Forum - Casino Royale - Assurément...
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Forum : Casino Royale

Sujet : Assurément...


De RdT, le 28 novembre 2006 à 18:46

…Ce Casino Royale là mérite certainement que j'y fasse un petit détour. Le seul mérite de Casino Royale l'autre, le choucrouteux, l'indigeste, ce sera peut être de me faire revenir à mes premières amours, les années soixante.


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De Impétueux, le 28 novembre 2006 à 19:07
Note du film : 3/6

C'est vrai, ça, que sont ces attaques insensées contre ce film déglingué et nonsensique ? Il y a de l'Hellzapoppin là-dedans, une folie furieuse complètement britannique, on s'amuse à reconnaître dans le moindre figurant l'une ou l'autre des stars les plus connues de l'époque, la musique de Burt Bacharach, jouée par Herb Alpert est une des plus réussies qui soit, et on chipote !!


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De droudrou, le 28 novembre 2006 à 19:43
Note du film : 3/6

C'est un "burlesque" sur un personnage qui a acquis une notoriété certaine. Le gros problème, c'est qu'en fait nous n'arrivons pas à identifier le burlesque autrement qu'à un niveau qui touche Laurel et Hardy, Buster Keaton ou Charlie Chaplin et j'en oublie. Dans le cadre du générique du Casino Royale en question, il y avait bien trop de monde. Et il y avait des gags hilarants, mais, entre autre, trop rire fatigue. Un certain moment, c'est le trop plein et alors le rire perd tout sens, surtout au cinéma. Les rythmes de nos films ne sont pas les mêmes que ceux de nos pionniers. C'est ce qui explique aussi le flop de "Un monde fou, fou, fou" de Stanley Kramer. Et n'oublions pas que notre constitution de français n'est pas faite pour nous rapprocher de l'humour british.


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De Impétueux, le 9 novembre 2012 à 18:44
Note du film : 3/6

Oui, c'est bien ça : il y a trop de tout : trop de stars au générique, trop de péripéties foldingues, trop de jolies filles, trop de personnages incongrus, trop de péripéties adjacentes, trop de couleurs, trop de psychédélisme.

Ce qui fait que, lorsqu'on parvient à la première heure, on est un peu saturé de tout ça, de ces cavalcades incessantes, de ces renversements de situation sans queue ni tête, de ces changements continus d'orientation. L'ennui c'est qu'il reste une seconde heure à affronter… Et ce qui est bête, c'est qu'il y a, parsemés ici et là, jusqu'à la fin, des idées formidables et des numéros très réussis ; ainsi toute la séquence où Orson Welles incarne Le Chiffre comme personne n'aurait pu le faire.

Le roman est le premier de la série écrite par Ian Fleming en 1953 ; mais comme en 1954 une chaîne de télévision en avait acquis les droits d'adaptation, les roublards Saltzman et Broccoli n'ont pu tourner le film. C'est dommage et on peut se demander ce qu'aurait été un Casino Royale réalisé vers 66 ou 67, au moment où Sean Connery était au faîte de son incarnation et où le mythe jouait à plein. D'autant que, si je me le rappelle bien, l'intrigue originelle n'est pas très propice en cascades et explosions et privilégie, d'une façon très remarquable, d'ailleurs, les tours et détours de la partie de baccara qui oppose Bond et Le Chiffre.

Le parti de tourner l'affaire en burlesque avait surpris énormément, à l'époque, même si le choix de David Niven pour jouer le rôle de l'agent secret britannique apparaissait très pertinent et que l'on rappelait que c'est lui que Ian Fleming aurait désigné pour ressembler le plus au personnage tel qu'il l'avait conçu. Et il est bien vrai qu'il lui donne ce charme et cette distinction qui lui appartenaient… Tiens, ça aussi, ça aurait été intéressant, de voir Niven se mesurer à Goldfinger

Toujours est-il que le film existe, qu'il n'a évidemment rien à voir avec la resucée Casino Royale récente, avec ce Daniel Craig que certains jugent excellent et qui, elle non plus n'a que de lointains rapports avec le récit initial. On s'amusera d'y trouver ici et là, mais assez vainement, William Holden, Charles Boyer, Deborah Kerr et, en silhouettes, George Raft ou Jean-Paul Belmondo (une petite pige pour celui qui était alors le compagnon d'Ursula Andress ?). Et puis des tombereaux de jolies filles (trop, ai-je dit) : outre Andress, première et plus emblématique des James Bond girls), Daliah Lavi, Barbara Bouchet, Joanna Pettet, Jacqueline Bisset, celle-ci élégamment nommée Julie Lacuisse , vieux tour d'esprit graveleux des Anglo-saxons.

Graveleux ? le terme est un peu fort : on n'est pas dans de l'Hitchcock, tout de même ! Disons salace et coquin. Il est vrai que le film survenait quelques mois avant l'explosion de mai 68, aux moments où toutes ces choses se libéraient…

Un mot enfin sur la musique de Burt Bacharach, exceptionnelle et enchantée. Bon. J'ai mis une note médiocre mais je m'en repens déjà…


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De Arca1943, le 10 novembre 2012 à 15:23

Ah ben s'il y a Daliah Lavi ! Je vais jeter un œil.


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