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Sujet : Les meilleurs westerns


De Impétueux, le 11 septembre 2006 à 15:50
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Écrit le 23 décembre 2008.

Il n'y avait pas grand sens à laisser demeurer sur un fil qui s'est, les derniers temps transformé en énumération de listes de westerns préférés (chose d'ailleurs fort intéressante en soi), plusieurs messages consacrés au seul Il était une fois dans l'Ouest.

J'ai donc transporté sur un autre fil (qui a repris mon appellation initiale de Ma modeste pierre à l'édifice les messages qui concernaient l'œuvre de Sergio Leone.

Et je renouvelle mon appel pour que soit créé un espace listes où pourraient trouver place des tas de compilations passionnantes (meilleure comédie musicale, meilleur film d'épouvante, moment le plus troublant, film le plus laid et que sais-je encore !!!)


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De PM Jarriq, le 16 décembre 2008 à 06:59
Note du film : Chef-d'Oeuvre

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De Steve Mcqueen, le 16 décembre 2008 à 08:58
Note du film : 6/6

Bravo et merci pour votre liste, PM Jarriq. Je suis d'accord avec la quasi-totalité de votre liste qui dresse un large panel du genre , du western le plus pur ("L'appât") au western "psychologique" ("L'homme aux colts d'or") en passant par le western italien.

Juste une question : que pensez-vous de "Josey Wales" que vous ne citez pas (magnifique itinéraire d'un homme qui cherche sa propre rédemption ) et du "Jardin du diable", somptueusement cadré, joué et mis en musique ?

Et merci de citer "Les Charognards" !!


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De PM Jarriq, le 16 décembre 2008 à 09:11
Note du film : Chef-d'Oeuvre

J'aime beaucoup ces deux films, mais quelque part, la perfection formelle et thématique de Impitoyable a un peu fait pâlir (à mes yeux) les autres westerns de Eastwood (Josey Wales et Pale rider). Quant au Jardin du diable, malgré ses immenses qualités picturales, je ne le mettrais pas dans les indispensables.

Après, bien sûr, si on baisse d'un cran, la liste va être gigantesque !

A vous, donc…


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De Steve Mcqueen, le 16 décembre 2008 à 09:38
Note du film : 6/6

La plupart de mes westerns préférés sont dans votre liste, PM Jarriq. J'ajouterai simplement quelques titres ( purement subjectifs ):

  • Et pour quelques dollars de plus
  • Vera Cruz
  • Jeremiah Johnson
  • La dernière chasse

Et même si ce n'est pas un chef d'oeuvre, j'ai une tendresse particulière pour "Will Penny, le solitaire", grâce à un Heston émouvant, de beaux paysages enneigés, une hisoire simple mais forte…

Mais je pense que vous avez dit l'essentiel.


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De PM Jarriq, le 16 décembre 2008 à 10:16
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Bons films, oui. Mais La dernière chasse, Jeremiah Johnson ou encore Le dernier des Mohicans entrent-ils vraiment dans la catégorie "western" ? Ce sont plutôt des films d'aventures, voire historiques, situés plus ou moins à la même époque que les westerns traditionnels, sans en suivre les codes.


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De Impétueux, le 16 décembre 2008 à 10:23
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Alors là, je lance un appel solennel à la Haute Direction (et à Spontex en particulier : n'y aurait-il pas moyen, coomme vous l'avez fait naguère pour nos Films préférés de créer des sous-catégeries, du type Western préféré, Films d'épouvante préférés, Comédies musicales préférées ?

Car là, sur le fil de Il était une fois dans l'Ouest, ça va métastaser vite, alors que l'idée même de la liste est fort intéressante et que je souhaite me servir de celles de PMJarriq et de Steeve MCQueen pour accroître un peu ma cuylture du western !!


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De Torgnole, le 16 décembre 2008 à 11:01

Je n'aime pas trop les westerns, c'est un style que j'ai du mal à prendre au sérieux mais j'en ai découvert deux plutôt troublants et marquants: L'Ouragan de la Vengeance et The Shooting.


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De droudrou, le 16 décembre 2008 à 12:08
Note du film : 6/6

Westerns
Raoul Walsh :
01 – La Charge fantastique 02 – La fille du désert (remake de High Sierra) 03 – La brigade héroïque 04 – Les implacables 05 – La blonde et le sheriff 06 – La charge de la 8ème brigade
John Ford :
07 – Les cheyennes 08 – Les deux cavaliers 09 – Le sergent noir, qu'on attend toujours en DVD 10 – Les cavaliers 11 – La prisonnière du désert, film dont je ne me lasse jamais 12 – Rio Grande 13 – La charge héroïque 14 – Le massacre de Fort Apache 15 – Le fils du désert, mal situé par les uns et les autres 16 – La poursuite infernale 17 – La chevauchée fantastique
Henry Hathaway
18 – Les quatre fils de Kathie Elder 19 – Le grand Sam et sa bagarre homérique 20 – La fureur des hommes, un grand oublié 21 – Le jardin du diable, excellent
Anthony Mann
22 – L'homme de l'Ouest au climat pesant 23 – L'homme de la plaine 24 – Winchester 73
Sam Peckinpah
25 – Patt Garrett et Billy the Kid dans sa version remontée 26 – Un nommé Cable Hogue pour une Stella Stevens, réellement inattendue 27 – La horde sauvage, un monument 28 – Major Dundee, qu'on oublie beaucoup 29 – Coups de feu dans la sierra
Otto Preminger
30 – Rivière sans retour, le seul western de Preminger mais quel western
Kevin Costner
31 – Danse avec les loups, un monument et un chef d'œuvre 32 – Open range
Lawrence Kasdan
33 – Wyatt Earp 34 – Silverado
Delmer Daves
35 – La colline des potences 36 – 3 h 10 pour Yuma 37 – Cow-boy 38 – La dernière caravane, un très grand Richard Widmark 39 – La flèche brisée, une histoire vraie
John Sturges
40 – Sur la piste de la grande caravane 41 – Les sept mercenaires, connu et reconnu 42 – Le dernier train de Gun-Hill que je confonds facilement avec « 3 h 10 pour Yuma » 43 – Le trésor du pendu 44 – Règlement de comptes à OK Corral, scénario réussi de Léon Uris 45 – Un homme est passé avec un Spencer Tracy monolithique 46 – Fort Bravo
Robert Parrish
47 – L'aventurier du Rio Grande avec Mitchum
Joseph Mankiewicz
48 – Le reptile… j'adore !
David Miller
49 – Seuls sont les indomptés, sacrée réflexion sur notre monde
Robert Aldrich
50 – El Perdido… sacré drame 51 – Fureur Apache 52 – Vera Cruz 53 – Bronco Apache
Richard Brooks
54 – Les professionnels… j'aime beaucoup 55 – La chevauchée sauvage 56 – La dernière chasse… interprétation inoubliable de Robert Taylor et Stewart Granger
Edward Dmytryck
57 – La lance brisée, une histoire de famille 58 – L'homme aux colts d'or 59 – Alvarez Kelly
Michael Cimino
60 – Heaven's gate, certainement un des plus beaux films de l'Histoire du Cinéma
Stanley KubrickMarlon Brando
61 – La vengeance aux deux visages
Howard Hawks
62 – Rio Bravo, mon champion toutes catégories avec La prisonnière du désert 63 – La captive aux yeux clairs 64 – La rivière rouge
Robert D. Webb
65 – Le sheriff, les dernières minutes extraordinaires de ce film
John Huston qui nous offre trois grandes oeuvres
66 – Le vent de la plaine 67 – Les désaxés 68 – The red badge of courage
Robert Rossen
69 – Ceux de Cordura, une sacrée réflexion sur l'héroïsme
William Wyler
70 – La loi du seigneur 71 – Les grands espaces
Rudolf Maté
72 – Le souffle de la violence
Martin Ritt et deux films mettant en scène Paul Newman
73 – Hombre 74 – Le plus sauvage d'entre tous
Sergio Leone
75 – Il était une fois la révolution, un film que j'aime beaucoup 76 – Le bon, la brute et le truand 77 – Il était une fois dans l'ouest
Clint Eastwood
78 – Pale Rider 79 – Jose Wales, hors-la-loi
Don Siegel
80 – Sierra Torride 81 – Les proies
Henry King 82 – Bravados 83 – Jessie James, le brigand bien-aimé
King Vidor
84 – L'homme qui n'a pas d'étoile, pessimiste avec une scène ahurissante et des barbelés
Arthur Penn
85 – Le Gaucher 86 – Little big man

J'allais omettre L'Infernale poursuite (The Great Locomotive Chase) film américain de Francis D. Lyon et un film mésestimé avec Dean Martin et Jerry Lewis, Le trouillard du far west.

Ensuite, il faut puiser dans les interprétations innombrables de John Wayne, Randolph Scott, Burt Lancaster, Glenn Ford, Audie Murphy, Charlton Heston, Gregory Peck, Kirk Douglas sans compter tous ceux que j'oublie, dans ces westerns de réalisateurs qu'on aime ou que l'on mésestime et, également, ces dames qui ont, elles aussi, donné au genre ses plus belles pages… Il y a ces films d'avant 1950 parmi lesquels il ne faut pas hésiter à puiser.

Enfin, il y a aussi ces films très récents qui s'essayent à nous replonger dans cet univers aux caractéristiques bien définies.

Néanmoins, je ne serai pas honnête avec tout un chacun : reprenant la filmographie de grands acteurs dont la célébrité n'est pas bâtie sur le western, on y trouve quelque rôle qui semble bien oublié tel Dirk Bogarde opposé à John Mills, de même que certaines réalisations qui ne sont pas considérées comme des westerns, portent le titre de films d'aventures mais s'apparentent très fort au style du western. Films des années 40 et 50, ils exploitent le mouvement, des caractères bien typés, des paysages et des épisodes d'action très dense où s'affrontent le bon et le méchant, le bien et le mal…

Et enfin, un ultime western qu'on ne cite jamais : DVDToile.com où les affrontements constants apportent leurs flots d'hémoglobine… et même de « spoo » !


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De Lagardère, le 16 décembre 2008 à 14:43

Deux choses à propos de ce film:

D'abord, vos échanges sur Il était une fois dans l'ouest figurent parmi les plus beaux de DVD TOILE….

Et ensuite, vous souvenez vous de cette mode des manteaux longs que ce film mythique a engendré ? Rares sont les films qui ont "débordé" sur nos habitudes vestimentaires à ce point…A part, pour ces dames, le bikini de Ursula Andress dans James bond contre le Docteur no, et plus près de nous, pour les jeunots, les lunettes de Matrix. Il était une fois dans l'ouest est sorti des salles obscures pour descendre dans la rue. Un phénomène !


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De urspoller, le 16 décembre 2008 à 18:02

Le western reste un genre cinématographique particulier soulignant l'esprit de conquête des pionniers. Cette soif des grands espaces évoque bien évidemment Les Voyages Extraordinaires de Jules Verne où les héros sont avides d'air « irrespiré » et de contrées inexplorées. Néanmoins, les westerns véhiculent souvent une image floue, manichéenne et unilatérales ; bémol que mettent en avant les scpetiques.§§§ En fait, ce genre est basé sur un substrat historique américain sous-tendant les concepts de frontière et de représentation mentale oscillant entre légende et réalité comme dans L'homme qui tua Liberty Valance de l'humaniste John Ford.

Alors, pourquoi, nous, européens ne dédaignons point ce genre cinématographique, typique de nos amis d'outre-atlantique ?

En fait, les westerns évoquent le rêve, le voyage, les grands espaces… Or, le concept d'espace est indissociable de la géographie, science humaine majeure qui met en corrélation l'Homme et son territoire, qui réunit les notions d'espace social et d'espace vécu.

La quête de ce territoire décrit l'insertion de chaque individu dans un groupe social. Au bout de ces parcours, au terme d'itinéraires personnels, se construit l'appartenance et l'identité collective qui renvoit inéluctable aux concepts de Nation et de Frontière.
Le territoire traduit donc un mode de découpage et de contrôle de l'espace garantissant la spécificité et la permanence ainsi que la reproduction des groupes humains qui l'occupent.
Cependant nombre de westerns montrent l'Ouest hostile, préalable à l'institution d'un système législatif ou politique. Dès lors le territoire appartient à l'ordre des représentations symboliques ou emblématiques, arguant de la nécessité pour un groupe de ne pouvoir naître, survivre et devenir consciente d'elle-même sans s'appuyer sur certaines formes visibles de l'espace.

Bref, le western est un condensé des sciences sociales, telles que la géographie, l'histoire, la sociologie, etc. qui permet de répondre à nos interrogations les plus diverses.
Voilà, voilà… J'espère que vous me pardonnerez cette petite digression, véritable ode aux sciences « molles » !

Oups… j'allais oublier ma liste :

La prisonnière du désert
Je suis un aventurier
Rio Bravo
L'homme qui tua Liberty Valance
La poursuite infernale
L'homme de la plaine
La rivière rouge
La charge héroïque
Johnny Guitar
La captive aux yeux clairs
La chevauchée fantastique
La vallée de la peur
Trois heures dix pour Yuma
Les affameurs
Le train sifflera trois fois
Il était une fois dans l'Ouest
El Dorado
Winchester '73
Impitoyable
L'appât
L'homme qui n'a pas d'étoile
Duel au soleil
Les deux cavaliers
Les sept mercenaires
Le bon, la brute et le truand
Vera Cruz
Une corde pour te pendre
Rivière sans retour
Les grands espaces
La flèche brisée
L'homme des vallées Perdues
Les cavaliers
Alamo
La cible humaine
Ciel rouge
Rio Grande
Pacific-Express
L'homme de l'ouest
100 dollars pour un shérif
La colline des potences
Les professionnels
Hombre
L'homme aux colts d'or
Règlement de comptes à O.K. Corral
Et pour quelques dollars de plus
Les conquérants
Les implacables
La cité de la peur


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De Torgnole, le 16 décembre 2008 à 18:34

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De Arca1943, le 16 décembre 2008 à 18:38

« …le western est un condensé des sciences sociales… »

Voilà qui me semble une bien curieuse affirmation. Toute oeuvre de fiction – western ou pas – me semble plutôt en compétition avec les fameuses "sciences" sociales dans la recherche de la vérité : le récit d'imagination et le discours monologique à prétention scientifique sont des modes différents du connaître (comme disait ce bon vieux Croce). Affirmer qu'un genre "est un condensé des sciences sociales" me semble donc abusif : une oeuvre peut s'intéresser aux mêmes sujets ou avoir le même objet que certaines "sciences" sociales, mais ne contient pas ces disciplines. Quand cela arrive – je veux dire cède aux pressions bruyantes des "sciences" sociales pour envahir la fiction – généralement l'oeuvre qui a cédé vieillit très mal : parlant de westerns, prenez Le Gaucher, par exemple, plombé par la psychanalyse…

Cela dit, j'aimerais juste ajouter Le Grand silence et McCabe & Mrs. Miller aux listes déjà triomphalement déroulées !


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De Lagardère, le 16 décembre 2008 à 18:45

Oui, je pense comme Torgnole, qu'il ne doit pas s'agir de la même cité…

Mais, cher Urspoller, que je salue, dirais-je une bêtise si je prétendais que la mort aux trousses de Sir Alfred lorgne un peu vers le western ?


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De droudrou, le 16 décembre 2008 à 19:12
Note du film : 6/6

Mais, cher Urspoller, que je salue, dirais-je une bêtise si je prétendais que la mort aux trousses de Sir Alfred lorgne un peu vers le western ?

Dans sa construction… ce n'est pas interdit de le penser et c'était bien l'objet de ma remarque.


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De Ralph De Bricassart, le 16 décembre 2008 à 20:24

COMPARER LA MORT AUX TROUSSES A UN WESTERN !!!!


QUELLE INEPTIE !!!!


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De droudrou, le 16 décembre 2008 à 22:14
Note du film : 6/6

Il vous évoque les différents revirements de situations… Punaise, c'est vraiment un site où on ne fait que s'engueuler et où les gens se refusent à savoir lire !


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De dumbledore, le 17 décembre 2008 à 20:37
Note du film : Chef-d'Oeuvre

"Spoo", pourquoi prendre un pseudo, à savoir "Ralph De Bricassart"? On va sans doute décider d'interdire tout utilisation de pseudos différents pour une même adresse IP.


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De spoo, le 17 décembre 2008 à 21:44

D'accord, c'était juste pour frimer comme d'ailleurs la plupart ici ! Message bien reçu, je m'en tiendrai donc à spoo !!!!

Merci, Dumbledore, pour cet avertissement ! Je pense que les autres sauront aussi s'y tenir !!!!


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De vincentp, le 18 décembre 2008 à 13:11
Note du film : 6/6

Il reste aujourd'hui à (re)découvrir des westerns de réalisateurs moins réputés ou moins médiatisés comme Ray Enright (ex : Farwest 89,…)… et à pas sous-estimer des réalisteurs comme William A. Wellman ou Henry King.


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De Arca1943, le 18 décembre 2008 à 13:41

Et à redécouvrir aussi – mais pas forcément à classer par réalisateurs, qui souvent signent là leur seul western – la dernière floraison américaine du genre, en 1969-72 : outre l'extraordinaire McCabe & Mrs. Miller déjà cité, voici Man in the Wilderness, Lawman, Monte Walsh, The Hired Hand, Jeremiah Johnson et encore ces deux joyaux anti-mythes Bad Company et The Culpepper Cattle Company


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De PM Jarriq, le 18 décembre 2008 à 13:57
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Tiens ! Oui… Le mythique et introuvable Monte Walsh, que j'ai oublié de citer dans ma liste. Film crépusculaire et réaliste, qui n'a même pas bénéficié d'une ressortie, quand son remake HBO avec Tom Selleck est sorti, il y a quelques années.


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De vincentp, le 18 décembre 2008 à 14:41
Note du film : 6/6

Peu de réalisateurs américains ou assimilés n'ont pas fait de western : Hitchkock, Capra, Lubitsch, Minnelli… Même Cukor a fait le sien.


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De vincentp, le 19 décembre 2008 à 21:24
Note du film : 6/6

Voici une liste subjective (sans surprise) des westerns les plus intéressants -ils sont 70-.

Aldrich : Bronco apache, Vera Cruz, El perdido

Altman : John Mac Cabe

Boetticher : Comanche station, La chevauchée de la vengeance, Sept hommes à abattre

Brooks : Les professionnels, La dernière chasse

Daves : La flèche brisée, La colline des potences

de Mille : Les conquérants du nouveau monde, Une aventure de Buffalo Bill

Dmytryk : L'Homme aux colts d'or

Eastwood : Impitoyable

Ford : Le cheval de fer, La chevauchée fantastique, Sur la piste des mohawks, Le convoi des braves, Le fils du désert, le massacre de Fort apache, L'Homme qui tua Liberty Valance, Les cheyennes, La poursuite infernale, La charge héroïque, La prisonnière du désert

Fuller : Quarante tueurs (un cinéaste à mieux exposer)

Hawks : La rivière rouge, La captive aux yeux clairs, Rio bravo, El Dorado

Huston : Le vent de la plaine

King : Bravados, La cible humaine, Le brigand bien-aimé

Kostner : Danse avec les loups

Lang : L'Ange des maudits

Leone : Il était une fois dans l'ouest, Le bon, la brute et le truand, Il était une fois la révolution

Mann : L'appat, Je suis un aventurier, Les affameurs, La porte du diable, L'homme de l'ouest, L'homme de la plaine, Winchester '73

Miller : Seuls sont les indomptés

Peckinpah : La horde sauvage, Coups de feu dans la sierra, Pat Garrett et Billy the Kid (version remontée)

Penn : Little big man, Le gaucher

Pollack : Jeremiah Johnson

Ray : Johnny Guitar

Roy Hill : Butch cassidy et le kid

Silverstein : Un homme nommé cheval

Stevens : Shane

Vidor : Le grand passage, Duel au soleil, L'Homme qui n'a pas d'étoile

Walsh : La fille du désert, La charge fantastique, La vallée de la peur, Silver river, La piste des géants

Wellman : L'Etrange Incident, au-delà du Missouri, La ville abandonnée

Wyler Le cavalier du désert

Zinneman : Le train sifflera trois fois

Mes souvenirs liés à John Sturges sont trop anciens, excepté Les sept mercenaires (médiocre, de mon point de vue, quant à la réalisation et sauvé par son casting).


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De fretyl, le 19 décembre 2008 à 21:48
Note du film : 6/6

Et Alamo ?


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De vincentp, le 19 décembre 2008 à 21:51
Note du film : 6/6

Il n'y a pas que Alamo qui ne figure pas dans cette liste, mon cher Frétyl !


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De fretyl, le 19 décembre 2008 à 21:53
Note du film : 6/6

Oui ça j'ai compris, mais quand même ALAMO !!! S'il y'a bien un chef d'œuvre du Western c'est lui, d'autres aussi bien sûr… mais quand même …Alamo !


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De dumbledore, le 19 décembre 2008 à 22:31
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Alamo comme chef d'oeuvre des westerms. Il y a un petit côté loukoum dans le film : sucré et un peu lourd ! Même si l'histoire est pourtant géniale. On est d'ailleurs plus proche du film de guerre que du western.


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De fretyl, le 19 décembre 2008 à 22:45
Note du film : 6/6

On est d'ailleurs plus proche du film de guerre que du western.

On pourrait dire la même chose à propos de Il était une fois la révolution et pourtant, il est bien dans la liste.


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De Arca1943, le 20 décembre 2008 à 03:12

À la liste proposée par Vincent P, je me dois impérativement d' ajouter Le Grand silence, western tragique, original et puissant de Sergio Corbucci.


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De vincentp, le 20 décembre 2008 à 06:03
Note du film : 6/6

Alamo : c'est bien un western ! Mes réserves -subjectives- portent sur la mise en scène. Si je continuais la liste jusqu'à 100, il y figurerait, comme Les tuniques écarlates, Les grands espaces, Les implacables, Rio conchos, Les collines brulantes (Heisler), Western union, Juge et hors-la-loi, Gun fury, Le convoi sauvage, La diablesse en collant rose, Pale rider

Le grand silence : je ne l'ai pas vu, n'appréciant guère le western spaghetti. Mais comme les conseils de Arca1943 sont en général avisés, je vais le regarder.

Je n'ai pas vu non plus Buffalo Bill de Wellman, ni plusieurs westerns de Sam Fuller, dont le Coursodon-Tavernier dit le plus grand bien. Sur les 100 films qui figurent dans la sélection faite par le guide Marabout (publié en 1989), j'en ai vu 94. Outre le Buffalo Bill, précédemment cité, pas vu A l'ombre des potences, Deux hommes dans l'ouest, Les chasseurs de scalp, Duel dans la boue, et Le jugement des flèches de Fuller. Mais il me reste aussi des films moins exposés à découvrir.

Sur la piste des mohawks (scénario et images superbes), La charge fantastique se rattachent au western par le cadre géographique, mais il s'agit aussi de films "politiques", portant sur la construction d'une nation.

Messieurs les éditeurs (ex : Carlotta) : la priorité en matière de réédition western est Le grand passage de King Vidor, dont la Cinémathèque française avait projeté une copie restaurée de très belle qualité.


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De droudrou, le 20 décembre 2008 à 07:26
Note du film : 6/6

A propos d'Alamo, volontairement, je ne l'ai pas repris dans ma liste. Certes, certains passages s'assimilent au western, mais, pour moi, l'ensemble du film n'est pas un western. Il y a bien autre chose dans ce film en termes de valeurs humaines et politiques. C'est vrai que certains moments apparaissent plutôt lourds mais l'ensemble est néanmoins satisfaisant.

Toujours à propos de ce film, j'attends toujours la réédition promise en version longue qui est bien autre chose que le misérable film tronqué proposé dans les rayons de la Fnac et autres magasins…

Concernant les propos autour d'Alamo, je fais les mêmes réserves à propos de certains films classés films de guerre. Le cadre dans lequel évoluent les personnages en fait un film de guerre mais le cadre même qui concerne les réactions des personnages me fait classer ces mêmes films en films historiques. Ainsi, Les quatre cavaliers de l'Apocalypse n'est pas un film de guerre. Autant pour Tant qu'il y aura des hommes et autres titres. Par contre, Anzio ou La bataille des Ardennes ou La bataille de Midway sont des films de guerre.

Et dans nos listes, si certains sujets se déroulent pendant la Guerre de sécession, personne n'a cité Autant en emporte le vent

Je reviens également aux listes proposées par les uns et les autres. Il est difficile de pouvoir réellement établir une liste car les titres sont nombreux. On part de listes de films de certains metteurs-en-scène et puis, un moment, ça se bloque parce que la mémoire n'est pas infaillible. On utilise alors les noms des acteurs. Mais pas tous.. J'ai effectivement oublié Samuel Fuller et d'autres. Je ne pense pas qu'il faut chercher à produire la meilleure liste et la plus complète. Pouvoir évoquer les films qui nous ont plu, ça c'est le plus important et nous nous recoupons dans ces mêmes listes de même que si nous interrogions des gens que le cinéma passionne moins, nous retrouverions des troncs communs.


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De Crego, le 16 juin 2009 à 12:19

Comme je sais qu'il y a pas mal d'amateurs de western ici je recommande un nouveau blog tout récent sur overblog,intitulé wild-wild-western. pas encore bien épais, mais intéressant.


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De PM Jarriq, le 16 juin 2009 à 14:45
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Exact. Et l'adresse précise est http://wild-wild-western.over-blog.com/.


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De F, le 16 juin 2009 à 20:49

merci pour le tuyau: hyper pointu sur le western (faut aimer ça c'est sûr) et les photos sont géniales!


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De Crego, le 18 juin 2009 à 18:17

Au fait, il n'est pas encore annoncé en blu ray, ce chef d'oeuvre? Il était une fois en Amérique non plus d'ailleurs. Pourtant ça devrait être beau, les films de Sergio Leone en haute déf…


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De vincentp, le 23 décembre 2009 à 13:32
Note du film : 6/6

Patrick Brion propose dans son ouvrage « le western » paru aux éditions de la Martinière, la sélection suivante de 101 westerns (précisant en introduction ne pas avoir voulu intégrer l'ensemble des westerns de Ford, Boetticher,… pour laisser la place à des découvertes).

3 bad men (Trois sublimes canailles)
Le cheval de fer
La dernière chasse
El Perdido
L'homme de l'ouest
L'appat
L'homme des hautes plaines
Convoi de femmes
Le mariage est pour demain
Little big man
La prisonnière du désert
Rio Bravo
Le fils du désert
Au-delà du Missouri
La ville abandonnée
Sept hommes à abattre
Comanche station
Johnny Guitare
L'homme des vallées perdues
Les cheyennes
La charge héroïque
Buffalo Bill
Bronco apache
Jesse James, le brigand bien aimé (de H King)
Le brigand bien-aimé (de N Ray)
Le banni
Le cavalier du désert
La caravane héroïque
Alamo
L'appel de la forêt
Les aventures du capitaine Wyatt
La captive aux yeux clairs
Cent dollars pour un shérif
La cible humaine
Les conquérants
Les Conquérants du nouveau monde
Le convoi des braves
Coups de feu dans la sierra
Le dernier des géants
Le dernier des mohicans
Droopy en Alaska (Tex Avery)
Duel au soleil
El Dorado
L'Etrange Incident
Femme ou démon
La fille du désert
La flèche brisée
Le gaucher
Le grand passage
La cible humaine
L'homme aux colts d'or
L'homme de la plaine
L'homme qui n'a pas d'étoile
L'homme qui tua Liberty Valance
La horde sauvage
Le jardin du diable
Jeremiah Johnson
Juge et hors-la-loi
Le jugement des flèches
La maitresse de fer
Le massacre (Griffith)
L'Or et l'amour
Pacific-Express
Pat Garrett et Billy the kid
La piste de '98 (Clarence Brown)
La piste de Santa Fé
La piste des géants
Le pistolero de la rivière rouge (Richard Thorpe)
La porte du diable
La porte du paradis
Pony express (James Cruze)
La poursuite infernale
Les professionnels
Quarante tueurs
Règlement de comptes à O.K. Corral
La Rivière d'argent
Rivière sans retour
La ruée vers l'ouest
Les sept mercenaires
Le signe de Zorro (1) (1920)
Le signe de Zorro (1940)
Le train sifflera trois fois
Le trésor de la sierra madre
Le trésor du pendu
Une aventure de Buffalo Bill
Une balle signée X
La vallée de la peur
La vallée de la vengeance
La vengeance aux deux visages
Le vent de la plaine
Vera Cruz
Le vol du rapide
Winchester '73


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De Arca1943, le 23 décembre 2009 à 14:07

Je suis loin d'avoir vu tout ça, mais je ferais sauter de cette liste quelques bluettes avec John Wayne comme True Grit ou d'autres qui ont pris un coup de vieux fatal comme Le Gaucher (plombé par la psychanalyse) ou d'autres qui n'ont jamais été de très bons films comme Juge et hors-la-loi pour faire de la place à McCabe & Mrs. Miller, Bad Company, The Culpepper Cattle Co et, bien sûr, Le Grand silence… histoire d'établir un meilleur équilibre entre les mythes et leur nécessaire démystification…


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De vincentp, le 23 décembre 2009 à 17:01
Note du film : 6/6

Brion explique ses choix de façon très cohérente (voir l'introduction de son magnifique ouvrage- parfait pour Noel). Plusieurs titres muets parmi sa liste : ils sont aujourd'hui hélas invisibles.

Brion a raison de lister Convoi de femmes, Le grand passage et Le mariage est pour demain. A mon avis, il aurait pu y faire figurer également Je suis un aventurier. A part les films de Richard Thorpe, j'ai presque tous vus les films parlants de cette sélection, que je trouve très pertinente.

Mais les remarques de Arca sont également très justes : d'autres titres méritent notre considération. J'ajouterais pour ma part Un homme nommé cheval, Bravados, La colline des potences. Alors que Les conquérants me parait être un film mineur de Curtiz : je ne l'aurais pas fait figurer dans cette sélection. Ni d'ailleurs Cent dollars pour un shérif.


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De vincentp, le 24 décembre 2009 à 09:36
Note du film : 6/6

Les deux versions de Zorro : surprenant, effectivement. Plutôt des films d'aventure traditionnels, de type Scaramouche. Ils n'ont pas leur place dans cet ouvrage, à mon sens. Brion doit s'expliquer dans ces colonnes sur ces choix surprenants ! Pas vu l'appel de la forêt de Wellman : mais il semble ressembler à La ruée vers l'or de Chaplin.

Jeremiah Johnson, ou les films d'Arthur Penn (Little big man, Le gaucher) sont plus légitimes dans ce type de sélection.


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De Steve Mcqueen, le 8 avril 2010 à 14:09
Note du film : 6/6

Venant m'ajouter à un fil riche en digressions passionnantes, je me propose ici de dresser un petit panorama subjectif du western italien . Arca corrigera mes inexactitudes et maladresss…

LES PREMISSES

Au début des années soixantes, le western américain classique est moribond : Mann a livré son chant du cygne avec "Man of the West", les "Cheyennes" ont vu Ford tirer ses dernières cartouches pro-indiennes, Peckinpah débarque avec l'automnal "Coups de feu dans la Sierra"… John Wayne s'enferre dans son star-system avec le tâcheron McLaglen ("Les cordes de la potences", "Big Jake"), Hawks s'autoparodie ("Rio Bravo", "El dorado" puis "Rio Lobo), Annonçée dès 54 par "Vera Cruz" (Lancaster anti-héroîque, violence sèche, Cooper sur la pente descendante) puis en soixante par "The magnificent seven", le western spaghetti ne demande quà éclore… De fait, la trilogie des dollars frappe un grand coup en Talie, en Europe puis aux States…

LES REALISATEUR

A côté du demi-dieu Leone, on trouve une pépinière d'artisans doués et intègres : Damiani réalise le révolutionnaire "El Chuncho", Corbucci déçoit avec "navajo joe", se rattrappe avec "Django" et frappe un grand coup avec Le "grand silence" et ses paysages enneigés…Quasimment égal de Leone en plus classique -découpage rigourex, absence de zoom, direction d'acteurs au cordeau, Sollima réussit le triplé Colorado/Dernier face à face/saludos hombre . A côté de ces petits maîtres, Valerii(Le dernier jour de la colère, Mon nom est personne ), Questi (Tire encore si tu peux) et petroni (La mort était au rendez vous), ne déméritent pas, loin de là…

LES ACTEURS

Eastwood impose sa mythologie : mal rasé, cigarillo au bec, poncho relevé sur l'épaule et "clintisme" aux lèvres, il inspire Nero pour Django, d'un étonnant mimétisme ! nero sera La figure du genre de Corbucci à "Jonathe degli Orsi", chant du cygne d'un genre éphémère… Van cleef trouvera une renaissance, arborant son physique aquilin et ses répliques qui tuent pour le meilleur ,"Colorado" comme pour le pire, "sartana"… Certains sont moins bien lôtis : Merli "l'homme à la hache", Spencer "Petit papa Baston", Hill "Sabata" !

LES THEMES

Appat du gain (trilogie des dollars), vengeance (Grand Silence) la "mort était au rendez vous", injustice:" pas de pitié pour les salopards", amour contrarié (Grand silence, il était une fois dans l'ouest), lutte des classes (La révolution), le sadisme (Le Bon)…

LA VIOLENCE

Omniprésente chez Leone- passages à tabac, morts à bout portant-, elle confine au sadisme chez Corbucci (l'oreille coupée puis mangée de Django°) et au délire baroque chez Questi (le magnat au visage recouvert d'or fondu)…Cette violence excessive et brutale ne va pas plaire aux critiques…

LA CRITIQUE

Accueillie avec indifférence aux States, la trilogie des dollars susite mépris et dégoût en Europe :"Eastwood irat-il plus loin que Wayne dans le fascisme?", s'interroge froidement Pierre Murat, "dégoutant, fade et creux !" s'exclame Petit, "à vomir !!!"renchérit Lastertat Que reproche t-on au juste au western italien, rebaptisé spaghetti avec mépris? D'avoir tué la pureté Mannienne, étouffé le lyrisme fordien, massacré l'héritage walshien…En réalité, le western italien est avant tout un hommage iconoclaste aux maîtres hollywoodiens, comme en témoigne le pistolero fatigué de Mon nom est Personne !

L 'HERITAGE Eastwood a mis en scène le Dernier western avec modestie (Unforgiven), Costner est revenu aux sources du classicisme (Dance with wolfes, Open Range), Raimi tire son chapeau à Leone (Mort ou vif)…

Droudrou , Arca, j'attend avec impatience vos compliments et reproches sur ce texte qui m'a pris un peu de temps…


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De droudrou, le 8 avril 2010 à 15:32
Note du film : 6/6

Les westerns spaghetti on en a fait tout un plat de nouilles ! Néanmoins c'était intéressant de te lire et demander aussi l'avis de Vincentp !


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De vincentp, le 8 avril 2010 à 22:29
Note du film : 6/6

On en a déjà discuté. La transition entre le western classique et le western spaghetti s'est faite par l'intermédiaire naturel de cinéastes comme Boetticher (Comanche station, La chevauchée de la vengeance), Monte Hellmann, mai aussi Robert Aldrich (Vera Cruz), et Antony Mann (L'homme de l'ouest), au tournant des années soixante.

Il y a longtemps que le western spaghetti a acquis ses lettres de noblesse. A ce sujet, Le bon, la brute et le truand me semble avoir aujourd'hui une aura plus importante que Il était une fois dans l'ouest alors que c'était clairement l'inverse il y a 30 ans.

A propos toujours du western spaghetti, sa thématique un peu limitée fit que le filon fut vite épuisé (en une dizaine d'années, environ).

Vous avez vu que Eli Wallach a… 95 ans, né le 7 décembre 1915 ! Et il est toujours en activité… 50 ans de carrière. L'acteur le plus âgé du moment ?


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De Gilou40, le 8 avril 2010 à 23:54
Note du film : 5/6

Et il est toujours en activité… 50 ans de carrière.

Pourquoi l'avoir tant critiqué pour sa prestation dans Le cerveau ? Que ne lui a t'on pas reproché ! Il y était si drôle, pourtant…

Pour ce qui est du plus vieil acteur du monde : Johannes Heesters, 105 ans…..et toujours en activité !

Né le 3 décembre 1903, Johannes Heesters débute sur les scènes hollandaises et belges dans des pièces de théâtre et des opérettes. Après une prestation très remarquée à Vienne en 1935, il est engagé par le studio allemand de la UFA, qui cherche désespérément de nouvelles stars pour remplacer les nombreux talents qui ont préféré l'exil au national socialisme (le producteur Erik Charell, les chanteurs d'opérette, souvent d'origine juive, Richard Tauber, Gitta Alpar, Jarmila Novotna… Johannes Heesters (qui a déjà tourné quelques films dans son pays natal) devient une vedette de cinéma grâce à l'adaptation filmée de l'opérette l'étudiant pauvre (1936). Un bon film, bien mis en scène par Georg Jacoby, avec Marika Rökk qui révèle au public sa voix de ténor un peu nasillarde, et son charme débonnaire. Gasparone (1937), autre opérette filmée est également un film très bien ficelé et bien rythmé, qui a plutôt bien vieilli (le talent de metteur en scène de Jacoby y est pour beaucoup).

Après guerre, on retrouve Heesters dans de nombreuses opérettes filmées avec Elfie Mayerhofer, le rossignol viennois, Claude Farell ou surtout Marika Rökk (Princesse Czardas 1951). Un genre qui tend à se moderniser et petit à petit à virer vers la parodie, avec des anachronismes et des versions « swinguées » des vieux airs d'autrefois. En piste Marika (1958), encore avec Marika Rökk, lorgne vraiment du coté d'Hollywood (ballets modernes, rock'n roll). Il aura l'occasion de tourner là-bas dans la version allemande (et ô combien théâtrale) de La lune était bleue d'Otto Preminger (1953)

En 1961, Johannes Heesters joue aux cotés de la chanteuse yéyé Conny Froboess dans Midi Midinette, puis va désormais se tourner essentiellement vers la scène (adaptation allemande de Kiss me Kate ) et la télévision. Les cheveux blancs et les rides lui vont bien et lui confèrent un charme supplémentaire : curieusement, il semble plus avenant à 70 ans qu'à 30. Plus les années passent, plus il est convié en guest-star en tant que phénomène, survivant d'une époque révolue. Toujours en smoking et chapeau claque, il entonne « I'm glad I'm not young anymore » de Gigi dans les shows de Peter Alexander.

En 1992, après le décès de son épouse (une actrice belge), il se remarie avec une femme qui a…50 ans de moins que lui (Ca arrive assez souvent dans le show business : Fred Astaire…). Toujours bon pied bon œil, sieur Heesters continue de jouer sur les planches (ce qui lui vaudra de figurer dans le Guiness des records comme plus vieil acteur encore en activité). Chaque année, il est encore invité à la télé, surtout au moment de son anniversaire, avec beaucoup de respect. Le vieil homme de 105 ans a désormais une allure de Jiminy Crickett avec ses petits yeux malicieux et son costume blanc et sa cane, quand il chante en play-back à la télé. Désormais presqu'aveugle, il souhaite encore vivre une dizaine d'années et a donné l'an dernier un show dans son pays natal où il ne s'était pas produit depuis des décennies. Cet événement a créé bien des remous en Hollande, beaucoup de es compatriotes étant outrés que le chanteur favori d'Hitler puisse ainsi continuer à chanter. L'acteur, peut être sénile, n'a pas craint d'agraver son cas en déclarant lors d'une interview qu'Hitler était très gentil. Curieux personnage.

Bel-ami, Mon mari se marie aujourd'hui, entre autres, sur le site….


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De Steve Mcqueen, le 9 avril 2010 à 11:48
Note du film : 6/6

D'accord avec Vincent…

je péfère "Il était une fois…" mais le "bon…" fait toujours impression , cité dans les discours politiques aux USA dans les années 60-70!


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De vincentp, le 9 avril 2010 à 23:54
Note du film : 6/6

Après une prestation très remarquée à Vienne en 1935, il est engagé par le studio allemand de la UFA, qui cherche désespérément de nouvelles stars pour remplacer les nombreux talents qui ont préféré l'exil au national socialisme (le producteur Erik Charell, les chanteurs d'opérette, souvent d'origine juive, Richard Tauber, Gitta Alpar, Jarmila Novotna… Johannes Heesters (qui a déjà tourné quelques films dans son pays natal) devient une vedette de cinéma grâce à l'adaptation filmée de l'opérette l'étudiant pauvre (1936).

Pas de doute, une guitare et quelques pas de danse complètement kitsch, ça vous conserve un "étudiant pauvre" en bonne santé ! Bons baisers de Bertschesgaden !


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De Steve Mcqueen, le 20 avril 2010 à 18:26
Note du film : 6/6

La longue attente de Strode, Elam et de leur complice dans la gare, horripilé par le bourdonnement tenace d'une mouche obstinée… L'arrivée de Bronson/Harmonica, la tension qui monte, la sueur qui coule, le sang qui éclabousse l'écran… Le mouvement de grue au-dessus de la gare lors de l'arrivée de Claudia Cardinale, qui révèle l'immensité de la ville…la fin des pionniers, la construction du chemin de fer… Fonda/Frank : "Puisque tu as dit mon nom…", à son complice qui se demande si ils doivent tuer le petit irlandais…Fonda qui achève Morton, agonisant près de son train, le nez dans l'eau et la boue… Le duel final, les yeux de chat de Bronson contre le regard voilé de Fonda… La mort de Robards/Cheyenne, une mort pour rien, une mort inutile…Bronson qui s'éloigne lentement à cheval, contraste avec les rails fraîchement posés du "Cheval de Fer", qui gagna irrémédiablement du terrain…

Après la Sonate Virtuose ("The Good, the Bad and the Ugly"), Leone livre ici, sous nos yeux émerveillés, son Requiem pour un Pistolero…Au sommet de son art ( cadrages minutieux, tempo millimétré, musique du Maestro Morricone), il place la barre très haut et s'y accroche fermement. Tempo lent pour un film tendu comme un arc, moments d'anthologie ( le supplice d'Harmonica, encore plus terrible pour lui que pour son frère qui y restera; la scène d'amour entre la sensuelle Cardinale, fleur de cactus égarée dans un monde excessivement viril, et le buriné Fonda : ils sont à la verticale, et se retrouvent allongés à l'horizontale par une brillante pirouette stylistique, ou encore le guet-apens manqué contre Bronson dans l'hotel avec la somptueuse Cardinale, sa blanche épaule dénudée pour un bain à l'érotisme torride) et longues plages comtemplatives…

Maître du "gunfight" chorégraphié ayant inspiré Peckinpah, Woo, Tarantino et consorts, Leone se surpasse ici : atomisé le duel hésitant du premier "Dollars…", enterrée la confrontation finale du second, où Volonte affronte Van Cleef au rythme obsédant d'une comptine enfantine… oublié le "gunfight" à trois dans le cimetierre militaire du "Bon…". Dans "C'era una volta il west" sa mise en scène, ample et majestueuse, organise une confrontation inoubliable : Bronson, statique, observe de ses yeux de chat la lente évolution de Fonda, haute silhouette légèrement voûtée revêtue de noir… regard scrutateur de Bronson contre supériorité (?) de fonda… le félin contre le grand fauve…l'élégance américaine contre Buchinsky l'immigré… la confiance en soi contre la froide vengeance….

Les deux rivaux (d'armes, de coeur peut-être aussi….?) se toisent, se jaugent, s'apprécient, Fonda sûr de la victoire et pressentant une défaîte possible, le doute s'immiscant dans son esprit… Bronson là pour la vengeance, rien que la vengeance… flash-back douloureux sur un Fonda barbu : sourire sardonique aux lèvres, il s'approche face-caméra, mettant la dernière main à son rituel sadique et macabre…retour au présent : Fonda dégaine, Bronson plus rapide fait feu avant lui…la haute silhouette de Frank qui chavire, une auréole pourpre s'épanouissant sur sa poitrine gaînée de noir… Bronson qui s'approche lentement, réfugié dans son mutisme, qui lui tend l'harmonica, réminiscence du passé…Sublime.

Mis en confiance par ses succès précédents, nanti d'un budjet confortable, appuyé par le brillant Bertolucci au scénario, le Maestro du western italien, l'esthète du "gunfight" millimétré, le roi du Colt et de la Winchester nous propose une abstraction superbe. Désirant recruter Wallach/Van Cleef/Eastwood pour le trio inaugural, blessé par le refus de l''"Homme Sans Nom" – déni de celui qui aura fait sa gloire ? – il réalise le film choral par excellence, débarrassé des connotation actuelles, prétention, manichéisme, lourdeur.

Dans l'oeuvre leonienne, la femme était jusqu'alors cantonnée au rôle de putain au grand coeur, ou de soeur violée qui se suicide pour échapper au supplice… "C'era una volta il west" est une ode à la femme, ici la sublime Claudia Cardinale, prostituée croyant échapper à sa condition par le mariage et tombant sur un macchabée….attirée par Bronson, forçée de se compromettre avec Fonda…sursautant à l'écoute du coup de feu final, craignant que Bronson n'en fasse les frais, redoutant que Fonda en soit l'auteur….abandonnée par Harmonica l'homme qu'elle aime, réciproquement, qui sait ?

Mais ce western où les regards tuent autant que les balles est aussi un écrin formidable pour le talent de ses interprètes masculins, nîché jusqu'alors dans des productions mainstream pas toujours dignes de leur talent…. Fonda d'abord, qui arrive sur le plateau barbu, avec des lentilles sombres, Leone lui ayant demandé de jouer un méchant… quelques coups de ciseaux et un regard bleu-glaçier plus tard, Fonda est enfin conforme à la vision de son réalisateur mégalo : froid et impitoyable avec les hommes, séducteur et galant avec les femmes. Bronson, star aux States puis en Europe et en France via "Adieu l'ami" avec la Star Delon, presqu'aussi féline que lui, et le "Passager de la nuit" avec la chatte Jobert ( on y revient….) sera mis en orbite par Leone qui le réclamait à corps et à cris depuis longtemps, avant d'aller se perdre dans des séries Z de vigilante-movies. cardinale continuera sa prestigieuse carrière, tournant avec Young et Verneuil, Jason Robards trouvera le rôle de sa vie avec "La ballade de Cable Hogue" de Sam "bloody" Peckinpah"…..

Reste la question de la "trahison" de Leone, terme apposé pour qualifier le western italien, "spaghetti" étant un terme particulièrement inadapté, voire xénophobe. J'y verrais plus précisément un hommage iconoclaste aux Ford, Walsh et autres Mann… Le tueur à gages, le shériff bon et honnête, la fille de joie sont des "topoî" du western hollywoodien classique, réinterprétés et refondus dans le moule leonien et participant à sa mythologie…

Le film sera diversement apprécié, selon les pays et la sensibilité des rédacteurs : fraîchement accueilli aux States, qui lui reprochent son tempo lent zébré de brusques éclairs sanguinolents ( tout ce qui fait le prix du film…) et préfèrent la pureté de Mann, le lyrisme fordien et l'authenticité walshienne. En France, où le film sort en version intégrale 15 ans après sa réalisation , l'accueil est délirant : le film devient un classiques instantané, squattant les grandes salles et les cinés de quartier pendant de longs mois, voire plusieurs années…!

"So long, Sergio …"


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