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Sujet : Pétard mouillé ?


De fretyl, le 2 avril 2007 à 02:10
Note du film : 4/6

Il faudrait que je revoie La boum pour pouvoir me refaire un avis de ce film, l'ayant vu il y a cinq ans j'en garde un des souvenirs les plus niais du cinéma Français et pourtant je ne sais d'où vient le fanatisme de certains pour ce film. C'est certainement à revoir, même si je ne mettrait pas un centime pour un pétard sans doute mouillé, qui ne risque de ne pas faire Boum.


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De fretyl, le 2 mai 2010 à 23:11
Note du film : 4/6

La première mauvaise impression que m'avait fait La boum a été réparée ce soir. Je me souviens l'avoir vu il y'a plusieurs années sur une VHS pourrie avec un son mauvais et une image floue. Sans doute est-ce cela qui ne me l'avait pas fait aimer. Bon, bien sûr La boum n'est pas un classique. Mais c'est léger comme une bulle de savon, d'une fraicheur exemplaire, c'est une débauche de romantisme, de bons sentiments… Mais ça n'est pas niais !
Sociologiquement le film est intéressant. Cette jeunesse des années 80 nous parait d'une sagesse modèle ; pas un verre d'alcool dans La boum, pas de pétards, pas de drogue…
D'un coup ; en comparant avec les films actuels sur l'adolescence contemporaine, on se rend compte à quel point le niveau a baissé entre les jeunes qui dans les années 80 appréciaient la sucrerie qu'est La boum et qui aujourd'hui n'aime plus que la Star Academy ou ne trouve, comme modèle représentatif que American Pie !
C'est presque un film sociologique. En vérité Claude Sautet n'aurait pas pu faire mieux ! La boum c'est la peinture d'une génération, d'une époque, qui malgré les premiers avertissements de Jean Marie Le Pen sans avoir l'air était très douce ; c'est une un film rétro sur lequel les nostalgiques du film à leur adolescence verseront une larmichette.

Si malgré plusieurs tentatives je n'ai pas su apprécier La gifle (trop de portes qui claquent, trop de je t'aime, je t'aime plus) j'ai cette fois-ci trouvé cette observation des rapports parents/enfants dans les années 80 excellente.
Excellente parce-qu'elle n'est pas trop lourde et qu'elle s'adresse à un public familial, par ailleurs concerné. On imagine le machin lourd qu'aurait pu tirer avec le même sujet Maurice Pialat.
Claude Pinoteau lui, cherche à rassurer. Pas de cruauté des sentiments, pas de malaise social, juste une étude simple et pleine de tendresse.
Je crois me souvenir que Claude Pinoteau a perdu une fille dans un accident de voiture.
C'est ce drame personnel, qui l'a je crois pendant toute sa vie poussé à étudié, à vouloir comprendre les adolescents. Hormis Le silencieux, on constatera qu'il n'ya pas un seul film dans la carrière de ce réalisateur, ou il n'est pas question d'adolescent. Dans L'homme en colére Lino Ventura part au Canada chercher son fils qui à l'adolescence l'a quitté. Dans La 7ème cible pareil, Lino Ventura à des problèmes avec sa fille et son fils adoptif. Quoi qu'il arrive on revient toujours dans sa carrière à ce sujet là. La Boum 2, L'Etudiante… D'ailleurs même Le Silencieux, le héros apprend à un moment donné la mort d'un de ses enfants et cherche à revoir son ex femme.

Sophie Marceau a l'évidence, trouve là le rôle de sa vie. Si elle s'était arrêtée à cette Boum peut-être la regarderions-nous aujourd'hui, comme un souvenir sympathique.


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De Gilou40, le 3 mai 2010 à 00:19
Note du film : 3/6

Si elle s'était arrêtée à cette Boum…. Bien des hommes n'auraient pas phantasmé devant cette, j'en conviens, fort jolie fille !

Elektra king dans le monde ne suffit pas ! Y faut s'la faire !! Mon mec l'a en poster dans son bureau. J'ai eu beau lui dessiner des moustaches, le poster est systématiquement remplacé ! On ne peut pas lutter…

Tant qu'à la jeunesse des années 80 sans pétards, sans drogues et sans alcools, vous voulez sûrement évoquer la jeunesse des Martiens, ou des Jupitèriens à cette époque….


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De fretyl, le 3 mai 2010 à 00:27
Note du film : 4/6

Si elle s'était arrêtée à cette Boum…. Bien des hommes n'auraient pas phantasmé devant cette, j'en conviens, fort jolie fille !

Il semblerait qu'aujourd'hui, l'on aime une actrice, non pas pour son jeu, mais pour sa beauté physique. Quand je balance à tout le monde que mes deux actrices préférés sont Tsilla Chelton et Marthe Villalonga généralement, ça fait rigoler tout le monde… On peut bien sûr apprécier les formes de Eva Green dans The Dreamers ; mais voyez vous, Eva Green a quelque chose que Sophie Marceau n'a pas : UN JEU !

Quand à Sophie Marceau jolie fille, hum, hum… Ce sont généralement les photographes qui réussissent à donner cette impression. En vérité elle est plutôt banale. Pas moche, mais banale. Elle a toujours fait ce qu'elle pouvait pour essayer d'avoir l'air sexy, jolie… Vous remarquerez, qu'il n'y a très peu de films sans elle, ou on ne la voit pas s'exhiber. Un peu pareil pour Emmanuelle Béart.

Quelle preuve, de manque de talent…


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De Gilou40, le 3 mai 2010 à 12:53
Note du film : 3/6

Il semblerait qu'aujourd'hui, on aime une actrice pour sa beauté physique et non pas pour son jeu…

Pensez vous que Tyrone Power, Tom Cruise, Delon, Richard Gere, olivier Martinez, Gary Grant auraient connu tant de succès si ils n'avaient pas eu cette tronche là ? Même en étant d'excellents acteurs ?

Et je doute fort que ce soit "le jeu" de Bardot qui la fit apprécier….


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De Impétueux, le 15 novembre 2017 à 17:00
Note du film : 4/6

Mais quel délice ! Mais quel charme ! J'ai bien sûr vu dix fois La boum, comme tout le monde, parce que le film de Claude Pinoteau est une des stars de la rediffusion télévisée et parce que retrouver, presque en copains, Denise Grey en fofolle, le couple un peu crispant Claude Brasseur et Brigitte Fossey et, surtout, la révélation de l'évidente beauté de Sophie Marceau, la musique parfaite de Vladimir Cosma, le charme merveilleux du Quartier latin et les égarements du cœur de l'adolescence, de la toute jeune adolescence, ça ne se refuse jamais.

La boum fait partie de ces films qu'on ne se lasse pas de voir, s'émerveillant à chaque fois de la justesse des observations de Danièle Thompson, scénariste, de ses dialogues, de la tendresse et de l'ironie dispensées, de ces retrouvailles avec un monde qui est en train de nous filer dans les doigts, même si les émois de l'adolescence ne changeront sûrement jamais, en tout cas aussi longtemps que des filles et les garçons pourront s'émerveiller de leurs différences et de leurs attirances…

Déjà, que c'est bien d'ouvrir La boum par un long périphérique sur Paris, plus belle ville du monde… Tour Clovis, cours intérieures du lycée Henri IV, Panthéon, au loin les tours : Montparnasse, Saint-Sulpice, Eiffel… Notre-Dame… Le cœur de Paris, une vraie leçon de civilisation. Et puis ce monde de l'enfance qui entre en adolescence… Dernière année de collège, si tendre et si délicate, la cour de récréation qui n'est plus là pour de grandes courses échevelées et des jeux puérils mais pour des stratégies compliquées : les profs dont on ne veut à aucun prix, ceux qu'on rêve d'avoir, les petites sœurs qu'on veut semer parce que leur présence vous confine aux temps où l'on portait encore des tresses. Et le regard sur les garçons, qu'on juge si beaux ou si laids, pour qui on échafaude des rêveries romanesques ou qu’on rejette sans pitié aux ténèbres extérieures…

Claude Pinoteau a sûrement dû s'effacer devant Danièle Thompson pour simplement filmer le point de vue des filles sur cette longue bouffée printanière qui va, pendant de bien longues années, troubler leurs journées. Les garçons sont là de simples utilités, presque interchangeables, généralement ridicules et en tout cas bien plus puérils que ne le sont les conquérantes. Moi qui suis – d'ailleurs sans aucune espérance – un militant de la non-mixité, je me trouve absolument conforté : en matière de maturité, aux mêmes âges, les filles ont plusieurs longueurs d'avance sur les garçons (la question est de savoir si cette avance disparaît un jour ou, de toute façon, quand précisément elle se fluidifie).

Et pourtant il n'y a guère de différence entre ce que chante Sheila en 1963 (C'est ma première surprise-partie !) et ce qui se passe pour Victoire (Sophie Marceau) et son amie Pénélope (Sheila O'Connor) : l'inquiétude des parents qui ne savent pas trop bien comment faire. Tous ceux qui ont eu des enfants savent ce que c'est que d'aller poireauter une nuit de samedi à onze heures, minuit, deux heures, trois heures et davantage, de se geler dans une bagnole inhospitalière en maugréant. Ils savent aussi ce que sont les Ça craint ! si l'on fait mine d'accompagner un peu trop les chérubins jusqu'à l'endroit où les attendent leurs amis, qui, naturellement, ricaneraient bien fort en voyant leurs copains en compagnie vieillarde (car on est vieillard dès 40 ans sonnés, dans cette optique).

Au regard de ces historiettes finement dessinées sur le vif, le récit des difficultés matrimoniales des parents de Vic, François et Françoise (Brigitte Fossey et Claude Brasseur) apparaît plus convenu, plus banal, malgré la qualité des acteurs. Et l'inventivité des situations, assez drôle au demeurant. Dominique Lavanant est extrêmement drôle dans le rôle de l'esthéticienne Vanessa, vipère lubrique prête à tout pour faire payer cher à son amant François sa décision de l'abandonner.

Et que dire de Poupette (Denise Grey), la grand-mère fofolle de Vic, dont le brio et la cinglerie ont fait beaucoup pour le succès public de La boum ? On ne peut nier que la touche burlesque qu'elle apporte est amusante ; mais cette touche-là peut avoir un peu tendance à prendre le pas sur ce qui demeure le vrai sujet, à mes yeux : la naissance d'une jeune fille.


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