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Forum : Indiana Jones et la dernière croisade

Sujet : Critique


De dumbledore, le 4 novembre 2003 à 10:19
Note du film : 4/6

L’opus 2 privilégiait trop l’action et pas assez l’humour. Le 3 privilégie trop l’humour et pas assez l’action. Il faut le comprendre, quand on met en face d’Indiana Jones un Sean Connery comme père, il est bien difficile de ne pas rajouter les scènes entre les deux comédiens. C’est un régal, le couple fonctionne à merveille, seulement du coup, l’histoire devient bien secondaire.

L’histoire se calque sur le premier. De nouveau les nazis comme méchants, de nouveau un objet mythique au pouvoir absolu : le Graal, qui ne doit pas tomber entre les mains des Nazis. L’Europe devient le lieu central de l’action.

Seulement, le personnage de l’opposant est insignifiant, dédoublé (c’est-à-dire ayant sa force divisée par deux) entre une jeune aryenne fadasse et un colonel nazi un peu édulcoré. « Plus le méchant est réussi, meilleur est le film » disait Hitchcock. Ici, le méchant est totalement raté et cela s’en ressent.

Et puis, on retrouve toujours le même manque de culture de Spielberg.

C’est moins gênant car moins diffus que dans le deuxième opus, mais tout de même ! Où est le Graal ? On le cherche depuis des centaines d’années et Spielberg nous fait poirauter deux heures avant de nous le faire apparaître dans un lieu oublié depuis des centaines d’années, caché aux yeux de tous et que va découvrir Indiana Jones et son père. On entre dans les entrailles d’une montagne et on tombe sur … Petra, site incontournable de la Jordanie !! Pour un site oublié, c'est plutôt raté.


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De marty, le 14 décembre 2003 à 15:43
Note du film : 6/6

Indémodable, indispensable.


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De Miss-fleur-bleue, le 24 mai 2005 à 20:00

Je suis LA fan de la saga épique INDIANA JONES. Alors en voyant La dernière croisade je me suis dit que ça serait vraiment dommage de ne pas sortir un quatrième volet. Pour parler du film, La dernière croisade est le meilleur film de la saga par son casting (Harrison Ford et Sean Connery ça se respecte) et son intrigue. Alors chapeau à l'inoubliable archéologue qui me fait encore rêver…


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De DelaNuit, le 9 mai 2008 à 21:22
Note du film : 6/6

Je vous trouve dur, Dumbledore, de reprocher à Spielberg de situer la cachette du Graal dans un temple de Petra en Jordanie. Car enfin, si le dit temple jordanien dont la façade est utilisée comme décor est effectivement situé à Petra, il ne s'agit que du lieu de tournage !

En suivant votre raisonnement, on pourrait dire, en parlant du 1er opus, Les Aventuriers de l'arche perdue, que Spielberg veut nous entraîner dans la mystérieuse Egypte puis dans une île inconnue, mais ne quitte guère les canyons de Tunisie où Georges Lucas avait tourné des scènes de Star Wars

Le temple de l'histoire est situé, si mes souvenirs sont exacts, dans un coin du proche orient mystérieux nommé Alexandreta, mais dont le pays n'est pas vraiment précisé… ou me trompé-je ?

Le fait de choisir comme décor un temple de Pétra (et soit-dit en passant, la Jordanie est toujouts moins touristique que l'Egypte où dormait pourtant l'arche d'alliance, et l'était nettement moins il y a 20 ans) montre au contraire suffisamment de culture pour choisir une architecture mélangeant à la fois le style antique occidental et oriental, et présentant à la fois un aspect construit par l'homme et une grotte ouverte sur les profondeurs de la montagne, donc de la terre.

Pour une quête éternelle comme celle du Graal, symbole de toutes les quêtes, reliant l'orient et l'occident, et poussant l'homme à chercher des réponses en lui même, autant dans les profondeurs de son être que dans un lieu géographique précis, je trouve que c'est bien trouvé…


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De Impétueux, le 22 août 2013 à 22:20
Note du film : 4/6

Mmouais… je trouve tout de même que ça s'essouffle un peu et que ça tourne sur soi-même en reprenant, comme l'écrit opportunément Dumbledore, les vieilles recettes éprouvées qui, à la revoyure, séduisent toujours mais ne surprennent plus.

Si un quatrième opus, davantage tourné vers la science-fiction, a été tourné (Le crâne de cristal), on perçoit bien que les auteurs, Spielberg et Lucas, tirent à la ligne. À preuve le pré-générique où bon nombre des traits caractéristiques d'Indiana Jones sont justifiés ou expliqués (sa peur des serpents, son usage virtuose du fouet, le port de son Borsalino et même la cicatrice qu'il porte au menton). Ce genre de dévoilement est assez typique des conclusions d'ouvrages où, dans une suprême complaisance, l'auteur-démiurge livre au lecteur ou au spectateur haletant les clés qui manquaient à sa parfaite information.

D'avoir placé auprès d'Indy son père, à la fois détonateur et poil à gratter de l'intrigue, est également un petit signe de lassitude : trop dire sur le personnage signifie qu'on en a marre d'en parler…

Cela étant, le couple père/fils fonctionne à merveille, grâce aux talents respectifs de Sean Connery et de Harrison Ford, mais aussi grâce à la disparité de caractère voulue entre les deux hommes et à cette sorte de contre-emploi assumé par Connery, qui joue un vieil original égoïste, érudit mais inoffensif. Faire de la meilleure incarnation de James Bond une sorte de roi des empotés est une idée aussi excellente qu'efficace.

On a pourtant la sensation que les auteurs se sont un peu trop torturé les méninges pour élaborer des péripéties aussi haletantes que celles qui rayonnaient sur les deux premiers opus ; certaines sont aussi vibrantes qu'auparavant, par exemple la séquence initiale dans les wagons du cirque, pleins de vermines et de fauves divers, mais d'autres sont bien pesantes ou longuettes, comme l'interminable bataille sur, dans, autour du char allemand qui doit presque atteindre le quart d'heure.

La quête du Graal, grand classique inusable, fournit un assez bon support, même si sa recherche par les Nazis redonde un peu beaucoup sur celle de l'Arche d'alliance (qui avait le mérite d'être originale) ; on retrouve les paysages désertiques des Aventuriers de l'arche perdue et, pour une fois, l'aventure est très précisément située, dans l'éphémère République du Hatay, démembrement du célèbre Sandjak d'Alexandrette, jadis syrien, aujourd'hui turc. On peut certes un peu reprocher à Spielberg d'avoir utilisé l'archi-connue façade du Khazneh de Pétra pour y abriter, prétendument, la cachette du calice sacré, mais il faut bien admettre que lorsque, comme c'est le cas, l'édifice est débarrassé de la pollution touristique, il s'impose admirablement.

Qu'est-ce qui imposait, en revanche, le passage dans le Berlin de 1938, du père et du fils Jones et, pire, la scène grotesque où Indy reçoit de la propre main d'Adolf Hitler un autographe ? On a l'impression que Spielberg n'a pas su résister à ce genre de blagues que l'on pourrait qualifier de potaches si elles ne survenaient pas dans un contexte glaçant.

La fin du film est assez réussie ; les trois épreuves terrifiantes que doit surmonter Indy pour s'approcher du Graal sont originales autant qu'impressionnantes… Mais ça ne suffit pas à hausser La dernière croisade au rang prestigieux des aventures précédentes.


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De Norman Bates, le 23 août 2013 à 10:55
Note du film : 5/6

Si le film débute sur une séquence évoquant le jeune Indiana, interprété par le regretté River Phoenix, c'est avant tout pour se détacher de l'obscur Indiana Jones et le Temple Maudit que Steven Spielberg a toujours considéré comme trop sombre et souterrain… On recentre ainsi cet opus sur les valeurs familiales et on ouvre de nouvelles perspectives en intégrant une scène digne d'un bon western dans un décor naturel.

Mais bon, il ne faut pas oublier que l'évocation du jeune Indiana n'a rien d'anodin quand on sait que Georges Lucas en tirera une série télé: les aventures du jeune Indiana Jones


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