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Forum : Roselyne et les lions

Sujet : Critique


De AlHolg, le 9 octobre 2006 à 07:00
Note du film : 4/6

"... Une question de style."

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Surprenant Beineix, qui surgit là où on ne l'attend pas. Qui aurait pris le pari d'envisager un film tel que Roselyne et les lions après avoir vu La Lune dans le caniveau et 37°2 le matin ? Y compris, peut-être, le réalisateur lui-même s'il n'avait éprouvé une si forte fascination pour les fauves en tournant un film publicitaire avec une panthère*. Et voilà que s'ébauche un premier scénario original, succédant à trois adaptations, inspirée de la jeunesse du dompteur et éleveur d'animaux pour le cinéma Thierry Le Portier. Au moment où Luc Besson, quitte, avec le succès que l'on sait, les grands fonds pour prendre son public à contre-pied avec un polar "pêchu", Jean-Jacques Beineix investit un domaine dans lequel Fellini s'est illustré plus de trente ans auparavant et délaissé depuis, le cirque.
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Elève de Terminale dans un lycée marseillais, Thierry Serrurier se laisse aller à la rêverie pendant les cours, devenant ainsi la tête de turc préférée de son professeur d'anglais, M. Bracquard. Envoyé un jour en étude par ce dernier, le jeune homme préfère aller au zoo où il assiste à un numéro de dressage de lions auquel participe une jolie apprentie nommée Roselyne. Enthousiasmé par le spectacle, Thierry demande à Frazier, le dompteur, de lui donner des cours en échange de divers travaux matinaux dans la ménagerie. Le métier entre vite et le jour de ses dix-neuf ans, Thierry a le privilège d'accompagner son professeur dans la cage face au lion Wotan. Il réussit même, un peu plus tard, à faire exécuter à un fauve le numéro de la poutre après la tentative échouée de Frazier. Grisé par son succès et par son amour pour Roselyne, le jeune dompteur rebaptisé par celle-ci d'Alembert, profitant de l'absence du patron, entre avec elle dans la cage de Wotan. Mais Frazier arrive alors qu'ils sont toujours face au lion et renvoie son employé.
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Roselyne et les lions, malgré ses évidentes faiblesses narratives, est un joli drame romantique centré sur une double passion, humaine et animale, la seconde l'emportant assez nettement sur la première. Nul doute que le réalisateur ait vu dans cette histoire une intéressante allégorie à sa propre passion pour le cinéma et dans le dressage un équivalent technique à la direction d'un film. Et sur ce plan, le rapprochement entre le grand cirque allemand Koenig avec un important studio de production est également facilement opéré. Ce quatrième long métrage de Beineix, récit (réel ou imaginaire ?) avant tout d'un apprentissage commun, est séduisant en particulier grâce à la force de conviction de ses deux interprètes principaux, eux-mêmes apprentis à la fois sur scène et dans la cage. Carlos Conti et Jean-François Robin, déjà présents sur 37°2 le matin, assurent une certaine continuité visuelle, mais l'on est étonné et un peu déçu de ne pas retrouver les tonalités de Gabriel Yared accompagner les trois mouvements de cette aventure romanesque en forme de conte.

___
*pour une marque de peinture bien connue.


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De Georges L, le 19 janvier à 15:13

Un très grand mérite de ce film est d'évoquer le souvenir du Centre de Dressage de Fauves et de l'École de Dompteurs du zoo de Marseille, mais aussi du zoo Pierre Gallifet au Canet des Maures dans le Var où une grande partie du films a aussi été tournée.

Le centre de Dressage de Fauves, comme l'École de Dompteurs ont réellement existé, du début des années soixante jusqu'au décès de leur directeur le dompteur Jim Frey, en 1975 .

Les fauves apparaissant dans Roselyne et les lions: Le lion Wotan, les lionnes Fatou, Yulca et Maoli, sont bien ceux avec lesquels ont travaillé et appris le métier de dresseurs de fauves, Madame Saint Martin (Brindille) et Thierry Le Portier, dont il serait juste de souligner que sans eux un tel film n'aurait jamais pu être réalisé.

Compliments aux acteurs et chapeau à Isabelle Pasco, mais je ne résiste pas à l'envie d'évoquer cette époque en hommage à Jim Frey avec un salut cordial aux anciens élèves de l"École de Dompteurs.

Je sais bien, j'en était un...

D'où mon message pour preuve d'authenticité.

 

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De Impétueux, le 20 janvier à 22:28
Note du film : 2/6

N'empêche que, mis à part quelques jolies images, et la beauté de l'étoile filante Isabelle Pasco, c'était terriblement ennuyeux et les fauves étaient aussi endormis que d'habitude...


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De Georges L, le 21 janvier à 07:47

Chacun son opinion, d'autant plus intéressante et crédible qu'elle s'explique et ne reste pas tout à fait anonyme.

Qui se cache derrière le pseudo "Impétueux"? Ses compétences? Son expérience? Et surtout çà veux dire quoi "aussi endormis que d'habitude..."? Pourquoi?

Moi je suis Georges L, mon adresse mail c'est jocelyn.combalusier@free.fr et je serais ravi d'avoir un interlocuteur qui connaisse et comprenne quelque chose aux animaux en général, et aux fauves en particulier.


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De Impétueux, le 21 janvier à 23:33
Note du film : 2/6

Ouh là là ! Impétueux, (c'est-à-dire moi, pierre.builly@free.fr) a posté 3677 messages (3678 avec celui que j'écris) sur DVDToile et n'y est pas tout à fait un inconnu.

Il a justifié, défendu, attaqué des centaines de films ; il reconnaît volontiers que, pris par le temps et l'oubli du petit film de Beineix, il n'a guère été disert dans son appréciation, mais il pense que ça ne mérite pas davantage.

Et il n'aime pas plus que ça les animaux, sauf pour les manger ou les utiliser ; vous n'aurez donc sûrement avec lui aucun point de concorde, déçu qu'il est de n'avoir jamais vu un lion dévorer un dompteur, ce qui l'amuserait bien...


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De Georges L, le 22 janvier à 00:31

Déçu également de nos divergences, tant pis!

Pour info: Un lion n'a jamais dévoré personne... Il n'aime pas la chair humaine...

Bonsoir.

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De Gilou40, le 23 janvier à 22:39

Je ne connais pas ce film, mais j'ai une cassette ou l'on voit le tournage. Houla ! Je ne sais pas si les lions étaient endormis mais le père Beneix était déchainé contre ses acteurs ! Pas commode, le gars...


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De Georges L, le 24 janvier à 01:41

Il s'agit d'un reportage filmé sur le tournage de "Roselyne et les lions" intitulé "Le Grand Cirque". Le père Beineix n'est certes pas commode, mais le lion Wotan ne l'est pas non plus. Croyez moi...


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