Forum - Le Procès de Vérone - Une critique de 1963...
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Forum : Le Procès de Vérone

Sujet : Une critique de 1963...


De Arca1943, le 19 septembre 2006 à 02:08

« C'est à travers le personnage de Ciano et de sa femme, fille de Mussolini, que Lizzani et ses scénaristes Sergio Amidei, Ugo Pirro] ont vu le drame du procès de Vérone. Les liens familiaux opposés aux machineries politiques, les documents secrets qu'on dérobe, les chantages et les transactions de dernière heure, cela faisait un tableau suffisamment riche pour que les cinéastes n'aient pas eu besoin d'en rajouter à la réalité. Lizzani a mené rapidement son récit, avec un souci très vif du dramatique, du spectaculaire; il a dirigé ses acteurs avec brio, et l'on ne s'ennuie pas une seconde. »

P.-L.Thirard – Cinéma 63(septembre/octobre)


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De droudrou, le 19 septembre 2006 à 08:55

Nous sommes présentement en plein cinéma Italien. Ce n'est pas un mal. Les films récemment cités représentent toute une époque. Je reconnais mal les connaître. La question est de savoir aussi le niveau actuel de leur diffusion. Dans le cadre de la province profonde, on s'en sent plus éloignés encore. J'apprécie d'autant plus le cadre du forum.

Amicalement.


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De Arca1943, le 13 octobre 2007 à 19:57

À plus d'un an de distance, merci pour votre vote, Droudrou ! Reverra-t-on jamais un jour ce Procès de Vérone ? Il m'arrive d'en douter, comme pour Le Terroriste, La Longue nuit de 43 ou La Bataille de Naples. Je soupçonne que la réédition du cinéma italien en France passe presque exclusivement par une logique de type "cinéma d'auteur", du genre "prestige des cinémathèques". Or, pour des raisons différentes, et parfois méritées, les réalisateurs de ces films ne sont pas classés "grands auteurs", ce sont des noms que les érudits de salon ne laissent pas tomber entre deux gorgées de leur cocktail : De Bosio parce qu'il a signé seulement deux longs-métrages pour le cinéma, Vancini parce que c'est un réalisateur compétent, mais qui n'a jamais refait un film à la hauteur de son chef-d'oeuvre initial, Lizzani parce qu'au total, il a réalisé autant sinon plus de films de série B que d'oeuvres ambitieuses, et Nanni Loy… ma foi dans le cas de Nanni Loy je ne comprends pas pourquoi.

Mais je suis sans doute trop pessimiste : un bon film sera toujours un bon film, et puis des collections françaises consacrées au cinéma italien apparaissent enfin… sait-on jamais…

Notons la distribution de classe : autour de Silvana Mangano en Edda Mussolini Ciano et Frank Wolff en comte Ciano, il y a par exemple la grande Vivi Gioi dont j'attends beaucoup en maman Mussolini (elle a d'ailleurs reçu un prix d'interprétation pour ce rôle qui fut aussi l'un de ses derniers), il y a le génial Salvo Randone en procureur, il y a le méconnu Ivo Garrani dans le rôle de l'ordure Farinacci… Évidemment, le second rôle de choc Claudio Gora est aussi de la partie (c'était lui "Bibi", le futur riche époux quinquagénaire de Catherine Spaak dans Le Fanfaron). Et aussi Françoise Prévost et Henri Serre, co-prod oblige.

Bon, bref, tel l'inspecteur Callahan, Arca ne renonce jamais. Il me faut ce film !


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