Forum - Chaînes conjugales - Une des grandes réussites du Hollywood triomphant
Accueil
Forum : Chaînes conjugales

Sujet : Une des grandes réussites du Hollywood triomphant


De Jarriq, le 24 novembre 2003 à 09:53
Note du film : 6/6

OK pour celui-ci et aussi "Le reptile", trop méconnu.


Répondre

De vincentp, le 16 décembre 2006 à 11:45
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Un an avant Eve, Mankiewicz réalise ce film magnifique, basé sur un scénario longuement travaillé et retravaillé par plusieurs scénaristes de la 20th Century fox (le livre de Patrick Brion sur Mankiewicz relate tous les épisodes de la genèse du film). Film ambitieux par sa thématique (à la fois chronique de mœurs et satire sociale) et sa construction (trois récits imbriqués présentent des points de vue différents et croisés sur un même sujet), supervisé par le producteur Zanuck, qui n'hésite pas à apporter des conseils clairvoyant à son metteur en scène, à remodeler à son tour le scénario. Le tout filmé par un Mankiewicz en état de grâce, dont le génie de cinéaste apparaît ici clairement au grand jour : les péripéties du récit sont filmées avec une fluidité rare, les dialogues sont étincelants, les images sont impressionnantes et d'une puissance exceptionnelle (en particulier, celles sur le fleuve, qui donnent une dimension majestueuse au sujet).

Logiquement, ce film, nominé pour l'oscar du meilleur film en 1950, obtint l'oscar du meilleur scénario et de la meilleure mise en scène. Indispensable, avec Eve, L'affaire Ciceron, et d'autres encore… Une des plus grandes réussites du Hollywood triomphant.


Répondre

De Gaulhenrix, le 16 décembre 2006 à 18:03
Note du film : 6/6

Il n'y a rien à ajouter, vincentp, à votre judicieuse analyse : Chaînes conjugales est bien un remarquable film pour toutes les excellentes raisons que vous évoquez.


Répondre

De lych666, le 16 décembre 2006 à 18:22
Note du film : 6/6

Et Addie Ross dans tout ça? Femme fatale toujours hors champs, on distingue un bras et une partie du dos lors d'une soirée mondaine laissant deviner une sihouette gracieuse et élancée, mais ce personnage reste une simple voix, voix sensuelle et véritable personnage rêvé par le spectateur, trop fatale pour être vue, on ne peut que la deviner et de ce fait, l'imaginer sublime, encore plus sublime que n'importe quel plan de camera où elle aurait pu apparaitre, grâce au talent incontestable du génial Mankiewicz.


Répondre

De PM Jarriq, le 16 décembre 2006 à 18:53

A noter que Addie Ross a la voix de Celeste Holm, qui jouera la meilleure amie de Margo Channing deux ans plus tard dans Eve.


Répondre

De Gaulhenrix, le 24 février 2008 à 20:02
Note du film : 6/6

Comme le signalait DelaNuit le 16 février, Chaînes conjugales est à la vente en édition simple (et non plus en coffret). L'occasion de rendre à ce film une nouvel hommage …

Et, d'abord, quelle merveilleuse idée de scénario ! Quant à la construction du récit, elle est remarquable de clarté et de pertinence : après une brève séquence de départ qui expose le problème (une lettre d'Addie Ross prévient trois femmes amies qu'elle quitte la ville en compagnie du mari de l'une d'entre elles, sans préciser duquel il s'agit) et met en place le suspens, trois retours en arrière – chacun consacré à l'une des femmes – se succèdent, qui retracent trois « moments » de leurs vies, avant qu'un retour à la situation initiale ne dénoue, à la toute dernière minute, la situation.

Subtile variation sur les rapports entre les hommes et les femmes fondés sur la séduction, l'affection, l'intérêt et la frustration, le film évite tout manichéisme et propose des situations et des personnages vrais.

Quelques remarques annexes concernant, notamment, la séquence prémonitoire (le film est réalisé en 1949 !!!) – au discours ô combien actuel – au cours de laquelle Mankiewicz, par le truchement de Kirk Douglas, se lance dans une violente diatribe contre la radio : « Les émissions de radio sont destinées aux masses et leur objectif est de prouver qu'un déodorant apporte le bonheur et qu'un laxatif rend romantique. Cessez de penser et vous serez riche ! Vous êtes analphabètes, qu'importe ! Vous pouvez gagner un million de dollars. Attention ! Vous allez perdre vos dents ? Avoir un cancer ? Quel sera votre corps après trente-cinq ans ? Sans nos produits, vous allez tout perdre et mourir ! Mais si vous les utilisez la richesse vous attend. »

On peut, par ailleurs, rapprocher Chaînes conjugales et Seven – mais oui ! -pour… la séquence désopilante qui se déroule dans la maison de la pauvresse Laura May, située le long d'une voie ferrée. A deux reprises, elle y reçoit le riche Porter Hollingsway au moment où passe le train qui fait aussitôt entrer en vibration la maison et par voie (!) de conséquence les personnages brusquement agités de secousses du plus bel effet comique ! David Fincher, dans Seven, reprend l'esprit de cette scène lorsque l'inspecteur Somerset (Morgan Freeman) se rend, sur leur invitation, chez les Mills dont l'appartement, bâti au-dessus du métro, se met à trembler au passage d'une rame, provoquant ainsi une scène d'hilarité opportune dans cette séquence plutôt sombre.


Répondre

De vincentp, le 25 février 2008 à 19:04
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Outre Chaînes conjugales, L'affaire Cicéron, et au moins un autre classique de Mankiewicz sont en vente à la FNAC en ce moment pour 20 euros les trois films. C'est une offre alléchante.


Répondre

De Impétueux, le 20 décembre 2015 à 16:57
Note du film : 4/6

Il y a bien (presque) toujours quelque chose qui me bloque un peu chez Joseph Mankiewicz et qui m'empêche de le tenir, comme beaucoup d'amateurs distingués le font, au rang des plus grands. C'est assez curieux : j'ai vu une dizaine de ses films – c'est-à-dire à peu près la moitié de son parcours de réalisateur, qui n'est pas très abondant – j'ai presque chaque fois apprécié, quelquefois même beaucoup (Ève, L'aventure de Mme Muir, L'affaire Cicéron). Et pourtant je ne suis jamais parvenu à mettre la note maximale et, a fortiori, à aller jusqu'au chef-d’œuvre.

Je ne comprends pas mes réticences, mais j'ai l'impression de regarder comme si j'étais placé à l'extérieur du film, admiratif, mais guère ému. En fait, je ne dois pas être assez subtil pour me régaler des intrigues élégantes, des dialogues étincelants, des analyses sophistiquées, de la réalisation brillante du metteur en scène : je passe à côté.

J'ai encore éprouvé cette frustration en découvrant Chaînes conjugales, film que je reconnais volontiers être particulièrement intelligent, tourné avec une bluffante maîtrise des entrelacs psychologiques qui mêlent trois couples socialement d'apparence assez proche dans une petite ville proche de New-York au lendemain de la guerre.

Artifice majeur, mais très habile, pèse sur ces trois couples la présence invisible (intelligence astuce du réalisateur) et constante d'une quatrième femme, Addie Ross, que les trois hommes ont, jadis ou naguère, et même sûrement encore, connue, fréquentée, approchée, désirée. Elle est tentation pour les maris, mais, bien davantage encore, obsession pour les épouses. Et sans doute à juste titre puisque, au matin d'une journée de bienfaisance, elles reçoivent une lettre indiquant que lorsqu'au soir elles rentreront au foyer conjugal, une d'entre elles constatera que la séductrice est partie avec l'un des hommes.

On voit là que c'est habile ; en tout cas, cela permettra à Mankiewicz de se pencher successivement, en trois flashbacks, sur les raisons que pourrait avoir chacune des femmes d'être abandonnée. Aucune n'est coupable, au sens que l'on donne à ce mot au vaudeville, mais toutes, se remémorant des épisodes particulièrement sensibles de leur vie conjugale, ont peur de trouver la maison vide.

La situation est donc vue du côté des sensibilités féminines, ce qui décontenance toujours le balourd rustique que je suis resté et ne lui permet sûrement pas d'accéder à l'empyrée (sphère céleste supérieure) subtil (comme lycée, empyrée est du genre masculin ; gynécée aussi, d'ailleurs) des interrogations et inquiétudes féminines. N'empêche que les trois histoires entremêlées sont magnifiquement contées et que les trois actrices, Jeanne Crain, un peu pâlotte, toutefois, Ann Sothern au fort tempérament et Linda Darnell, bien belle, dans le segment le plus intéressant, sont fort bien distribuées. Les hommes m'ont paru largement en retrait, y compris Kirk Douglas, alors presque débutant, mais c'est assez normal.

C'est très élégant et un peu vain. Si la réincarnation existait, ce que je ne crois pas le moins du monde et que je revienne en ce monde transformé en femme, j'apprécierais sûrement davantage.


Répondre

De droudrou, le 5 février 2017 à 08:48
Note du film : 3/6

Ma note n'est pas objective une nouvelle fois j'ai regardé "Chaînes conjugales" que je trouve intéressant et bien interprété mais ma vision est altérée (je regarde en VOST appréciant fort peu le doublage souvent fort éloigné de la voix des acteurs ce qui détériore quelque peu l'ambiance du film) ici les sous-titres défilent très souvent sur 2 lignes (trop de dialogues alors qu'ils sont indispensables) à une vitesse que j'ai peine à suivre (quand j'ai ordinairement un bon rythme de lecture)ce qui m'empêche de goûter pleinement à ce film.

De toute ma collection Blu-ray et Dvd il est le pire et le seul dont les sous-titres m'indisposent.


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.024 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter