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Sujet : Récit doux-amer sur les relations humaines


De Clark, le 31 janvier 2007 à 09:49

Dimanche prochain, F3 aura le bon goût de faire plaisir aux cinéphiles sceptiques devant les bouquets proposés sur le câble. LA RIVIERE D'ARGENT de R.Walsh. Parmi les très grands films de ce réalisateur aussi désagréable en tant qu'individu que génial dans sa profession, BUNGALOW POUR FEMMES est devenu introuvable, alors que d'aucuns le considère comme son oeuvre la plus accomplie. C'est pourquoi une réédition en DVD semble s'imposer.


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De droudrou, le 3 décembre 2007 à 10:17
Note du film : 4/6

Bonne nouvelle pour les fans de Walsh, on nous annonce la parution en janvier 2008 d'un coffret consacré à ce metteur en scène qui, me semble t'il, semblait sombrer dans l'oubli et qui, parmi les titres, comprendra ce fameux "Bungalow pour femmes".

Je pointe, pour l'instant, une note de 4 que je me réserve de modifier par la suite.


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De vincentp, le 3 décembre 2007 à 15:36
Note du film : 5/6

Un sujet qui vous va si bien, Droudrou… On vous imagine avec la caisse à outil venir réparer (avec votre ami Buck Danny) une fuite d'eau de ce fameux bungalow.


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De droudrou, le 3 décembre 2007 à 15:44
Note du film : 4/6

Ouaip ! Mais à la différence c'est que je ne vous prendrai pas pour me donner un coup de main !…


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De verdun, le 5 décembre 2007 à 00:07

Chouette ! On va pouvoir visiter ce bungalow car il sort en dvd chez Opening le 9 janvier prochain.

Un Walsh de plus en dvd (même deux car sort dans le même coffret "O.H.M.S", production britannique de 1937): champagne !


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De aragorn, le 5 décembre 2007 à 12:46

Comme quoi, les pressions exercées par les administrateurs (Alholg, Dumbledore), modérateurs (Impétueux, Arca,…), et les simples pékins du tiers-état comme vous et moi, ne passent pas inaperçus des éditeurs. C'est tout bon !


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De vincentp, le 19 juin 2013 à 09:40
Note du film : 5/6

4,8/6. Une très belle surprise : j'ai beaucoup apprécié ce film. L'oeuvre de Raoul Walsh est vaste (près de 150 réalisations), et on l'y découvre parfois quelques perles inattendues comme The Revolt of Mamie Stover, réalisé par Walsh en 1956 (la traduction française de ce titre ne met pas en valeur cette oeuvre).

Ce récit met en scène un homme et une femme, à la fois unis et désunis par les sentiments et par l'argent. Ces thèmes sont creusés de façon superbe, sur un ton doux-amer. L'ensemble scénario (dialogues), mise en scène, photographie, et interprétation fonctionne à merveille. De l'émotion est distillée à de nombreuses reprises, comme par exemple sur le bateau, avec un océan doucement éclairé par le soleil en arrière-plan, les deux personnages étant présents -de façon étagée- au premier plan. On retrouve la thématique habituellement présente au sein des films de Walsh : deux individus marginalisés, évoluant au sein de leur environnement social et géographique, confrontés à la puissance de l'argent et au poids du destin. L'intégration de l'espace naturel au sein de ce récit confère -c'est particulièrement évident- une dimension cosmique à cette oeuvre. Les personnages sont montrés comme des particules en interaction constante avec l'univers qui les entoure (mer, soleil, montagnes, cité).

Les décors naturels de Hawaï, parfaitement photographiés en cinemascope, et la musique contribuent à bâtir une atmosphère décalée, faite de douce mélancolie et de fatalité, pesant sur les êtres. Les deux personnages principaux sont à la fois intégrés dans leur environnement et en marge de celui-ci. Ce sont des personnages par excellence de rupture. Toute cette histoire est organisée autour des formes de cette rupture. Laquelle agit en fine sur l'entourage des deux principaux personnages. La conversion vers des attitudes humanistes de la mère-maquerelle, impitoyablement asservie à l'argent, est ainsi un grand moment de ce film. Jane Russel est un choix parfait pour incarner le personnage féminin principal à la fois faible et fort.

Une oeuvre superbe, source de distraction et surtout de réflexion. Logiquement plutôt destinée à un public de cinéphiles aujourd'hui. Elle illustre parfaitement la qualité globale de l'oeuvre de Walsh.


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