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Forum : Que les gros salaires lèvent le doigt !

Sujet : Belle performance de Piccoli


De paul_mtl, le 16 septembre 2006 à 21:46
Note du film : 4/6

Une assez bonne comedie francaise sur le theme de l'entreprise et du licenciement avec un casting riche.

La performance de Michel Piccoli est excelente.

Je vous recommande aussi Le Sucre ou il incarne Grezillo, un banquier haut en couleur

qui ferait également bonne figure dans les monstres.


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De jipi, le 26 octobre 2007 à 11:48
Note du film : 3/6

Une photo de groupes avec patron surélevé ajoutée à une orangeade commune débute les hostilités de cette invitation vénéneuse de deux jours en plein air. Les moins de 400 points ont le droit à l'hôtel et au monopoly. Les autres à la résidence et au Poker, ces deux extrémités s'unifiant quelques instants l'espace d'une balle au prisonnier.

L'accueil est au service minimum, les restes montent au rappel, le verbe patronal volontairement ironique blesse des salariés réduits au rang de moutons. Le chef d'entreprise devient un maître de jeu pervers en manipulant une troupe se toisant par ses différences.

Le constat est alarmant, le coursier est défini en public comme primaire par ses propres collèges légèrement plus nantis au niveau du salaire, les dîners d'affaires sont bidons, les coups de fils personnels outranciers. L'entreprise menacée par un marché hyper réaliste en rajoute une couche en se plombant de l'intérieur.

Denys de la Patellière effraie bien inutilement ses contemporains avec cette thématique inquiétante mais trop chargée de l'emploi en peau de chagrin. Toute la structure pyramidale en interne s'avère fourbe, intéressée, craintive, destructurée. Ces salariés en ballottage défavorable sont indignes écrasés par la conjoncture pleurnicharde pluraliste de ses composants. Le boss s'acharne, se déchaîne devant ce manque de cohésion, plumant sans retenus ses collaborateurs aux cartes, il claironne qu'il a tous les droits sur des subordonnés précarisés malgré leurs soumissions.

Ce n'est pas pour rien que cette petite comédie caricaturant à l'extrême chaque élément voit le jour au début des années 80. En parallèle les restructurations font rage dans les entreprises en bypassant naturellement les incohérences de ces images ingrates rabaissant les hommes au rangs de larves de sociétés.

« Que les gros salaires lèvent le doigt » demeure pour l'instant une fiction, les possibilités de rebondir suite à un licenciement démontreront à l'avenir si de tels comportements ne sont pas embusqués à l'orée du bois.

Nous ne sommes plus loin de la doctrine universelle de la machine à laver, on appuie sur un bouton et la saleté s'en va.


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