent au dessus de ces inutilités sociales, le Directeur, Conseiller d'État, du nom de Nègre (Pierre Brasseur), libidineux, cossard, gluant et, un degré au dessous, La Hourmerie (Noël-Noël), le chef de bureau, affairé, geignard, parcimonieux.

Se jouant de cette collection d'incapables, le parasite Lahrier (Jean Poiret) qu'on ne voit au bureau qu'un jour sur quatre, et qui fait la vie dans les beuglants, où il est acoquiné avec Gaby (Micheline Dax, très bien, pleine d'abattage et de séduction) ; des vicissitudes et des rencontres de tout ce monde-là et d'un ahuri provincial (Michel Serrault) naît toute l'intrigue, qui ne vaut pas tripette… sauf lorsqu'elle permet quelques mots assez drôles et rosses sur la vie de bureau (On nous paye pour enrayer la marche des affaires qui, sans nous, marcheraient très bien)…

À la notable exception de l'immonde Jean Richard, aussi grasseyant, graveleux et ridicule que de coutume, la distribution est appropriée, amusante et bienvenue et le rythme assez enlevé. Mais il ne faut pas oublier que ce film de 1959 est censé se dérouler sous le bonhomme septennat d'Armand Fallières, en 1906. Ça commence tout de même à pas mal dater…


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