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Forum : Cowboy Bebop, le film

Sujet : Avis


De Christopher Brandon, le 29 septembre 2003 à 03:00
Note du film : 5/6

« See you, Space cowboy… » On ne peut que saluer la sortie en salles du long métrage d’animation tirée de la série télé Cowboy Bebop appelé platement Cowboy Bebop le film. Pour ceux qui ignore de quoi il s’agit, c’est assez simple : un petit groupe de chasseurs de prime, Jet le musculeux au bras électronique, Spike le dandy suicidaire, Faye Valentine la lolita arnaqueuse, Ed la pirate informatique puérile et un minuscule chien ultra-intelligent, arpentent l’espace futuriste en quête de proies rapportant monnaies sonnantes et trébuchantes. Comme cela est assez prévisible, les proies en question ne sont pas si faciles que ça à attraper et les primes à encaisser ne sont que peaux de chagrin.

Il est assez difficile de parler de Cowboy bebop le Film (dont le sous-titre original est « Knockin’on the Heaven door » en hommage à Bob Dylan) sans faire référence à la série originelle. D’abord parce qu’on peut considérer le film comme un long épisode qui se placerait entre les tous derniers de la série qui en compte 26, et ensuite parce que les personnages récurrents et les allusions à la série sont foison même s’ils ne peuvent pas être énumérées ici.

Ce que l’on peut dire en revanche c’est que Cowboy Bebop pris dans sa globalité est une œuvre incroyable et totalement atypique dans le paysage très codifié du manga contemporain. Prévue initialement pour être une série bouche-trou sur le câble japonais, elle s’émancipe complètement de ses contraintes budgétaires en offrant des scénario et des ambiances magnifiques. Jamais un dessin animé japonais pour adulte n’aura sonné aussi juste dans les rapports humains et dans la sensibilité toute en retenue des personnages. Cowboy Bebop, c’est avant tout une expérience intense, dont chaque épisode (à prendre de préférence dans l’ordre) permet d’observer l’une ou l’autre des nombreuses facettes des personnages. Rien n’est blanc ou noir, la folie côtoie le désespoir et le burlesque s’allie avec le tragique et la mélancolie. Les histoires peuvent s’apprécier sur plusieurs niveaux de lecture, comme récits initiatiques, comme hommages évidents au cinéma de genre (en vrac, Woody Allen, Easy Ryder, Bruce Lee, Scorcese, les films de John Woo…), ou comme extraordinaire vision réaliste du futur, sans fard, où les excès actuels de l’homme se retrouvent dans un monde de science-fiction étrangement familier et en même temps très élaboré.

La mise en scène sans cesse inventive de Schin’ichiro Watanabe, réalisateur de tous les épisodes et du film, la musique délicieusement jazzy, le cadre inattendu (il n’est pas rare de croiser un homme transformé en femme, un travesti, ou deux homos au câlin interrompu pour un interrogatoire flingue sur la tempe) et les histoires décalées, belles et troublantes, qui proposent une galerie incroyable de personnages toujours humains, dont certains sont rarement traités dans le monde du dessin animé… Tout cela fait de Cowboy Bebop un univers à part, une création tellement authentique qu’à la vision de toutes les histoires, film compris, on sait qu’une suite serait inutile tant tout a été dit dans les silences et les secrets non dévoilés. Mis au goût du jour sur Canal + il y a quelques années, cette série désormais culte mérite tout de suite votre intérêt si vous n’avez pas encore fait sa découverte. Promis, vous en ressortirez changer ! (La série intégrale est actuellement trouvable chez Dynamics, éditeur de mangas vidéos, et ses versions françaises comme japonaises sont très bien rendues)


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De Noesis, le 5 décembre 2003 à 16:45

Personnellement, je l'ai trouvé genial, c'est un Cowboy Bebop, il n'y a pas à dire, mais j'aimerais avoir votre avis par rapport au monde (Mars) qui est bien moins futuriste que dans la série.


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